Graines de Souris - Le blog de Sue-Ricette

lundi 15 novembre 2021

Des oiseaux sur la branche

des-oiseaux-sur-la-branche- Fabrice est désespérément amoureux d'Isabelle. C'est un adolescent bercé par des lectures romantiques. Sa quête d'un amour absolu est-elle vouée à l'échec ?

Roman en partie autobiographique, cette histoire mêle amour, humour et drame social. -

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Mon avis :

Je tiens à remercier Brice Milan, l'auteur de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.

Revivre ses jeunes années au fil des pages... Se souvenir, se rappeler l'insouciance d'autrefois, la jeunesse envolée, les rêves brisés, les illusions perdues. Se raccrocher au présent, à la réalité, tout en contemplant ce qui fut le nous d'hier. Se replonger dans le passé, observer son existence et se dire que le meilleur, malgré tout, reste à venir.

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  • Un saut dans le temps

Au détour d'une centaine de pages, Brice Milan nous emmène dans les méandres de son adolescence. Période compliquée s'il en est, la vie de tout un chacun se construit pourtant différemment d'une personne à l'autre, et d'aucuns diront que leurs jeunes années ne subirent pas le moindre accroc et filèrent à la vitesse de l'éclair dans un enthousiasme notoire ! C'est là la magie de l'être humain et de son existence : le monde n'est ni mauvais ni bon, ni tout noir ou tout blanc. Rien n'est jamais facile, mais le quotidien, aussi lourd puisse-t-il être à supporter parfois pour certain(e)s, peut se voir allégé de bien des façons...

L'auteur s'applique ainsi à nous embarquer aux côtés du jeune homme timide mais rebelle qu'il était alors, timoré mais imprévisible, sensible mais volontaire. Les incessantes interrogations existentielles inévitablement liées à l'adolescence font partie de ses journées rythmées par les cours au lycée, les amitiés, les découvertes, une famille atypique et les premiers émois amoureux... Fasciné par Isabelle, une fille de son établissement, le jeune Fabrice en perd presque la raison et ne voue ses journées qu'à sa rébellion intérieure et à l'étendard rouge passion brandi fièrement par son coeur envoûté, mais maladroit.

Car oui, la puberté est une période difficile, émotionnellement parlant, et certain(e)s vont mieux la vivre que d'autres. Les changements bouleversent notre perception des choses, notre corps, notre façon d'être, nos sentiments... C'est un chamboulement à nul autre pareil que l'auteur va, de son côté, vivre comme une deuxième naissance. Pour lui, son adolescence est synonyme d'apprentissages, de remises en question, de compréhension, d'objectifs à atteindre, de questionnements parfois nombreux et interminables... C'est une sorte de renouveau interne, tant sur le plan intellectuel, que spirituel ou encore sentimental. Brice Milan va ainsi aller à la rencontre de son moi du passé, il va presque dialoguer avec lui, lui souffler les bons mots, les bonnes réactions, lui donner l'impulsion nécessaire, la force, la motivation, le courage d'affronter ses peurs et d'aller au devant de ses sentiments les plus profonds.

C'est un voyage dans le temps, une rencontre spatiale et temporelle pleine d'émotion qui, à sa manière, nous permet de grandir, de mûrir, de poser sur notre propre existence, passée ou présente, un regard neuf, plus averti et réfléchi. L'auteur nous offre la possibilité de confronter notre point de vue actuel à celui de notre jeunesse, à ce que nous étions hier, pour pouvoir faire le point avec nous-mêmes, par rapport à ce que nous sommes devenu(e)s aujourd'hui. Avons-nous suivi nos rêves ? Nos attentes d'autrefois sont-elles comblées ? Sommes-nous heureux ? Autant de questions qui, lorsque nous regardons en arrière, nous apparaissent de manière limpide ou un peu floue...

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  • La force de l'écrit

Face à ses innombrables tourments de jeune homme, Brice Milan cherche un exutoire, une passion alternative à son amour fou pour la belle Isabelle. Il trouve donc refuge dans la poésie, la contemplation lyrique, la plainte romantique, la mélancolie rêveuse, le charme doux, sensuel, mais toujours passionnel et puissant, rocambolesque même. S'adonnant corps et âme à l'écriture, il se perd en rimes, strophes, alexandrins et autres caractéristiques poétiques... Sa fébrilité décuple son coup de foudre pour sa camarade de classe, saisit à bras le corps son irréductible désir, embrase ses sens et enveloppe son coeur d'une aura tout à la fois tendre et sauvage. Il brûle de déclarer sa flamme, bouillonne de l'intérieur d'embrasser celle qui lui fait déraisonnablement tourner la tête ! Y parviendra-t-il ? Ou bien, au contraire, va-t-il chuter du haut de ses nuages cotonneux dans lesquels il se perdait, se noyait, s'abrutissait d'un amour peut-être voué à ne jamais exister ? Qui sait...

À travers ce roman, l'on retrouve ainsi la plume vivante et visuelle de Brice Milan, son style interrogatif et plaisantin, taquin, coquin parfois. Des oiseaux sur la branche se lit l'esprit léger, laissant naître aux coins des lèvres des petits sourires mutins à la lecture des bêtises de l'auteur, de ses bévues d'adolescent étourdi, de ses frasques aussi étonnantes qu'improbables...

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En résumé, Des oiseaux sur la branche est une très bonne lecture pour moi ! C'est drôle, c'est frais et plaisant, intelligent et bien construit. Une petite lecture à lire pour découvrir les tribulations d'un jeune homme éperdu d'amour, de rêves grandioses, épris de liberté, de sensations fortes, en quête de bonheur, d'un idéal insaisissable, peut-être fantasmagorique, mais toujours à la poursuite d'un moi intérieur profond et véritable...

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Détails sur ce livre :

Des oiseaux sur la branche, autoédité en ebook

Auteur : Brice Milan

Nombre de pages : 136 pages (au format numérique)

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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.

Sue-Ricette

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lundi 8 novembre 2021

2040 : Coquelicots et bleuets

2040-coquelicots-bleuets- Entre la Bretagne et la Réunion, Mahavel cherche les traces de son histoire familiale...
Au cœur de la société française de 2040, Mahavel, une jeune femme de 20 ans, fait une rencontre qui risque de définitivement bouleverser sa vie. Jour après jour, elle est amenée à se questionner sur son passé, son présent et son avenir, mais aussi à voyager entre sa région natale, la Bretagne, et sa terre d’origine, l’île de la Réunion. À travers un cadre spatio-temporel à la fois historique et futuriste, Mahavel nous emmène à la découverte de son histoire familiale.

Des nouvelles technologies à la santé, en passant par l’éducation et l’alimentation, Mahavel fait un bond dans le temps qui nous fait réfléchir et prendre conscience des enjeux majeurs actuels. -

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Mon avis :

Je tiens à remercier Colline Hoarau, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.

Que sera notre monde dans vingt ans ? À quoi ressemblera-t-il ? La société telle que nous la connaissons sera-t-elle la même demain ? Les enjeux majeurs de notre présent seront-ils finalement endigués dans le futur, ou bien seront-ils, au contraire, encore pire ? Colline Hoarau se propose de répondre à ces questionnements à travers une courte histoire d'anticipation et de réflexion, où le voyage entre ses deux terres de coeur, la Bretagne et La Réunion, invente et réinvente l'Histoire humaine...

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  • Et si...

Choisirions-nous de vivre dans un monde presque entièrement remodelé et basé sur la prédominance technologique ? Accepterions-nous d'être identifiés, suivis en temps et en heure, où que nous allions ? Que notre mode de vie, notre santé, nos besoins, nos interdits et tant d'autres choses, soient connus de tous, analysés, scannés, conservés et que nos préférences orientent, guident et dictent notre vie de tous les jours ? Une éducation presque totalement numérique, et ce, dès le plus jeune âge ; un conditionnement mental et physique adapté à chacun(e) en fonction de ses capacités, une surveillance accrue et optimale du développement intellectuel, de la croissance et de nombreux autres facteurs... Limitation des contacts humains, tracking, restrictions sanitaires, omnipotence des machines, sont autant de détails qui émaillent la vie en 2040. L'auteure présente ainsi un monde refait, quelque peu désabusé, mais qui a su se relever et faire face aux différents enjeux planétaires de notre époque actuelle. Qu'ils soient d'ordre social, sociétal, politique, environnemental, éducationnel, médical ou autre, les sujets abordés par Colline Hoarau sont nombreux, variés et traités avec sérieux et créativité.

Comment, en effet, se figurer la France de 2040 alors que nous voilà tout juste à l'aube des années 2020 ? C'est un pari risqué, et ce roman ose se frotter à l'inconnu, il ose imaginer, émettre, supposer, inventer, créer... Si la plupart des éléments mis en place rendent le tout très concret, presque palpable, il en est qui demeurent assez introductifs, peu exploités en profondeur. Là où la romancière s'applique à donner vie à son univers futuriste, à le rendre aussi réel que possible, narrant au lecteur l'histoire d'une France en perdition entre 2020 et 2040, vingt années de combats, de révoltes, de rébellions, de manifestations, de cris d'alarme, ses personnages principaux, Mahavel et Ferdinand, restent plutôt en retrait. Bien que l'on découvre d'où ils viennent et qui ils sont, certains passages les concernant semblent bâclés, presque écrits sans s'appesantir sur les faits transmis par l'intrigue. Je pense notamment à la fin de ce livre qui, sans vous spoiler quoi que ce soit, aurait mérité, à mon sens, de se voir prolongée, mieux expliquée pour que celui ou celle qui se plonge dans cette histoire n'en ressorte pas avec une saveur douce-amère en bouche...

Il en découle des émotions mitigées, un ressenti en demi-teinte, une impression de manque, de rapidité indéniable au bout des quelques cent cinquante pages que comporte l'ouvrage. L'on se retrouve ainsi légèrement frustré(e)s, notre curiosité n'est pas satisfaite, il y a comme un trou béant, comme une crevasse au coeur même de l'intrigue. Colline Hoarau nous présente les faits, et j'ai par moments regretté ce sentiment tenace et inflexible d'être confrontée à un essai ou un documentaire, plus qu'à un roman de fiction qui, pourtant, se veut réaliste. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, une sorte de barrière invisible m'empêchait de réellement les apprécier. Mahavel m'a par exemple fait un peu tiquer : elle est au coeur de l'histoire, mais semble totalement transparente, insipide, sans personnalité déterminée. J'ai trouvé cela dommage, car 2040 : Coquelicots et bleuets possède un véritable potentiel en tant que roman d'anticipation et de réflexion... Mais à mon sens, son côté futuriste empiète trop sur ses qualités humaines qui, malheureusement, transparaissent trop peu au fil des pages.

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  • Savoir apprivoiser sa lecture

Malgré tout, 2040 : Coquelicots et bleuets est un livre qui vaut le détour pour sa vision des choses quelque peu hors norme, son sens aigu de la créativité, sa revalorisation historique, son côté initiatique et spirituel, ses démarches engagées et nombreuses, ses idées... Le concept imaginé par l'auteure est très intéressant, et même si j'ai passé un bon moment de lecture, au cours de laquelle j'ai découvert notre potentiel avenir, j'aurais apprécié une ligne directrice qui soit moins sérieuse, plus sentimentale, moins documentaire et plus lyrique, davantage porteuse d'émotions, pour donner vie à une histoire aussi constructive que vibrante, aussi rationnelle que fascinante ! J'en serais, je pense, ressortie bien plus grandie, bien plus touchée par le destin de Mahavel, par ses racines, ses origines, son passé...

Mais ce ne fut pas le cas et c'est pour moi le point noir de cette lecture. Tout va trop vite, tout est présenté et rédigé tel un exposé aux allures complexes, et l'auteure ne laisse pas le temps au récit de se développer, de mûrir, d'emmagasiner le flux de ses protagonistes pour ne pas seulement les faire interagir, mais aussi, et surtout, qu'ils vivent, qu'ils respirent, qu'ils apprennent, qu'ils dégagent une once d'humanité, pour ne pas uniquement se contenter de déballer des anecdotes historiques, familiales, géographiques, etc. C'est là mon seul regret, car à mes yeux, cela dénature les messages bienveillants délivrés par ce roman.

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En résumé, 2040 : Coquelicots et bleuets est une bonne lecture, mais sans plus. J'aurais aimé pouvoir dire que j'ai été happée par le récit de la première à la dernière page, mais tout transparaissait de manière trop rigoureuse, quasi robotique. Le style est assez incisif par moments, laissant peu de place, je trouve, au rêve et à l'évasion... Dommage, car oui, les idées ne manquent pas, elles sont là et ne demandent qu'à être retravaillées pour conférer à l'histoire son potentiel véritable.

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Détails sur ce livre :

2040 : Coquelicots et bleuets, publié aux éditions NomBre7

Auteure : Colline Hoarau

Nombre de pages : 164 pages

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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.

Sue-Ricette

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lundi 1 novembre 2021

Dolce Vita & nouveaux départs - Tome 1

dolce-vita-1- Roxane, Caroline, Johanna et Lucie s’étaient promis de partir en vacances ensemble une dernière fois avant de débuter leur carrière professionnelle. C’est ainsi qu’en ce mois de juillet 2019, elles débarquent à Venise, sans se douter un instant que les rencontres qu’elles vont y faire changeront à jamais leur vision des choses. Et peut-être même leur vie entière…

De Venise à Étretat, en passant par Rome, Évry et Aix-en-Provence, plongez dans cette saga estivale et laissez-vous surprendre par la magie des rencontres inattendues et le caractère déroutant des premiers émois. -

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Mon avis :

Je tiens à remercier Ninon Amey, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.

L'hiver est à nos portes, c'est un fait ! Et pour oublier la grisaille ambiante, rien de mieux qu'une jolie romance estivale pour s'évader, rêver, voyager, tomber amoureuse... Ninon Amey nous entraîne cette fois-ci dans une aventure haute en couleurs, faite de joies, de drames, de quiproquos, de fous rires, de doutes, de larmes aussi... Mais toujours dans un esprit convivial et chaleureux, comme elle seule en a le secret !

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  • Voyage, voyage...

Embarquement immédiat pour un road trip littéraire ! S'envoler pour l'Italie, voguer sur les eaux vénitiennes, se perdre en plein coeur des rues romaines, puis rouler sur les autoroutes françaises, s'arrêter à Aix-en-Provence, remonter vers Évry, Étretat... Ninon Amey nous prend par la main et nous emmène aux côtés de quatre amies aussi attachantes qu'originales. On y découvre ainsi Roxane, Lucie, Johanna et Caroline, quatre jeunes femmes opposées par leurs caractères respectifs, mais liées par des liens indéfectibles, unies dans l'adversité, complices, solidaires, compréhensives les unes des autres.

L'auteure fait le choix de ne pas se placer d'un seul point de vue pour traiter son histoire. Ainsi, les différents chapitres se suivent mais s'approprient la vision de chacune des quatre héroïnes. Autre surprise également, la construction de l'histoire se scinde en plusieurs parties dédiées aux personnages masculins du roman. Ce premier tome se veut donc polyphonique et accorde à chaque protagoniste une place importante au sein de l'intrigue. Car au fil des pages, tout s'imbrique, et le récit, qui de prime abord, à la lecture du résumé, peut sembler linéaire et sans saveur particulière, se développe et se complexifie. Les lecteurs et lectrices que nous sommes apprivoisent le roman autant que celui-ci s'adapte à eux, et Ninon Amey crée une ambiance où le merveilleux côtoie sans peine le tragique. Les destins de tous les personnages se frôlent, se croisent, s'entrechoquent parfois, vont et viennent, s'arrêtent au détour d'une rencontre, se bouleversent et s'unissent finalement.

Dolce Vita & nouveaux départs, c'est un peu le roman d'une vie, car chacun(e) d'entre nous est susceptible de se reconnaître, de se (re)trouver à travers les lignes qui s'enchaînent, les chapitres qui se succèdent, les personnages qui évoluent, murissent et nous apportent un avis neuf, plus posé, sur des expériences que nous avons peut-être connues au cours de notre existence, qui nous ont marqués, nous ont impactés d'une certaine manière. Ninon Amey amène une réflexion, un cheminement spirituel et intellectuel, elle pose les bases d'une route qui, au-delà d'une simple escapade littéraire, suscite chez son public des émotions vives, intenses, qui happe son lectorat et ne le laisse, une fois la dernière page tournée, que pour mieux le retrouver ensuite dans le tome 2 paru en octobre (mais que je n'ai pas encore lu, pour le moment).

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  • Ninon Amey : auteure phare de l'autoédition

Que vous aimiez vous plonger de temps à autre dans un roman indépendant, autoédité, ou que vous soyiez un consommateur régulier d'auteur(e)s ne se rattachant à aucune maison d'édition, vous trouverez, j'en suis certaine, chez Ninon Amey, votre dose de bonheur livresque ! Sous couvert de romances tendres et magiques, elle s'attache cependant à traiter de sujets profonds, variés, sérieux et qui parfois peuvent nous toucher au quotidien. Dans Dolce Vita & nouveaux départs, il est par exemple question d'hypersensibilité, de violences conjugales, de situations sociales précaires, de deuils, de relations amoureuses arrangées, de sexisme et de féminisme... Les thématiques ne manquent pas et font honneur à la prose de l'auteure, autant que celle-ci met en lumière de manière concise et ludique ces points importants qui, malheureusement, sont trop peu, à mon sens, soulevés dans la littérature.

Ce premier opus est une lecture doudou, sans hésitation aucune, mais je dirais qu'il apporte, comme tant d'autres ouvrages de Ninon Amey, une dimension nouvelle à la romance. Oui, les codes romantiques sont, pour les plus terre-à-terre, vus et revus, les clichés et autres stéréotypes du genre pullulent si l'on est pointilleux, voire même carrément tatillons, sur la chose ! Mais finalement, qu'importe. Car la sensation de liberté, les frissons qui remontent le long de l'échine, les sourires timides qui naissent aux coins des lèvres, les yeux emplis d'étoiles et de rêves... C'est cela, la magie d'une belle romance qui, bien que suivant les codes, s'affranchit des règles de la vie réelle et brise la monotonie des routines sans fin.

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En résumé, Dolce Vita & nouveaux départs est un énorme coup de ♥ pour moi ! Comme toujours, je ne saurais trop vous recommander de découvrir Ninon Amey et ses écrits, dont vous pouvez d'ailleurs retrouver les différentes chroniques juste ICI. Il est des livres qui vous transportent, qui vous magnifient, qui laissent en vous une empreinte indélébile... Ce roman en fait assurément partie, alors n'hésitez plus !

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Détails sur ce livre :

Dolce Vita & nouveaux départs - Tome 1, autoédité en ebook (existe aussi au format papier)

Auteur : Ninon Amey

Nombre de pages : 500 pages (au format numérique)

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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.

Sue-Ricette

coup de coeur

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dimanche 24 octobre 2021

Fosse Commune

fosse-commune- Un policier enquête pendant la période tragique de la Commune de Paris, à la recherche d'un tueur aux méthodes sanguinaires. Sa traque, qui le mènera vers le cimetière du Père-Lachaise, lui permettra-t-elle de retrouver la paix intérieure ? -

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Mon avis :

Je tiens à remercier Brice Milan, l'auteur de cette nouvelle, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son texte.

Pour passer un bon moment, quoi de mieux qu'un bon livre ? Et pour cela, rien de tel que de renouer avec les valeurs sûres de la littérature autoéditée ! Bien que court, Fosse Commune est un texte prenant et tout simplement happant, dérangeant dans sa conception, mais bougrement intelligent et riche.

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  • À feu et à sang...

Brice Milan frappe fort. Pour cette nouvelle, il mise cette fois sur un contexte historique sombre, tragique, décadent, violent, un cadre anarchique où règnent la dépravation, la misère, la faim et tant d'autres maux humains. Prenant place à Paris, l'intrigue sanglante imaginée par l'auteur n'est pas sans rappeler la véritable Histoire, celle avec un grand H. Jack l'Éventreur serait-il passé par-là ? Aurait-il effectué un détour macabre au cours de ses nombreuses tueries nocturnes outre-Manche ? Qui sait... Seul le romancier a la réponse, lui seul détient les clés, le secret profond et infâme de cette fosse commune où tout le monde, innocents et coupables, victimes et meurtriers, se retrouve mêlé à la sordide affaire nimbée de mystère et créée de toutes pièces par ses soins.

Et quitte à parler de pièces, autant rentrer dans le jeu du puzzle machiavélique et diablement bien construit de l'enquête menée par Ernest Lombard. Qui donc se cache derrière ces actes ignobles, ces délits sans nom ? Jamais aucun témoin, le tueur opère la nuit, seul, dans l'ombre des rues et ruelles sales et malodorantes d'un Paris ravagé par l'une des plus importantes communes insurrectionnelles de l'histoire de France, durant le printemps 1871. L'auteur joue avec nos doutes, nos peurs, nos hypothèses et autres déductions émises au cours de la lecture de cette nouvelle. Qui peut bien être cet assassin ? Nos nerfs sont parfois mis à rude épreuve, mais le mystère reste entier jusqu'aux toutes dernières pages, révélant ainsi l'identité du tueur et ses morbides motivations...

Mais quels autres détails et secrets renferme Fosse Commune ? Au détour de certaines lignes, les lecteurs et lectrices que nous sommes seront amené(e)s à (re)découvrir avec un oeil nouveau des personnages parfois célèbres de notre patrimoine culturel à cette époque. "Mais qui donc ?", me direz-vous. Pour cela, il n'est rien de plus facile que de se plonger dans la lecture de ce petit texte aussi frissonnant que tripant ! Laissez-vous happer par l'ambiance pesante, malsaine, voire même parfaitement malaisante, qui s'en dégage. Car c'est, je trouve, ce côté perturbant qui donne son cachet et son authenticité à l'histoire, qui la rend pourtant si vivante, alors que la mort frôle chaque page de son doigt glacé...

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En résumé, je n'ai pas grand-chose d'autre à ajouter sur Fosse Commune, si ce n'est qu'il faut indéniablement lire cette nouvelle si vous êtes friand(e)s de thrillers historiques, qu'ils soient courts ou longs ! Si pour moi ce n'est pas un coup de ♥, cela reste malgré tout une très bonne lecture qui, autant qu'elle s'accroche à la réalité, s'invente des rêves cauchemardesques où le danger rôde à chaque instant, où l'esprit ne trouve pas le moindre répit, où le sang afflue dans nos veines, décuple les pulsations de notre coeur, déchaîne son rythme et précipite ses coups dans nos tempes. Une nouvelle haletante qui saura vous prendre aux tripes ! Littéralement ;-) Avis aux amateurs du genre, jetez-vous dessus sans tarder !

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Détails sur ce livre :

Fosse Commune, autoédité en ebook

Auteur : Brice Milan

Nombre de pages : 12 pages (au format numérique)

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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.

Sue-Ricette

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dimanche 10 octobre 2021

Arena 13 - Tome 1

arena-13- Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait ce qu’est devenu le monde. Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l’Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort... Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen... Son ambition ? Combattre dans l’Arène 13 et défier Hob qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur l’infâme créature qui a détruit sa famille, devrait-il y laisser la vie... -

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Mon avis :

Si vous me suivez depuis mes débuts sur la blogosphère (bientôt cinq ans !), vous n'êtes pas sans savoir que Joseph Delaney fait partie de mes auteurs coups de coeur. En effet, s'il est bien connu pour sa saga L'Épouvanteur, dont vous pouvez retrouver mes différentes chroniques juste ICI, je ne l'attendais pas sur le terrain dystopique. Après lecture de ce premier tome issu d'une trilogie, je dois dire que la surprise fut au rendez-vous et que, comme toujours avec Joseph Delaney, je ne suis jamais déçue.

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  • Un autre univers

Si L'Épouvanteur plaçait son histoire et ses personnages dans un univers fantasy où sorcières, gobelins et autres forces démoniaques pullulent, Arena 13 propose un environnement tout autre au lecteur : une cité futuriste dans un monde en déliquescence où l'humanité survit, balayée entre la misère et la peur. La mort est aux portes de Gindeen, représentée par la menace froide, l'ombre pesante de Hob, un être malfaisant répondant au nom de djinn. S'ils ne s'apparentent en rien aux créatures mythologiques orientales, ce sont en revanche des machines programmées par l'homme pour obéir, suivre des ordres précis, combattre, faire la guerre... Leur intelligence cependant trop développée leur a permis de s'affranchir du joug humain et de semer le chaos sur Terre, décimant les populations et confinant les derniers survivants dans une cité aux allures de bourbier, où les combats de gladiateurs tels qu'ils existaient dans l'Antiquité sont monnaie courante et représentent en quelque sorte le coeur de vie de Gindeen pour bien des habitants.

Joseph Delaney puise donc directement son inspiration dans la Grèce et la Rome antiques, combinées à des données actuelles, voire même parfois anticipatrices. Les programmes d'encodage, le langage informatique corporisé pour inscrire les consignes de combat dans la mémoire des lacres (intelligences artificielles conçues pour les combats d'arène), les enchaînements chorégraphiques au coeur même de l'arène, la maîtrise du gladius ou du tri-gladius... Tout s'imbrique parfaitement et donne ainsi naissance à une structure littéraire, un schéma narratif aux antipodes de L'Épouvanteur. Le cadre dystopique à mi-chemin entre progrès technologique et retour à un mode de vie quasi-primitif, presque sauvage et barbare, pose les bases d'un univers élargi qui, à sa manière, crée un parallèle, un lien aussi terrible qu'indéfectible entre passé, présent et futur.

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  • Entre l'un et l'autre...

Bien qu'Arena 13 offre à Joseph Delaney la possibilité d'imaginer une nouvelle histoire, de nouvelles frontières, de nouveaux codes, l'auteur aime à reprendre des éléments "fondateurs" de sa saga la plus connue, j'ai nommé L'Épouvanteur. Et tant qu'à parler de similitudes entre les deux romans, autant se concentrer sur la principale, à savoir les personnages. Leif et Tom présentent en effet plus d'une ressemblance, leurs caractères respectifs sont très similaires et mettent en avant une fatalité inévitable qui s'abat sur eux. Héros malgré eux, ils représentent le seul avenir de l'humanité. Dotés de capacités mystérieuses, ils défient les lois, bravent le danger, brisent les règles et osent prendre des initiatives qui, à plus d'une reprise, pourraient leur coûter la vie. Il en va de même pour Alice et Kwin, aussi têtues, fières et intrépides l'une que l'autre, sans oublier leur tempérament plutôt solitaire, parfois ombrageux, mais toujours avenant.

Par ailleurs, l'auteur conserve un style d'écriture jeunesse, qui s'adresse tant à un public novice qu'à un lectorat plus avisé. Petits et grands peuvent donc y trouver leur compte sans problème, les uns découvrant une intrigue passionnante, frissonnante, rude par moments, alternant entre moments de réflexion et d'action, les autres se plongeant dans une dystopie originale, aux accents évocateurs d'un passé lointain, comme enfoui en nous, un questionnement interne qui nous amène à reconsidérer nos avancées pour mieux les appréhender, à tirer des leçons du passé pour mieux comprendre et vivre notre avenir...

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En résumé, Arena 13, s'il n'est pas un coup de coeur pour moi, reste néanmoins une très bonne découverte ! N'étant pas en possession du tome 2, je vais devoir patienter avant de poursuivre ma route aux côtés de Leif et Kwin dans leur combat acharné contre Hob. Quoi qu'il en soit, ce premier tome vaut le coup d'oeil et plaira, j'en suis certaine, aux fans de Joseph Delaney et de L'Épouvanteur.

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Détails sur ce livre :

Arena 13 - Tome 1, publié aux éditions Bayard Jeunesse

Auteur : Joseph Delaney

Nombre de pages : 379 pages

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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.

Sue-Ricette

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