Couverture Le chef de rang désenchanté- Employé consciencieux, Jason Martel aspire depuis longtemps à évoluer professionnellement au sein de son entreprise. Mais malgré ses efforts constants, aucune opportunité à l’horizon. Tout est gelé, pour tout le monde. Jusqu’au jour où son chef de service finit par lui annoncer que des évolutions auront lieu… et qu’il n’en bénéficiera pas. Jason le prend mal. Très mal. C’est le début d’une longue descente aux enfers, faite de confrontations permanentes avec sa hiérarchie, d’affrontements incessants où la tension atteint son paroxysme. Désenchantement, désillusion, humiliation, déception… Jason va tout connaître. Et se faire miner par sa haine envers ses responsables. En sortira-t-il indemne ? -

**********

Mon avis : 

Je tiens à remercier James Barbier, l'auteur de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.

Le chef de rang désenchanté est une de mes plus récentes lectures, mais pas une des meilleures... Je me suis ennuyée en lisant ce roman, j'ai trouvé que beaucoup de choses n'allaient pas ou n'étaient pas à leur place et en refermant le livre, c'est une déception !

Je vous propose donc de découvrir plus en détails pourquoi je n'ai pas aimé Le chef de rang désenchanté, de James Barbier :)

**********

  • L'objet livre en lui même...

Premier point négatif de ma lecture : le livre. Dit de cette façon, cela peut paraître un peu abstrait, mais l'objet livre tel qu'il a été conçu ne m'a pas convaincue. Pourquoi ? Je trouve que le titre et le résumé dévoilent une grande partie de l'intrigue, ce qui ne laisse pas beaucoup de possibilités au lecteur d'essayer de deviner la fin et cela est plutôt dommage...

**********

  • L'histoire ou comment démarrer sur de bonnes bases et partir à la dérive

Le chef de rang désenchanté part d'une bonne idée : montrer l'envers du décor du monde de travail et de l'entreprise. Cependant, ce sujet n'a pas su, à mon sens, être correctement abordé et traité par James Barbier. Tout au long du roman, nous allons suivre le personnage de Jason, qui s'applique à être un bon employé au sein de l'hôtel dans lequel il travaille. Apprenant que des promotions vont bientôt avoir lieu, mais qu'il en sera exclu, Jason se laisse peu à peu envahir par la haine, la colère, la méchanceté et la folie !

Personnellement, je peux comprendre que l'on soit affecté par le fait d'apprendre que l'on ne sera pas promu, mais de là à broyer du noir en permanence et à sombrer dans la paranoïa... je trouve cela exagéré ! Toutefois, j'ai pensé que ce comportement pouvait se révéler tout à fait normal si Jason était instable mentalement, et à ce moment-là, toutes ses réactions sont parfaitement justifiées ; mais si Jason est en réalité une personne ordinaire, un Monsieur Tout-le-monde, pourquoi ressasser nuit et jour cette promotion qui lui est certes passée sous le nez, mais à laquelle il ne pourra apparemment jamais accéder ?

C'est un point qui reste plutôt obscur à mes yeux, et pour lequel de gros doutes subsistent... Néanmoins, je pense malgré tout que l'attitude du héros du roman de James Barbier est totalement disproportionnée face à la situation !

**********

  • Entre expressions malheureuses, répétitions incessantes et une fin en queue de poisson...

Autre point négatif, la présence de jeux de mots et d'expressions qui sonnent plutôt faux et qui ne m'ont pas convaincue. De plus, de la première à la dernière page, l'auteur répète inlassablement les mêmes choses, il tourne en rond aussi bien à propos des personnages que de l'intrigue en elle-même : aucun de ces deux points n'évolue, on stagne, on suit simplement le quotidien difficile de Jason, celui de sa hiérarchie et de ses collègues, et pour moi, cela ne permet pas de faire une critique constructive et acerbe de la "société" !

Comme je le disais plus haut, c'est dommage, car l'idée de base de l'auteur était intéressante. Mais le roman tel qu'il est écrit forme un texte incohérent, rempli de noirceur, de questions auxquelles James Barbier apporte peu de réponses, l'ambiance de l'hôtel où travaille Jason qui est malsaine, sans oublier la fin qui ne rattrape pas les erreurs commises tout au long du roman...

J'ai là aussi été déçue, je trouve en effet que la fin proposée au lecteur n'en est pas une. Je ne songeais pas à une fin explosive, mais à une chute qui aurait permis au héros d'exercer une veangeance à la hauteur de son ressentiment à l'encontre de son lieu de travail !

**********

En résumé, Le chef de rang désenchanté est pour moi une lecture décevante ! J'aurais voulu pouvoir m'attacher au personnage de Jason, j'aurais aimé pouvoir compatir avec lui, mais je l'ai trouvé odieux et complètement illogique dans sa manière de raisonner. Avec ce roman, l'auteur a voulu nous faire découvrir les dessous de la société, mais son histoire ne peut être totalement aboutie, car le lecteur doit se contenter de l'hôtel Prinsoria et non d'un autre exemple, qui aurait pu se révéler tout aussi désastreux pour le héros et nous montrer à quel point le monde du travail est difficile ! 

C'est le tout dernier point négatif de ma lecture, un point qui aurait mérité d'être développé, d'être approfondi, afin de nous permettre de savoir si le point de vue Jason est général ou réducteur, de savoir s'il aurait vécu la même expérience dans une autre entreprise ou si cela aurait été différent, et ainsi de ne pas nous laisser dans le flou...

**********

Détails sur ce livre :

Le chef de rang désenchanté, publié aux éditions Vérone

Auteur : James Barbier

Nombre de pages : 234 pages (au format ebook)

**********

Je vous dis à très bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.

Sue-Ricette

challenge

Challenge Lire des romans en 2018 ! -  17/50 livres lus