mercredi 4 juillet 2018

Le chef de rang désenchanté

Couverture Le chef de rang désenchanté- Employé consciencieux, Jason Martel aspire depuis longtemps à évoluer professionnellement au sein de son entreprise. Mais malgré ses efforts constants, aucune opportunité à l’horizon. Tout est gelé, pour tout le monde. Jusqu’au jour où son chef de service finit par lui annoncer que des évolutions auront lieu… et qu’il n’en bénéficiera pas. Jason le prend mal. Très mal. C’est le début d’une longue descente aux enfers, faite de confrontations permanentes avec sa hiérarchie, d’affrontements incessants où la tension atteint son paroxysme. Désenchantement, désillusion, humiliation, déception… Jason va tout connaître. Et se faire miner par sa haine envers ses responsables. En sortira-t-il indemne ? -

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Mon avis : 

Je tiens à remercier James Barbier, l'auteur de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.

Le chef de rang désenchanté est une de mes plus récentes lectures, mais pas une des meilleures... Je me suis ennuyée en lisant ce roman, j'ai trouvé que beaucoup de choses n'allaient pas ou n'étaient pas à leur place et en refermant le livre, c'est une déception !

Je vous propose donc de découvrir plus en détails pourquoi je n'ai pas aimé Le chef de rang désenchanté, de James Barbier :)

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  • L'objet livre en lui même...

Premier point négatif de ma lecture : le livre. Dit de cette façon, cela peut paraître un peu abstrait, mais l'objet livre tel qu'il a été conçu ne m'a pas convaincue. Pourquoi ? Je trouve que le titre et le résumé dévoilent une grande partie de l'intrigue, ce qui ne laisse pas beaucoup de possibilités au lecteur d'essayer de deviner la fin et cela est plutôt dommage...

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  • L'histoire ou comment démarrer sur de bonnes bases et partir à la dérive

Le chef de rang désenchanté part d'une bonne idée : montrer l'envers du décor du monde de travail et de l'entreprise. Cependant, ce sujet n'a pas su, à mon sens, être correctement abordé et traité par James Barbier. Tout au long du roman, nous allons suivre le personnage de Jason, qui s'applique à être un bon employé au sein de l'hôtel dans lequel il travaille. Apprenant que des promotions vont bientôt avoir lieu, mais qu'il en sera exclu, Jason se laisse peu à peu envahir par la haine, la colère, la méchanceté et la folie !

Personnellement, je peux comprendre que l'on soit affecté par le fait d'apprendre que l'on ne sera pas promu, mais de là à broyer du noir en permanence et à sombrer dans la paranoïa... je trouve cela exagéré ! Toutefois, j'ai pensé que ce comportement pouvait se révéler tout à fait normal si Jason était instable mentalement, et à ce moment-là, toutes ses réactions sont parfaitement justifiées ; mais si Jason est en réalité une personne ordinaire, un Monsieur Tout-le-monde, pourquoi ressasser nuit et jour cette promotion qui lui est certes passée sous le nez, mais à laquelle il ne pourra apparemment jamais accéder ?

C'est un point qui reste plutôt obscur à mes yeux, et pour lequel de gros doutes subsistent... Néanmoins, je pense malgré tout que l'attitude du héros du roman de James Barbier est totalement disproportionnée face à la situation !

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  • Entre expressions malheureuses, répétitions incessantes et une fin en queue de poisson...

Autre point négatif, la présence de jeux de mots et d'expressions qui sonnent plutôt faux et qui ne m'ont pas convaincue. De plus, de la première à la dernière page, l'auteur répète inlassablement les mêmes choses, il tourne en rond aussi bien à propos des personnages que de l'intrigue en elle-même : aucun de ces deux points n'évolue, on stagne, on suit simplement le quotidien difficile de Jason, celui de sa hiérarchie et de ses collègues, et pour moi, cela ne permet pas de faire une critique constructive et acerbe de la "société" !

Comme je le disais plus haut, c'est dommage, car l'idée de base de l'auteur était intéressante. Mais le roman tel qu'il est écrit forme un texte incohérent, rempli de noirceur, de questions auxquelles James Barbier apporte peu de réponses, l'ambiance de l'hôtel où travaille Jason qui est malsaine, sans oublier la fin qui ne rattrape pas les erreurs commises tout au long du roman...

J'ai là aussi été déçue, je trouve en effet que la fin proposée au lecteur n'en est pas une. Je ne songeais pas à une fin explosive, mais à une chute qui aurait permis au héros d'exercer une veangeance à la hauteur de son ressentiment à l'encontre de son lieu de travail !

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En résumé, Le chef de rang désenchanté est pour moi une lecture décevante ! J'aurais voulu pouvoir m'attacher au personnage de Jason, j'aurais aimé pouvoir compatir avec lui, mais je l'ai trouvé odieux et complètement illogique dans sa manière de raisonner. Avec ce roman, l'auteur a voulu nous faire découvrir les dessous de la société, mais son histoire ne peut être totalement aboutie, car le lecteur doit se contenter de l'hôtel Prinsoria et non d'un autre exemple, qui aurait pu se révéler tout aussi désastreux pour le héros et nous montrer à quel point le monde du travail est difficile ! 

C'est le tout dernier point négatif de ma lecture, un point qui aurait mérité d'être développé, d'être approfondi, afin de nous permettre de savoir si le point de vue Jason est général ou réducteur, de savoir s'il aurait vécu la même expérience dans une autre entreprise ou si cela aurait été différent, et ainsi de ne pas nous laisser dans le flou...

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Détails sur ce livre :

Le chef de rang désenchanté, publié aux éditions Vérone

Auteur : James Barbier

Nombre de pages : 234 pages (au format ebook)

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Je vous dis à très bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.

Sue-Ricette

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Challenge Lire des romans en 2018 ! -  17/50 livres lus 

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mercredi 10 janvier 2018

Peur primale et autres récits

peur-primale-et-autres-récits- Venez et entrez dans l’univers macabre de Lancelot. Frissonnez avec la statuette maudite, menez l’enquête avec l’inspecteur Maurel ou osez braver l’interdit en pénétrant le grenier avec Timmy. Il y a aussi la foire, où des choses étranges et inquiétantes se déroulent. Peu importe l’endroit, vous n’échapperez pas aux monstres tapis dans l’ombre de ma plume ! -

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Mon avis :

Je tiens à remercier Lancelot Cannissié, l'auteur de ce recueil de nouvelles, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.

Lancelot Cannissié est un jeune auteur de 30 ans très sympathique, qui a accepté que je lise son livre. J'ai lu Peur primale et autres récits dans le cadre du Cold Winter Challenge, et je dois dire que j'ai passé un très bon moment à frissonner au travers d'une dizaine de nouvelles !

En trois points, je vous propose de découvrir cet ouvrage ! :)

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  • Une imagination débordante !

Lancelot Cannissié a beaucoup d'imagination, et cela se ressent à travers les histoires qu'il nous propose dans Peur primale et autres récits. Écrire des nouvelles n'est pas une chose facile, car la chute doit être inattendue, surprenante par rapport à l'intrigue principale.

L'idée de l'auteur de faire frissonner son lecteur est un pari réussi, on se retrouve propulsés dans des histoires glauques, effrayantes et sanglantes par moments. L'horreur n'est jamais poussée à l'extrême, mais suffisamment pour susciter à la fois l'intérêt et la peur chez le lecteur ! Lancelot Cannissié sait jouer avec les émotions, il arrive à créer des nouvelles fantastiques et effrayantes tout en dosant l'effet de peur et en distillant des indices par-ci, par-là...

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  • Une narration intéressante, des idées à approfondir...

Si j'ai trouvé les idées de l'auteur intéressantes, j'aurais aimé qu'elles soient plus détaillées, plus approfondies. Deux histoires mettent en scène des créatures imaginaires tout droit sorties des contes et légendes, une autre raconte comment un petit groupe d'amis se retrouve confronté à la malédiction d'une statuette aztèque, etc...

Le travail de recherche et de documentation est bien présent, cependant je ne l'ai pas trouvé assez fouillé. Lancelot Cannissié aborde des sujets tels que le folklore, la culture d'autres pays, mais aussi les rêves, leur signification... Il en parle avec intérêt, le lecteur est rapidement intéressé à son tour, mais les paragraphes dédiés à cette "mythologie" sont relativement courts.

Le lecteur n'a donc pas vraiment le temps d'apprendre à connaître et à apprivoiser cet univers fantasmagorique, et c'est dommage. Bien sûr, ce n'est pas le but premier de ce recueil de nouvelles, mais une chose n'empêche pas l'autre : j'ai eu peur, j'ai frissonné avec les personnages, mais je ne me suis pas senti totalement complice de leurs recherches pour comprendre ce qui leur arrive !

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  • Attention aux fautes d'orthographe et de ponctuation, et à la mise en page !

Peur primale et autres récits est un recueil de nouvelles auto-édité. Lancelot Cannissié a créé son livre de A à Z, c'est un travail incroyable ! Cependant, il faut faire attention à bien se relire, pour éviter les coquilles et les fautes de ponctuation, et vérifier la mise en page du texte.

Une bonne compréhension de l'histoire nécessite une ponctuation rigoureuse : une virgule en trop ou en moins, et une seule phrase peut prendre plusieurs significations ! La mise en page est un autre point à ne pas négliger, être attentif à ne pas accoler deux phrases, à bien respecter l'espacement, à aérer son texte pour une lecture dynamique et efficace.

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En résumé, Peur primale et autres récits est un bon recueil de nouvelles ! On y retrouve une ambiance lourde et pesante, des histoires à se raconter le soir d'Halloween ou à lire tout simplement si l'on aime se faire peur. Lancelot Cannissié a beaucoup d'imagination, ses idées sont originales et bien ordonnées, mais j'aurais apprécié qu'il y ait quelques pages de plus à chaque histoire pour approfondir les thèmes abordés :)

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Détails sur ce livre :

Peur primale et autres récits, auto-édité au format papier et en eBook sur Amazon

Auteur : Lancelot Cannissié

Nombre de pages : 140 pages (au format papier)

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Je vous dis à très bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.

Sue-Ricette

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Lu pour le Cold Winter Challenge, dans la catégorie Flocons magiques

Posté par Sue-Ricette à 08:30 - Commentaires [22] - Permalien [#]
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mardi 1 août 2017

Natasha Ettori - Tome 1

natasha-ettori,-tome-1--la-princesse-de-l-air-820299- Je m'appelle Natasha Ettori et mon année de terminale n'était pas vraiment palpitante. Enfin, jusqu'à ce que je me retrouve sur une autre planète. Un conseil : si vous voyez un tourbillon aux multiples couleurs flotter devant vous, n'y rentrez pas, surtout le soir d'Halloween. Vous pourriez vous retrouver sur Andromyss, la capitale futuriste d'une galaxie où la magie est la base de toute technologie. Mon objectif est simple : rentrer chez moi saine et sauve. De toute façon, je n'ai jamais été ambitieuse. Mais quand j'apprends que le souverain de Carmine, une planète branchée gothique et romantisme noir, veut ma mort et que mon entourage pourrait bien ne pas être si digne de confiance que je ne l'avais imaginé, la tâche se complique. -

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Mon avis :

Je tiens à remercier Manon Caudron, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.

Natasha Ettori est une jeune fille de 17 ans, vivant à Paris, et dont la dernière année de lycée n'est pas plus excitante que ça. Le soir d'Halloween, un étrange tourbillon lumineux apparaît et Natasha pénètre à l'intérieur. Elle se retouve alors propulsée sur Andromyss, une planète dont elle ignorait l'existence...

Natasha rencontre Tarix, un extra-terrestre dont la ressemblance avec les humains est frappante. Très vite, elle se rend compte que les habitants de la Terre ne sont pas bien vus sur Andromyss, et préfère rester discrète sur ses origines. Son but est de rentrer chez elle par tous les moyens !

Mais Natasha commence à se plaire sur Andromyss, où elle fait aussi la connaissance de Darko et Rix, de Conrad, de Camilla... et où l'atmosphère gothique lui correspond tellement. La jeune fille ne sait plus où elle en est, jusqu'à ce qu'elle découvre ses véritables origines...

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L'idée de base de ce roman m'a bien plu, avec un mélange de Fantasy et de science fiction. J'ai trouvé que certains éléments n'étaient pas assez développés, et que d'autres n'avaient pas trop d'utilité pour faire avancer l'histoire... mais au final, Natasha Ettori est plutôt une bonne lecture.

Je vais commencer par les points négatifs que j'ai pu relever. Le roman de Manon Caudron se veut accessible aux jeunes, et il l'est. Peut-être trop, à mon sens. Le style d'écriture de cette jeune auteure est direct : des tournures modernes et un langage parfois relâché... Je trouve que cette manière de parler est un peu trop présente tout au long de l'histoire, cela en devient vulgaire et ridicule.

La narration est assez simple, avec des phrases courtes et des mots choisis pour être compris du plus grand nombre. C'est dommage, j'aurais aimé une narration un peu plus approfondie, plus recherchée... Natasha est une jeune fille courageuse, optimiste, gentille et réfléchie par moments. Mais ces passages de réflexion sont brefs, et vite remplacés par des pensées "adolescentes".

L'intrigue est bien menée, mais la fin m'a semblé bâclée. Tout s'enchaîne trop rapidement. Natasha échafaude un plan pour renverser le souverain de Carmine, mais sa stratégie a l'air fragile et pourrait facilement être retournée contre elle... Même si l'auteure a réussi à écrire un Happy End, le soulèvement des dernières pages est pour moi travaillé sur la forme mais pas sur le fond.

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Passons aux point positifs ! L'histoire est prenante du début à la fin, on ne s'ennuie pas. Il y a beaucoup de rebondissements, avec de l'action, du suspens, une pointe de romance... La plume de Manon Caudron demande encore à s'aguerrir, même si elle manie déjà assez bien le rythme de son roman et sait réveler des choses importantes tout en ménageant son lecteur.

Je ne me suis pas vraiment attachée au personnage de Natasha, bien qu'elle ait certaines qualités. Peut-être à cause de son manque de maturité dans ses monologues intérieurs, ou dans certaines décisions qu'elle prend... Natasha est une adolescente de 17 ans, elle a parfois des réactions impulsives et incompréhensibles. Malgré cela, c'est un personnage intéressant. Natasha Ettori est un roman riche en descriptions, avec une palette de couleurs étoffée. L'univers est complexe, il réunit la magie et la technologie.

En résumé, j'ai passé un bon moment avec ce livre. Ce n'est pas un coup de coeur, car les défauts que j'ai pu trouver sont à corriger : l'intrigue demande à être plus fouillée et mieux structurée, ainsi que la psychologie des personnages ; le vocabulaire employé devrait se diversifier davantage et comporter moins de vulgarités.

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Détails sur ce livre :

Natasha Ettori - Tome 1, auto-édité au format papier et en eBook sur Amazon

Auteur : Manon Caudron

Nombre de pages : 132 pages (au format numérique)

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Je vous dis à très bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.

Sue-Ricette

Posté par Sue-Ricette à 15:21 - Commentaires [17] - Permalien [#]
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