- Venez et entrez dans l’univers macabre de Lancelot. Frissonnez avec la statuette maudite, menez l’enquête avec l’inspecteur Maurel ou osez braver l’interdit en pénétrant le grenier avec Timmy. Il y a aussi la foire, où des choses étranges et inquiétantes se déroulent. Peu importe l’endroit, vous n’échapperez pas aux monstres tapis dans l’ombre de ma plume ! -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Lancelot Cannissié, l'auteur de ce recueil de nouvelles, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Lancelot Cannissiéest un jeune auteur de 30 ans très sympathique, qui a accepté que je lise son livre. J'ai luPeur primale et autres récitsdans le cadre duCold Winter Challenge, et je dois dire que j'ai passé un très bon moment à frissonner au travers d'une dizaine de nouvelles !
En trois points, je vous propose de découvrir cet ouvrage ! :)
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Une imagination débordante !
Lancelot Cannissiéa beaucoup d'imagination, et cela se ressent à travers les histoires qu'il nous propose dansPeur primale et autres récits. Écrire des nouvelles n'est pas une chose facile, carla chute doit être inattendue, surprenante par rapport à l'intrigue principale.
L'idée de l'auteur de faire frissonner son lecteur est un pari réussi, on se retrouve propulsés dans des histoires glauques, effrayantes et sanglantes par moments.L'horreur n'est jamais poussée à l'extrême, mais suffisamment pour susciter à la fois l'intérêt et la peur chez le lecteur !LancelotCannissiésait jouer avec les émotions, il arrive à créer des nouvelles fantastiques et effrayantes tout en dosant l'effet de peur et en distillant des indices par-ci, par-là...
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Une narration intéressante, des idées à approfondir...
Si j'ai trouvé les idées de l'auteur intéressantes, j'aurais aimé qu'elles soient plus détaillées, plus approfondies.Deux histoires mettent en scènedes créatures imaginaires tout droit sorties des contes et légendes, une autre raconte comment un petit groupe d'amis se retrouve confronté à la malédiction d'une statuette aztèque, etc...
Le travail de recherche et de documentation est bien présent, cependant je ne l'ai pas trouvé assez fouillé.Lancelot Cannissiéaborde des sujets tels que le folklore, la culture d'autres pays, mais aussi les rêves, leur signification...Il en parle avec intérêt, le lecteur est rapidement intéressé à son tour, mais les paragraphes dédiés à cette "mythologie" sont relativement courts.
Le lecteur n'a donc pas vraiment le temps d'apprendre à connaître et à apprivoiser cet univers fantasmagorique, et c'est dommage. Bien sûr, ce n'est pas le but premier de ce recueil de nouvelles, maisune chose n'empêche pas l'autre : j'ai eu peur, j'ai frissonné avec les personnages, mais je ne me suis pas senti totalement complice de leurs recherches pour comprendre ce qui leur arrive !
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Attention aux fautes d'orthographe et de ponctuation, et à la mise en page !
Peur primale et autres récitsest un recueil de nouvelles auto-édité.Lancelot Cannissiéa créé son livre de A à Z, c'est un travail incroyable ! Cependant,il faut faire attention à bien se relire, pour éviter les coquilles et les fautes de ponctuation, et vérifier la mise en page du texte.
Une bonne compréhension de l'histoire nécessite une ponctuation rigoureuse : une virgule en trop ou en moins, et une seule phrase peut prendre plusieurs significations ! La mise en page est un autre point à ne pas négliger, être attentif à ne pas accoler deux phrases, à bien respecter l'espacement, à aérer son texte pour une lecture dynamique et efficace.
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En résumé,Peur primale et autres récitsest un bon recueil de nouvelles ! On y retrouve une ambiance lourde et pesante, des histoires à se raconter le soir d'Halloween ou à lire tout simplement si l'on aime se faire peur.Lancelot Cannissiéa beaucoup d'imagination,ses idées sont originales et bien ordonnées, mais j'aurais apprécié qu'il y ait quelques pages de plus à chaque histoire pourapprofondir les thèmes abordés:)
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Détails sur ce livre :
Peurprimale et autres récits, auto-édité au format papier et en eBooksur Amazon
Auteur :Lancelot Cannissié
Nombre de pages :140 pages(au format papier)
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Je vous dis à très bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
Sue-Ricette
Lu pour leCold Winter Challenge, dans la catégorieFlocons magiques
- Jacob Portman, 16 ans, se souvient qu'il adorait écouter les histoires de son grand-père étant plus jeune. La Seconde Guerre Mondiale, l'orphelinat au Pays de Galles, Miss Peregrine Faucon, les enfants particuliers... Jusqu'au jour où son grand-père l'appelle, paniqué. Jake vient le voir au plus vite et le découvre blessé à mort. Le jeune garçon entr'aperçoit le visage effrayant d'une créature présente sur les lieux, et pour comprendre les dernières paroles de Abe, son grand-père, il va partir à la recherche des enfants particuliers... -
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Je dédie cette chronique à Loulou et à mes ami(e)s Livraddictien(ne)s, avec lesquels j'ai lu le premier tome de Miss Peregrine et les enfants particuliers :) Merci à toutes et à tous, c'était vraiment chouette !
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Mon avis :
J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune sur Livraddict, et j'ai beaucoup aimé ma lecture. Nous sommes sur un roman fantasy/fantastique, avec une intrigue originale et prenante ! Miss Peregrine et les enfants particuliers est une très bonne histoire, seuls deux éléments ont fait baisser ma note.
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Jacob : entre héros et personne lambda
Je vais commencer par un des deux points négatifs de ma lecture, à savoir le personnage principal : Jacob. Pour moi, il n'est ni héros, ni Monsieur-tout-le-monde. Sa vie bascule du jour au lendemain, son grand-père meurt dans d'étranges conditions et il doit comprendre ce qui s'est passé.
Je suis d'accord avec l'auteur au premier abord : en allant au Pays de Galles, on ne s'attend pas vraiment à découvrir des enfants particuliers doués de capacités extraordinaires, ni à faire des voyages dans le temps ! Mais j'ai trouvé Jacob trop terre à terre pendant une bonne partie de l'histoire.
Il se croit en plein rêve jusqu'à la moitié du roman environ. Il y a un mieux à partir de là, mais on retombe rapidement dans l'état d'esprit de ce garçon qui n'arrive toujours pas à y croire. Sans vous spoiler quoi que ce soit, vers la fin du livre, Jacob a découvert beaucoup de choses sur le passé de son grand-père. Il est comme lui, mais se refuse à cette idée : lui veut vivre une vie normale.
C'est une facette de ce personnage que j'ai trouvée agaçante. Découvrir une chose à laquelle on ne s'attendait pas du tout suscite toujours l'étonnement et le doute. Mais une fois que l'on a tous les éléments en main, que la vérité s'est imposée à nous, comment peut-on encore rejeter ce que l'on a devant les yeux ?
De plus, Jacob est un personnage assez plat. Avec lui, je n'ai pas ressenti autant d'émotions que le roman de Ransom Riggs voulait en faire passer. À certains moments, il m'a fait penser à Clary dans The Mortal Instruments : plus observateur, que héros. Je trouve qu'il faut savoir doser le niveau d'action dans un roman. Trop de rebondissements, et tout va trop vite. Pas assez, la lecture n'avance pas et le rythme est lent.
Dans Miss Peregrine et les enfants particuliers, le rythme est bien jaugé. L'auteur a réussi à me prendre au jeu de son histoire, tout en ménageant les révélations inattendues ! Pourtant, le personnage de Jacob est parfois trop plat vis-à-vis de certaines situations : il ne réagit pas, ou alors assez tardivement, ou encore pas comme il aurait fallu...
Si mon amie Plouf (je te fais plein de bisous si tu passes par ici ♥) était là, elle dirait : "C'est un personnage intéressant, parce qu'il ne passe pas d'une personne comme toi et moi au héros invincible, qui sait déjà comment se battre et qui a une mentalité à toute épreuve !". Et je suis d'accord, Jacob a au moins ça pour lui qu'il reste humain malgré tout, avec ses peurs, ses doutes, ses points forts et ses points faibles...
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La fin du roman : pas une chute en soi...
Rassurez-vous, je ne vais pas vous dévoiler les dernières pages de Miss Peregrine et les enfants particuliers ! Je tenais simplement à éclaircir ce point, qui me semble un peu bâclé par l'auteur. Alors oui, les toutes dernières lignes nous laissent présager un très bon second tome, mais j'ai eu l'impression d'un cheveu sur la soupe. J'aurais aimé avoir une fin plus étoffée, avec une phrase clôturant ce premier tome. Je pense que l'auteur aurait pu la travailler davantage : faire planer le doute du lecteur sur le tome 2, mais ne pas laisser le tome 1 en suspens. En bref, je suis un peu restée sur ma faim !
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L'intrigue et les personnages
On passe aux points positifs de cette lecture, avec tout d'abord l'intrigue. Ransom Riggs nous propose un roman au titre assez accrocheur et à l'intrigue pour le moins originale ! Miss Peregrine et les enfants particuliers est ce genre de livres que j'apprécie énormément, avec des thèmes inhabituels et/ou peu exploités d'ordinaire dans la littérature fantasy/fantastique.
Avec le livre de Ransom Riggs, nous restons dans notre monde. Seuls les décors, les lieux et le temps changent. La traversée du temps est le thème que j'ai préféré dans cette histoire ! C'est vraiment bien imaginé, à aucun moment l'auteur ne s'emmêle dans ses explications de boucles, de futur et de passé... Bref, j'ai adoré !
Je vous ai parlé plus haut de Jacob, mais les enfants particuliers sont de loin les personnages que je préfère dans ce roman. Millard, le garçon invisible, est drôle, sensible et ce serait super sympa d'avoir un ami comme lui ; Bronwyn, c'est un peu le garçon manqué de la bande : sous sa force surhumaine, se cache une petite fille au grand coeur ; il y aussi Claire, Hugh, Fiona, les Jumeaux, Olive, Enoch et Emma, que j'ai su apprécier à mesure que l'histoire avançait.
J'ai beaucoup aimé aussi le fait que des photos soient incluses sur certaines pages, cela donnait un côté vrai et authentique au roman. Elle représentent pour la plupart les enfants particuliers, mais aussi des lieux, des souvenirs... J'ai trouvé très agréable d'avoir un support pour mieux imaginer l'univers de ce livre.
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En bref, j'ai passé un très bon moment de lecture ! Si vous êtes amateur de fantasy et/ou de littérature fantastique, je vous recommande chaudement Miss Peregrine et les enfants particuliers. Et si vous n'aimez pas particulièrement ces genres littéraires, je vous le conseille également. Mis à part Jacob, qui est parfois énervant et un peu décevant, l'histoire est top !
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Détails sur ce livre :
Miss Peregrine et les enfants particuliers - Tome 1, publié aux éditions Le Livre de Poche Jeunesse
Auteur : Ransom Riggs
Nombre de pages : 436 pages
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
Sue-Ricette
Lu pour le Pumpkin Autumn Challenge, dans la catégorie Creepy, Spooky, Halloween
- Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie "simple et tranquille" de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire? L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers "assommoirs" - un accident de travail, l'alcool, les "autres", la faim - ont finalement raison d'elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L'Assommoir, cette "passion de Gervaise", cet étonnant chef-d'oeuvre, avec des yeux neufs. -
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Mon avis :
Après un long moment d'absence, me voilà de retour par ici pour vous parler de L'Assommoir, un des romans-clé de la série des Rougon-Macquart, fresque familiale historique et, par bien des aspects, épique, comme seul Émile Zola sait produire de tels chefs d'oeuvre. Mon amour pour cette saga ne vous est pas inconnu et je ne saurais dire combien j'ai apprécié la lecture de cet épisode ô combien puissant de réalisme et fort d'un défaitisme aussi notoire, évident, que barbare.
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Le roman du Paris populaire
Tour à tour plaidoyer puis blâme, L'Assommoir se veut le porte-parole d'une décadence populaire globale, reflet indirect de la politique de l'époque et miroir sans précédent des illusions perdues, des ambitions arrachées, volées, noyées sous la misère et les envies dévorantes, qui rongent les coeurs et plient les âmes les plus malléables à leur volonté morbide. Gervaise Macquart représente cette déchéance lente et douloureuse, où l'inaccessibilité du bonheur pousse les esprits combattifs à se complaire dans leurs petits excès de folie qui, pourtant, retombent bien vite et se montrent sous un jour nouveau, plus sombre et cruel. Émile Zola décrit dans ce roman le système financier et politique qui utilise à son avantage la population pour mieux s'enrichir et conduire un peu plus chaque jour hommes et femmes à s'abrutir dans leur travail, à se perdre dans leurs rêves, à emprunter la voie que le gouvernement a choisie pour eux.
Le destin de ces pauvres gens est donc tout tracé. Profitant de la naïveté et des songes grandioses des petits provinciaux, Paris avale et anéantit tous les espoirs. Gervaise, par sa simplicité, ne voit pas le mal ; elle s'abandonne aux délices, aux opportunités mensongères que sème la vie sur sa route. Aveuglée par sa montée en société, passant de modeste lingère à patronne émérite, elle ne se doute pas un seul instant de la chute inévitable qui l'attend. Sa descente aux enfers, bien que triste, retrace le quotidien par trop réel des campagnards venus à la capitale avec le fol espoir de se sortir de leur misère, de leur chagrin. Paris les accueille alors avec la promesse de meilleurs lendemains, d'une vie plus accomodante, d'une réussite qui les rendra heureux. Mais l'argent, la boisson, la perversité et les travers humains en tout genre ont tôt fait de réduire à néant ces douces envies. La sueur, le sang, les larmes... Rien de tout cela ne suffit à calmer l'appétit vorace du plus haut lieu de France. Le manque d'éducation et la pauvreté accentuent sans tarder la chute de tout un chacun, laissant aux bourgeois et aux aristocrates une toute-puissance indubitable, tandis que le petit peuple se retrouve à la merci de la corruption, de l'injustice, jusqu'à les conduire aux portes de la folie.
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Gervaise ou la fatalité écrasante
Métaphore humaine d'une société pourrie de l'intérieur, Gervaise, sous la plume de Zola, arbore les traits d'une femme modeste, influençable, sensible et donc manipulable à bien des égards. Elle est le portrait typique de la population de l'époque, sans le sou et ignorante, fébrile d'une vie nouvelle, pleine d'attentes. C'est sa simplicité qui la rend tout aussi attachante que détestable, car son personnage subit sans réagir, se fait spectateur conscient et volontaire de sa propre chute. Ses rêves commerçants lui montent à la tête, la détournent de la réalité. La pauvreté, la crasse et la cruauté se font ses voisines quotidiennes sans que, pourtant, Gervaise n'y accorde une importance particulière. Comme si, au fond d'elle, elle se savait condamnée à un avenir des plus incertains et qu'elle avait décidé de ne rien tenter pour, peut-être, l'éviter. Son statut de dirigeante d'entreprise en impose quelque peu, mais sera-t-il pérenne ? La situation d'ouvrier de son mari est-elle vouée elle aussi à perdurer dans la bonhommie, la sincérité et le don de soi ? Rien de moins que ces questions, et bien d'autres, que l'auteur amène d'un ton qui se veut tout aussi tranchant et impartial, que compréhensif et humain. Tout autant qu'il semble accabler Gervaise de par son passé, sa famille, sa personne, il la défend et l'honore d'un autre côté.
Gervaise est une femme parmi tant d'autres, noyée dans la masse mais qui se démarque pourtant. Le destin pèse de tout son poids et, menaçant, s'amoncelle tels d'imposants nuages au-dessus de sa tête et de celle de ses proches. Aussi bien actrice que spectatrice, elle observe et n'agit pas. Est-ce par manque de discernement ? Ou bien la fatalité a-t-elle raison de sa volonté dès le début ? L'on pourrait alors comparer cela à un serpent dont la tête, superbement ignorée, n'a pas été coupée au bon moment. Ainsi, mordue au plus profond de son coeur, Gervaise ne s'aperçoit même pas que le venin se distille lentement, progressivement, dans ses veines amoindries, comme exsangues de tout désir de vivre. Émile Zola pose alors cette question qui, en quelque sorte, est le fil rouge conducteur des Rougon-Macquart : peut-on échapper à notre hérédité, à ce qui fait de nous ce que nous sommes ? Victime de la société, Gervaise se laisse également aller sans l'ombre d'un doute aux plus vils traits de caractère de sa famille. Sa généalogie la rattrape, la malmène, la pourchasse silencieusement et étouffe pleinement celle qu'elle est.
Avec cette interrogation en tête, la lecture de L'Assommoir demeure comme une réelle étape, un passage nécessaire bien que sombre. Il est un pilier dans l'accomplissement de l'oeuvre de Zola, car il restranscrit avec justesse la pensée naturaliste, il invite l'homme, l'être humain, à se positionner au plus près de lui-même pour tenter de se comprendre, de se cerner dans sa complexe globalité. Zola développe avec finesse et mordant ce qu'il avait déjà initié précédemment, continuant sur sa lancée sociale, à mi-chemin entre un optimisme authentique, presque légitime, comme s'il voulait encore croire en l'humanité, et un pessimisme des plus affolants, criant de vérité, sur les moeurs de son temps, les pratiques politiques et sociétales mises en place par un gouvernement nécrosé, détruit en son sein. Des usages qui, malheureusement, résonnent encore de nos jours et produisent un écho troublant en nous.
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En résumé, L'Assommoir n'est rien de moins qu'un coup de coeur ! Tout comme les précédents volumes, il décrit à sa manière un point vital, névralgique, central, des existences passées et des systèmes révolus. Émile Zola m'impressionne et me fascine toujours autant, de par sa dextérité, sa franchise, ses analyses pertinentes. Quitte à me répéter, autant le faire pour conclure cette chronique et vous dire à quel point Les Rougon-Macquart est une série littéraire, un classique qui mérite d'être lu, relu et transmis dans son entièreté.
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Détails sur ce livre :
L'Assommoir, publié aux éditions Le Livre de Poche
Auteur : Émile Zola
Nombre de pages : 576 pages
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Fabrice est désespérément amoureux d'Isabelle. C'est un adolescent bercé par des lectures romantiques. Sa quête d'un amour absolu est-elle vouée à l'échec ?
Roman en partie autobiographique, cette histoire mêle amour, humour et drame social. -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Brice Milan, l'auteur de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Revivre ses jeunes années au fil des pages... Se souvenir, se rappeler l'insouciance d'autrefois, la jeunesse envolée, les rêves brisés, les illusions perdues. Se raccrocher au présent, à la réalité, tout en contemplant ce qui fut le nous d'hier. Se replonger dans le passé, observer son existence et se dire que le meilleur, malgré tout, reste à venir.
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Un saut dans le temps
Au détour d'une centaine de pages, Brice Milan nous emmène dans les méandres de son adolescence. Période compliquée s'il en est, la vie de tout un chacun se construit pourtant différemment d'une personne à l'autre, et d'aucuns diront que leurs jeunes années ne subirent pas le moindre accroc et filèrent à la vitesse de l'éclair dans un enthousiasme notoire ! C'est là la magie de l'être humain et de son existence : le monde n'est ni mauvais ni bon, ni tout noir ou tout blanc. Rien n'est jamais facile, mais le quotidien, aussi lourd puisse-t-il être à supporter parfois pour certain(e)s, peut se voir allégé de bien des façons...
L'auteur s'applique ainsi à nous embarquer aux côtés du jeune homme timide mais rebelle qu'il était alors, timoré mais imprévisible, sensible mais volontaire. Les incessantes interrogations existentielles inévitablement liées à l'adolescence font partie de ses journées rythmées par les cours au lycée, les amitiés, les découvertes, une famille atypique et les premiers émois amoureux... Fasciné par Isabelle, une fille de son établissement, le jeune Fabrice en perd presque la raison et ne voue ses journées qu'à sa rébellion intérieure et à l'étendard rouge passion brandi fièrement par son coeur envoûté, mais maladroit.
Car oui, la puberté est une période difficile, émotionnellement parlant, et certain(e)s vont mieux la vivre que d'autres. Les changements bouleversent notre perception des choses, notre corps, notre façon d'être, nos sentiments... C'est un chamboulement à nul autre pareil que l'auteur va, de son côté, vivre comme une deuxième naissance. Pour lui, son adolescence est synonyme d'apprentissages, de remises en question, de compréhension, d'objectifs à atteindre, de questionnements parfois nombreux et interminables... C'est une sorte de renouveau interne, tant sur le plan intellectuel, que spirituel ou encore sentimental. Brice Milan va ainsi aller à la rencontre de son moi du passé, il va presque dialoguer avec lui, lui souffler les bons mots, les bonnes réactions, lui donner l'impulsion nécessaire, la force, la motivation, le courage d'affronter ses peurs et d'aller au devant de ses sentiments les plus profonds.
C'est un voyage dans le temps, une rencontre spatiale et temporelle pleine d'émotion qui, à sa manière, nous permet de grandir, de mûrir, de poser sur notre propre existence, passée ou présente, un regard neuf, plus averti et réfléchi. L'auteur nous offre la possibilité de confronter notre point de vue actuel à celui de notre jeunesse, à ce que nous étions hier, pour pouvoir faire le point avec nous-mêmes, par rapport à ce que nous sommes devenu(e)s aujourd'hui. Avons-nous suivi nos rêves ? Nos attentes d'autrefois sont-elles comblées ? Sommes-nous heureux ? Autant de questions qui, lorsque nous regardons en arrière, nous apparaissent de manière limpide ou un peu floue...
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La force de l'écrit
Face à ses innombrables tourments de jeune homme, Brice Milan cherche un exutoire, une passion alternative à son amour fou pour la belle Isabelle. Il trouve donc refuge dans la poésie, la contemplation lyrique, la plainte romantique, la mélancolie rêveuse, le charme doux, sensuel, mais toujours passionnel et puissant, rocambolesque même. S'adonnant corps et âme à l'écriture, il se perd en rimes, strophes, alexandrins et autres caractéristiques poétiques... Sa fébrilité décuple son coup de foudre pour sa camarade de classe, saisit à bras le corps son irréductible désir, embrase ses sens et enveloppe son coeur d'une aura tout à la fois tendre et sauvage. Il brûle de déclarer sa flamme, bouillonne de l'intérieur d'embrasser celle qui lui fait déraisonnablement tourner la tête ! Y parviendra-t-il ? Ou bien, au contraire, va-t-il chuter du haut de ses nuages cotonneux dans lesquels il se perdait, se noyait, s'abrutissait d'un amour peut-être voué à ne jamais exister ? Qui sait...
À travers ce roman, l'on retrouve ainsi la plume vivante et visuelle de Brice Milan, son style interrogatif et plaisantin, taquin, coquin parfois. Des oiseaux sur la branche se lit l'esprit léger, laissant naître aux coins des lèvres des petits sourires mutins à la lecture des bêtises de l'auteur, de ses bévues d'adolescent étourdi, de ses frasques aussi étonnantes qu'improbables...
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En résumé, Des oiseaux sur la branche est une très bonne lecture pour moi ! C'est drôle, c'est frais et plaisant, intelligent et bien construit. Une petite lecture à lire pour découvrir les tribulations d'un jeune homme éperdu d'amour, de rêves grandioses, épris de liberté, de sensations fortes, en quête de bonheur, d'un idéal insaisissable, peut-être fantasmagorique, mais toujours à la poursuite d'un moi intérieur profond et véritable...
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Détails sur ce livre :
Des oiseaux sur la branche, autoédité en ebook
Auteur : Brice Milan
Nombre de pages : 136 pages (au format numérique)
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Entre la Bretagne et la Réunion, Mahavel cherche les traces de son histoire familiale... Au cœur de la société française de 2040, Mahavel, une jeune femme de 20 ans, fait une rencontre qui risque de définitivement bouleverser sa vie. Jour après jour, elle est amenée à se questionner sur son passé, son présent et son avenir, mais aussi à voyager entre sa région natale, la Bretagne, et sa terre d’origine, l’île de la Réunion. À travers un cadre spatio-temporel à la fois historique et futuriste, Mahavel nous emmène à la découverte de son histoire familiale.
Des nouvelles technologies à la santé, en passant par l’éducation et l’alimentation, Mahavel fait un bond dans le temps qui nous fait réfléchir et prendre conscience des enjeux majeurs actuels. -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Colline Hoarau, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Que sera notre monde dans vingt ans ? À quoi ressemblera-t-il ? La société telle que nous la connaissons sera-t-elle la même demain ? Les enjeux majeurs de notre présent seront-ils finalement endigués dans le futur, ou bien seront-ils, au contraire, encore pire ? Colline Hoarau se propose de répondre à ces questionnements à travers une courte histoire d'anticipation et de réflexion, où le voyage entre ses deux terres de coeur, la Bretagne et La Réunion, invente et réinvente l'Histoire humaine...
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Et si...
Choisirions-nous de vivre dans un monde presque entièrement remodelé et basé sur la prédominance technologique ? Accepterions-nous d'être identifiés, suivis en temps et en heure, où que nous allions ? Que notre mode de vie, notre santé, nos besoins, nos interdits et tant d'autres choses, soient connus de tous, analysés, scannés, conservés et que nos préférences orientent, guident et dictent notre vie de tous les jours ? Une éducation presque totalement numérique, et ce, dès le plus jeune âge ; un conditionnement mental et physique adapté à chacun(e) en fonction de ses capacités, une surveillance accrue et optimale du développement intellectuel, de la croissance et de nombreux autres facteurs... Limitation des contacts humains, tracking, restrictions sanitaires, omnipotence des machines, sont autant de détails qui émaillent la vie en 2040. L'auteure présente ainsi un monde refait, quelque peu désabusé, mais qui a su se relever et faire face aux différents enjeux planétaires de notre époque actuelle. Qu'ils soient d'ordre social, sociétal, politique, environnemental, éducationnel, médical ou autre, les sujets abordés par Colline Hoarau sont nombreux, variés et traités avec sérieux et créativité.
Comment, en effet, se figurer la France de 2040 alors que nous voilà tout juste à l'aube des années 2020 ? C'est un pari risqué, et ce roman ose se frotter à l'inconnu, il ose imaginer, émettre, supposer, inventer, créer... Si la plupart des éléments mis en place rendent le tout très concret, presque palpable, il en est qui demeurent assez introductifs, peu exploités en profondeur. Là où la romancière s'applique à donner vie à son univers futuriste, à le rendre aussi réel que possible, narrant au lecteur l'histoire d'une France en perdition entre 2020 et 2040, vingt années de combats, de révoltes, de rébellions, de manifestations, de cris d'alarme, ses personnages principaux, Mahavel et Ferdinand, restent plutôt en retrait. Bien que l'on découvre d'où ils viennent et qui ils sont, certains passages les concernant semblent bâclés, presque écrits sans s'appesantir sur les faits transmis par l'intrigue. Je pense notamment à la fin de ce livre qui, sans vous spoiler quoi que ce soit, aurait mérité, à mon sens, de se voir prolongée, mieux expliquée pour que celui ou celle qui se plonge dans cette histoire n'en ressorte pas avec une saveur douce-amère en bouche...
Il en découle des émotions mitigées, un ressenti en demi-teinte, une impression de manque, de rapidité indéniable au bout des quelques cent cinquante pages que comporte l'ouvrage. L'on se retrouve ainsi légèrement frustré(e)s, notre curiosité n'est pas satisfaite, il y a comme un trou béant, comme une crevasse au coeur même de l'intrigue. Colline Hoarau nous présente les faits, et j'ai par moments regretté ce sentiment tenace et inflexible d'être confrontée à un essai ou un documentaire, plus qu'à un roman de fiction qui, pourtant, se veut réaliste. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, une sorte de barrière invisible m'empêchait de réellement les apprécier. Mahavel m'a par exemple fait un peu tiquer : elle est au coeur de l'histoire, mais semble totalement transparente, insipide, sans personnalité déterminée. J'ai trouvé cela dommage, car 2040 : Coquelicots et bleuets possède un véritable potentiel en tant que roman d'anticipation et de réflexion... Mais à mon sens, son côté futuriste empiète trop sur ses qualités humaines qui, malheureusement, transparaissent trop peu au fil des pages.
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Savoir apprivoiser sa lecture
Malgré tout, 2040 : Coquelicots et bleuets est un livre qui vaut le détour pour sa vision des choses quelque peu hors norme, son sens aigu de la créativité, sa revalorisation historique, son côté initiatique et spirituel, ses démarches engagées et nombreuses, ses idées... Le concept imaginé par l'auteure est très intéressant, et même si j'ai passé un bon moment de lecture, au cours de laquelle j'ai découvert notre potentiel avenir, j'aurais apprécié une ligne directrice qui soit moins sérieuse, plus sentimentale, moins documentaire et plus lyrique, davantage porteuse d'émotions, pour donner vie à une histoire aussi constructive que vibrante, aussi rationnelle que fascinante ! J'en serais, je pense, ressortie bien plus grandie, bien plus touchée par le destin de Mahavel, par ses racines, ses origines, son passé...
Mais ce ne fut pas le cas et c'est pour moi le point noir de cette lecture. Tout va trop vite, tout est présenté et rédigé tel un exposé aux allures complexes, et l'auteure ne laisse pas le temps au récit de se développer, de mûrir, d'emmagasiner le flux de ses protagonistes pour ne pas seulement les faire interagir, mais aussi, et surtout, qu'ils vivent, qu'ils respirent, qu'ils apprennent, qu'ils dégagent une once d'humanité, pour ne pas uniquement se contenter de déballer des anecdotes historiques, familiales, géographiques, etc. C'est là mon seul regret, car à mes yeux, cela dénature les messages bienveillants délivrés par ce roman.
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En résumé, 2040 : Coquelicots et bleuets est une bonne lecture, mais sans plus. J'aurais aimé pouvoir dire que j'ai été happée par le récit de la première à la dernière page, mais tout transparaissait de manière trop rigoureuse, quasi robotique. Le style est assez incisif par moments, laissant peu de place, je trouve, au rêve et à l'évasion... Dommage, car oui, les idées ne manquent pas, elles sont là et ne demandent qu'à être retravaillées pour conférer à l'histoire son potentiel véritable.
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Détails sur ce livre :
2040 : Coquelicots et bleuets, publié aux éditions NomBre7
Auteure : Colline Hoarau
Nombre de pages : 164 pages
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Un policier enquête pendant la période tragique de la Commune de Paris, à la recherche d'un tueur aux méthodes sanguinaires. Sa traque, qui le mènera vers le cimetière du Père-Lachaise, lui permettra-t-elle de retrouver la paix intérieure ? -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Brice Milan, l'auteur de cette nouvelle, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son texte.
Pour passer un bon moment, quoi de mieux qu'un bon livre ? Et pour cela, rien de tel que de renouer avec les valeurs sûres de la littérature autoéditée ! Bien que court, Fosse Commune est un texte prenant et tout simplement happant, dérangeant dans sa conception, mais bougrement intelligent et riche.
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À feu et à sang...
Brice Milan frappe fort. Pour cette nouvelle, il mise cette fois sur un contexte historique sombre, tragique, décadent, violent, un cadre anarchique où règnent la dépravation, la misère, la faim et tant d'autres maux humains. Prenant place à Paris, l'intrigue sanglante imaginée par l'auteur n'est pas sans rappeler la véritable Histoire, celle avec un grand H. Jack l'Éventreur serait-il passé par-là ? Aurait-il effectué un détour macabre au cours de ses nombreuses tueries nocturnes outre-Manche ? Qui sait... Seul le romancier a la réponse, lui seul détient les clés, le secret profond et infâme de cette fosse commune où tout le monde, innocents et coupables, victimes et meurtriers, se retrouve mêlé à la sordide affaire nimbée de mystère et créée de toutes pièces par ses soins.
Et quitte à parler de pièces, autant rentrer dans le jeu du puzzle machiavélique et diablement bien construit de l'enquête menée par Ernest Lombard. Qui donc se cache derrière ces actes ignobles, ces délits sans nom ? Jamais aucun témoin, le tueur opère la nuit, seul, dans l'ombre des rues et ruelles sales et malodorantes d'un Paris ravagé par l'une des plus importantes communes insurrectionnelles de l'histoire de France, durant le printemps 1871. L'auteur joue avec nos doutes, nos peurs, nos hypothèses et autres déductions émises au cours de la lecture de cette nouvelle. Qui peut bien être cet assassin ? Nos nerfs sont parfois mis à rude épreuve, mais le mystère reste entier jusqu'aux toutes dernières pages, révélant ainsi l'identité du tueur et ses morbides motivations...
Mais quels autres détails et secrets renferme Fosse Commune ? Au détour de certaines lignes, les lecteurs et lectrices que nous sommes seront amené(e)s à (re)découvrir avec un oeil nouveau des personnages parfois célèbres de notre patrimoine culturel à cette époque. "Mais qui donc ?", me direz-vous. Pour cela, il n'est rien de plus facile que de se plonger dans la lecture de ce petit texte aussi frissonnant que tripant ! Laissez-vous happer par l'ambiance pesante, malsaine, voire même parfaitement malaisante, qui s'en dégage. Car c'est, je trouve, ce côté perturbant qui donne son cachet et son authenticité à l'histoire, qui la rend pourtant si vivante, alors que la mort frôle chaque page de son doigt glacé...
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En résumé, je n'ai pas grand-chose d'autre à ajouter sur Fosse Commune, si ce n'est qu'il faut indéniablement lire cette nouvelle si vous êtes friand(e)s de thrillers historiques, qu'ils soient courts ou longs ! Si pour moi ce n'est pas un coup de ♥, cela reste malgré tout une très bonne lecture qui, autant qu'elle s'accroche à la réalité, s'invente des rêves cauchemardesques où le danger rôde à chaque instant, où l'esprit ne trouve pas le moindre répit, où le sang afflue dans nos veines, décuple les pulsations de notre coeur, déchaîne son rythme et précipite ses coups dans nos tempes. Une nouvelle haletante qui saura vous prendre aux tripes ! Littéralement ;-) Avis aux amateurs du genre, jetez-vous dessus sans tarder !
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Détails sur ce livre :
Fosse Commune, autoédité en ebook
Auteur : Brice Milan
Nombre de pages : 12 pages (au format numérique)
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- C'est lors d'un puissant tremblement de terre dans un pays émergent que Damyr voit le jour. Protégé au milieu des décombres par les dépouilles de ses parents morts sur le coup, le nouveau-né a miraculeusement survécu. Adopté par un couple d'Occidentaux, il grandit entre deux opposés : une mère astronaute idéaliste et un père fossoyeur désillusionné, l'optimisme et le désenchantement. Enfant précoce, Damyr a toujours soif d'apprendre et développe son sens critique. Ses dons phénoménaux et son désir de sauver la planète du péril climatique donnent foi en un avenir meilleur pour le monde. En sera-t-il le sauveur ? -
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Mon avis :
Je tiens à remercier les éditions Librinova, ainsi que Marco Bélanger, l'auteur, de m'avoir accordé leur confiance pour la lecture et la critique de ce livre.
Une lecture a-t-elle le pouvoir de réunir entre ses pages tout ce qui fait la beauté et la force du monde au coeur même des pires tourmentes ? Sommes-nous réellement en droit d'attendre que tout, autour de nous, se change, s'effondre et se détruise ? Rien, sinon une véritable prise de conscience collective mais aussi individuelle, ne saurait nous faire changer de trajectoire... Alors, que peut-on espérer d'un petit ouvrage comme Le fin sauveur du monde ? Au fil des mots, sa lecture atypique enchante autant qu'elle impacte et ne laisse personne dans l'ignorance des faits.
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L'amour pour épée, l'humour pour bouclier
C'est sur cette citation de Bernard Werber que j'introduis ce premier paragraphe, car il reflète à merveille la subtilité ironique, sarcastique, caustique même, que met en scène Marco Bélanger dans son roman. Comment aborder le sujet de la déchéance humaine, planétaire, sans brusquer le lecteur curieux ? Usons de l'humour, d'une désinvolture légère sans être trop complaisante avec elle-même, prenons la thématique à bras le corps et faisons des plus sombres prédictions d'avenir une leçon de vie. La Terre est déjà engagée sur le chemin du non-retour, sa fin, proche ou lointaine, semble inéluctable, et pourtant... L'auteur se propose d'imaginer Damyr, un garçon unique né lors d'un violent séisme dans un pays pauvre en proie à la famine, à la guerre, aux conflits intérieurs et extérieurs. De cette naissance inattendue, voire même miraculeuse, résulte une histoire aux fondements philosophiques, à la perspective initiatique particulière qui rend l'intrigue vraiment intéressante à suivre. Le fond renferme cette part d'incertitude teintée des questionnements sociaux, sociétaux, environnementaux et politiques émaillant la pensée de l'auteur. Non pas qu'il remette en doute les choix de l'humanité, son évolution, mais son cheminement spirituel et intellectuel, vécu à travers les yeux de Damyr, touche et interpelle, déstabilise et enseigne, apprend que la vie, dans sa nature sauvage, cruelle, impitoyable, passe par quatre étapes dans le renouveau de son écosystème : les prémices, le paroxysme, la déchéance finale et la naissance d'un monde nouveau.
L'Histoire nous a montré que rien n'est voué à durer, tout naît, vit et meurt, disparaît dans les méandres de l'infini, se perd dans le long fleuve sinueux du temps. Pourtant, si la fin est inévitable, son échéance ne saurait se rapprocher davantage si l'Homme comprend et apprend de ses erreurs passées et présentes. Il peut retarder ce délai, se recentrer sur lui-même, sur les véritables enjeux qui seuls doivent le préoccuper, être l'objet de son attention. L'équilibre et l'harmonie sont indispensables à la bonne marche d'un tout, que ce soit au sens large et commun, ou bien à plus petite échelle. Sous les traits de Damyr, Marco Bélanger incarne ainsi la neutralité bienveillante et tolérante, celle qui constate, entend, voit et sent, se donne les moyens d'agir à son niveau, mais aussi d'ôter les oeillères aveuglant le plus grand nombre. Il demeure malgré tout une distance, car l'auteur laisse le choix à son lectorat d'adhérer ou non à sa vision du monde, il ne souhaite pas créer un autre opposé, celui de s'obliger à accepter les choses : chacun est libre ou pas de mener son propre combat, à sa manière, sans que le jugement de qui que ce soit interfère dans son quotidien et détourne sa personnalité.
Au cours de ma lecture, j'ai pu me rendre compte que l'Homme n'aime pas être mis au pied du mur, se trouver devant un fait accompli, car il n'aime pas apprendre la vérité de manière frontale et objective, et la mésentente directe entre points de vue divergents l'amène à s'écarter de la discussion, à s'éloigner des doutes qui l'auraient progressivement étreint jusqu'à l'amener sur la voie d'une autre éducation. Le fin sauveur du monde m'a permis de voir que l'on est souvent impuissants face à une situation donnée, mais que nous avons malgré tout la capacité de changer le cours des choses, même de façon minime, dérisoire. Nos actions, bonnes ou mauvaises, sont donc pour nous la clé d'un futur que nous sommes seuls à pouvoir écrire, raturer et modifier : nous pouvons aimer ce monde sans le blesser, le défigurer, l'assécher, le briser, le tuer et l'éteindre telles les braises d'un foyer encore chaud.
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Une nouvelle Terre
La plume de l'auteur est piquante, dérangeante pour qui ne parvient pas à ressentir la saveur aigre-douce de son écriture ! Bien que court, ce roman se veut à la fois distrayant et constructif. Son contenu, loin d'être creux et dénué d'arguments, arbore un aspect quelque peu corrosif par moments, comme s'il osait braver certains interdits, s'affirmer et défier les lois de la bien-pensance. C'est un anti-conformisme littéraire original, innovant, dramatique et ingénieux, rêveur et solitaire, décadent et touchant... Car il suscite chez le lecteur une foule d'émotions qui, autant qu'elles le perturbent, lui donnent envie d'en savoir plus pour que son monde intérieur cohabite avec son univers extérieur. Marco Bélanger a créé Damyr comme étant un personnage à part entière, et sa différence pose également la question d'un retour aux valeurs morales qui définissent l'humanité. Rien n'est envisageable quand la discorde règne entre les peuples, quand le mépris rejoint l'indifférence et s'associe avec l'injustice... La force des liens et l'unicité de tous sauront rendre ses couleurs, sa beauté et sa magie d'antan à cette Terre que nous foulons chaque jour sans prendre le temps de la remercier.
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En résumé, Le fin sauveur du monde est une très bonne lecture ! Le parcours de Damyr enseigne autant qu'il ravit et inquiète, car ses actions, aussi imaginaires soient-elles, inculquent une façon peu commune d'être et d'appréhender le monde, de le voir dans ce qu'il a de simple et d'essentiel. L'auteur a su écrire avec toute la conviction d'un romancier passionné et investi, et avec toute la bienveillance et la générosité que renferme le coeur des hommes.
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Détails sur ce livre :
Le fin sauveur du monde, publié en ebook aux éditions Librinova (existe aussi au format papier)
Auteur : Marco Bélanger
Nombre de pages : 126 pages (au format numérique)
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Deux Royaumes opposés, deux destins contraires, une seule issue...
Emma le sait, rien ne s’oppose plus au Royaume de Lumière que le Royaume du Froid. Quand le premier évolue sous un soleil éclatant, le second se perd sous les neiges éternelles et les vents glacials. Alors que des accords ne cessent de rapprocher les deux partis, elle s’efforce de soutenir Arnald, son époux et roi du Royaume de Lumière, mais une menace gronde : des rebelles troublent la frontière et forcent bientôt les deux souverains à convenir d’une rencontre pour s’entendre sur une solution. Quand les deux Cours se retrouvent obligées de partager leur quotidien, les esprits s’échauffent et la tension augmente. Les Ducs s’opposent, les Dames de la Cour s’agacent et Emma prend sur elle de garantir la paix, mais elle porte en elle l’héritier royal et l’animosité lui pèse. Tandis que la menace se précise, l’opposition n’est bientôt plus une option...
Parviendront-ils à unir leurs forces malgré ce qui les sépare ? -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Liv Fox, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Après avoir lu avec régularité les courtes romances écrites par Liv Fox, me voici de nouveau plongée dans son univers de Fantasy médiévale créé de A à Z ! Avec ce premier roman, l'auteure ose et approfondit ce que ses premiers livres avaient introduit de manière douce, subtile et merveilleuse. Pourtant, bien que bercée par l'amour qui entoure chacun des personnages, flotte une ombre menaçante qui, comme vous pourrez le lire dans cette chronique, donne un nouveau souffle, une portée épique aux écrits de la jeune romancière...
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Retour aux sources
Ici comme ailleurs, Liv Fox fait montre d'un romantisme langoureux, dynamique, entreprenant et plein de vie. Un amour chatoyant, lumineux, sincère et véritable unit tous les protagonistes des deux royaumes voisins précédemment mis en lumières dans leurs récits respectifs (ils sont à découvrir juste LÀ, si vous ne les connaissez pas). Quel plaisir, d'ailleurs, de tous les retrouver dans cette nouvelle aventure qui, si je suis bien informée, se déclinera en trois tomes ! L'écho des murmures, premier volume de cette future trilogie, s'inscrit dans la suite logique des divers ouvrages constituant le vaste univers de Pour une Romance, créant ainsi une proximité affective entre l'auteure et le lecteur, rappelant à notre souvenir les histoires des différents couples qui peuplent l'imaginaire de la romancière. Ainsi, au fil des pages et au gré des mots, l'on se remémore avec une douce nostalgie la rencontre d'Emma et Arnald, celle d'Elana et James, de Mary et Willem, et de bien d'autres encore... Notre coeur est plus léger, plus vivant que jamais à la seule idée de les savoir heureux ensemble. Rien ne saurait effacer leurs sentiments réciproques, rien ne pourrait entraver la route de leur bonheur, rien ne saurait mettre à l'épreuve leur complicité mutuelle. Rien, sinon la menace silencieuse et dangereuse d'une rébellion inconnue à la frontière de terres peu accueillantes que seule l'union des deux royaumes ennemis pourrait peut-être endiguer. Discrètement, Liv Fox libère une magie narrative plus forte, plus évocatrice et romanesque ! Il se dégage de sa plume une férocité féminine, une détermination masculine, un besoin commun de sécurité et l'assurance de tous de sauver leur monde d'un péril plus grand. Chaque chapitre m'a permis de ressentir l'intensité, l'effroi, la panique parfois indescriptible qui hante les esprits des hommes et des femmes, et étreint sans relâche leurs coeurs meurtris, éprouvés, déstabilisés...
Qui d'autre, sinon leur créatrice, saurait mieux rendre compte des émotions qui habitent les nobles dames de la Cour ? Qui, encore, pourrait se permettre de décrire la rage virile qui anime leurs tendres époux ? Personne ne le peut, sauf l'auteure, amateure d'amours enflammées et de passions brûlantes une fois la nuit venue, à la lueur des chandelles d'une époque révolue et pourtant si mystérieuse... Comment ne pas percevoir le charme d'une telle ambiance et, en même temps, la détresse qui émane des différents personnages ? Comment ne pas s'émouvoir, ne pas se laisser pousser par la curiosité pour tenter de comprendre les machinations du destin ? Tantôt terriblement farceur, tantôt purement merveilleux, le hasard écrit l'histoire de deux royaumes que tout oppose et qui, cependant, s'unifient sous l'égide d'une entraide nécessaire et d'une paix durable. Malgré tout, se dessinent au loin les contours d'un futur sombre et inquiétant que ce premier tome, aidé d'une écriture habile et rêveuse, laisse à peine entrevoir, percevant à l'horizon de la suite prochaine les innombrables dangers de l'écho des murmures...
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Accueillir le renouveau
Fidèle à sa ligne directrice, Liv Fox guide son récit, en tisse la trame et lui donne une vigueur inédite. Au-delà de l'aspect primaire du roman, celui de la romance teintée d'une légère touche d'érotisme, l'on discerne les formes nettes d'un récit plus rocambolesque, plus vif, capable de capter pleinement l'attention du lecteur, de le sensibiliser, de l'accompagner dans cette démarche littéraire innovante pour mieux le toucher, l'attendrir, lui faire mal aussi, car l'auteure se fait plus audacieuse auprès de ses personnages, les submergeant de doutes, d'incertitudes, de complexes divers, de rancoeurs, de silences pesants, de tumulte infernal, de peurs incontrôlables... Elle leur donne ainsi une perméabilité, une souplesse psychologique que les histoires de Pour une Romance avaient introduites dans la tolérance, la patience et le respect de tous. Emma autant qu'Arela ou Evie, ou encore Arnald, Siegfried et Waylan sont mus par la seule volonté de leur coeur, celle de se battre. D'exister pour ne pas simplement vivre, de sentir l'air frais du matin pour ne pas seulement respirer, de crier son amour et son désir dans l'osmose parfaite des corps pour que subsiste toujours la flamme des sentiments éternels.
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En résumé, L'écho des murmures est une excellente lecture ! J'ai adoré ce moment hors du temps, cette coupure dans les instants du quotidien, cet entracte nécessaire, telle une bouffée d'oxygène. Autrement, si les récits de Pour une Romance vous sont inconnus, il n'est malgré tout pas impossible de se plonger dans ce roman, accessible et compréhensible de chacun(e). Et si vous étiez quelque peu hésitant(e)s, vous n'avez maintenant plus aucune raison de ne pas vous laisser tenter...
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Détails sur ce livre :
L'écho des murmures, autoédité en ebook (existe aussi au format papier)
Auteur : Liv Fox
Nombre de pages : 355 pages (au format numérique)
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- "Je recherche l'or du temps", écrivit le poète André Breton. Cette maxime aurait pu être celle d'Aurélien, héros de ce roman d'aventures initiatique. Depuis qu'une abeille a déposé sur sa ligne de vie une fine trace de pollen doré, ce jeune Provençal de la fin du XIXe siècle ne rêve plus que de l'or - un or symbolique, poétique, qui représente bien plus que le métal précieux. Son rêve le décidera à se détourner des champs de lavande familiaux pour installer des ruches et fabriquer le miel le plus suave. Puis, après l'anéantissement de son travail par un violent orage, à partir pour l'Abyssinie, où l'attend une femme à la peau d'or, qu'il a vue en rêve... On croise Van Gogh et Rimbaud dans ces pages lumineuses, où le songe doré d'Aurélien lui vaudra de connaître bien des aléas, avant qu'il ne découvre l'or véritable de la vie. -
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Mon avis :
L'été n'est pas la saison que je préfère pour lire... Malgré tout, il est des ouvrages qui sont parfaits en cette période ! Avec son titre, sa couverture et son résumé, L'Apiculteur ne pouvait être qu'une lecture fabuleuse à découvrir aux prémices estivaux. Dire que je l'ai dévoré serait un peu en deçà de la vérité, car je l'ai littéralement englouti, tant l'histoire m'a transportée ! Suspense...
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Une vie simple et merveilleuse
Ce roman suit le parcours d'Aurélien, un jeune homme qui, en cette fin de XIXe siècle, ne rêve que d'une chose : contempler l'or ruisselant des abeilles, le nectar doré à la saveur délicate qui se cache au coeur des ruches et que l'on appelle le miel. Idée farfelue ou projet des plus sérieux ? Aurélien est convaincu de la réussite de son entreprise, au grand dam de son entourage qui le prend pour un de ces aventuriers inconscients, aveuglés par la soif de l'intrépide, étourdis par l'appel de l'inconnu... Aux frontières de l'impensable, le jeune homme peut-il se risquer à tenter l'impossible et, qui sait, peut-être s'ouvrir les portes d'un monde incroyable ? Rien n'est moins sûr, mais c'est là, je pense, toute la magie de ce petit livre : avancer dans l'insouciance de nos rêves et croire en la vie, en nos espoirs les plus fous. Qu'importe, après tout, que les autres ne nous comprennent pas et perçoivent notre démarche comme l'expérience ratée d'un illuminé ! Il faut avoir foi en nous, en nos capacités et ne jamais renoncer à partir à la poursuite de cette forme insaisissable de bonheur.
Il est peut-être invisible, irréel, immatériel, mais il est là, tout près, à portée de main. Ainsi, Aurélien n'hésite pas, il est d'une volonté sans nom et ne se laisse pas abattre facilement : suivant le chant de son coeur, la route éclatante qu'il sait tracée pour lui, il s'engage sur cette voie qui l'amènera à se découvrir, se connaître, à se comprendre pour mieux voir la beauté et la simplicité du monde et des hommes qui le peuplent. J'ai vraiment été touchée, émue par la pureté et la sensibilité qui se dégagent de la plume de Maxence Fermine, l'auteur de ce roman. Tant sur le fond que sur la forme, son écriture, mais aussi la construction des chapitres, se veut épurée, dénuée d'artifices littéraires qui s'enfoncent dans l'inextricable forêt de tours et de détours à seule fin de raccorder un point A à un point B. Si mon raisonnement semble quelque peu mathématique, c'est parce qu'il s'inscrit dans une élémentarité profonde : l'auteur raconte la vie, son soleil, sa chaleur, dans tout ce qu'elle a de plus simple et de plus beau. Il ne s'encombre pas des futilités extérieures, et même s'il écoute et tient compte du jugement des autres, il ne le laisse pas influencer sa propre manière d'agir et de penser. C'est une vision qui peut apparaître légèrement utopique, un peu réductrice quelque part, mais je ne suis pas de cet avis !
Ce qui est réducteur, c'est d'avoir pour seul but d'accéder au bonheur. Et finalement, c'est cette idée de quête initiatique qui rend les choses invraisemblables, qui détruit le bonheur qui se trouve en nous et non pas devant nous. Nous naissons heureux, nous ne le devenons pas. Car le bonheur est un tout, une harmonie réelle qui se construit jour après jour dans la joie et la peine, dans les bons et les mauvais moments, dans les réussites et les échecs... Le bonheur est invisible, il n'a rien de l'arc-en-ciel coloré au pied duquel nous n'arriverons jamais, car il est déjà en nous. Il brille, il irradie, il étincelle de mille feux, mais reste hors d'atteinte pour celui qui le cherche sans le voir, sans questionner son moi intérieur, son envie d'être, son désir d'exister. Le héros de L'Apiculteur est ainsi un voyageur exalté, enthousiaste, curieux, amoureux, et son périple, s'il semble l'aider à acquérir une certaine forme de sagesse et de félicité, l'amène, ainsi que le lecteur, à s'interroger sur le sens et la définition même du bonheur, un sentiment, une émotion forte qui ne nous quitte jamais vraiment, nous façonne et écrit l'histoire de notre miel, de la sève merveilleuse qui coule en nous et nous rend vivants.
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À la découverte d'un auteur...
Avant de me plonger dans L'Apiculteur, le nom de Maxence Fermine m'était totalement inconnu, ou presque. J'avais vu circuler son nom ici et là, et c'est en errant sur la Toile que je suis tombée sur ce petit ouvrage. Sans même l'avoir lu, j'étais déjà séduite, emportée dans un ailleurs inaccessible, et sans bien savoir pourquoi, j'ai attendu quelques années avant de le sortir de ma bibliothèque, cherchant le moment opportun pour le découvrir dans tout ce qu'il avait de meilleur. Je ne regrette pas d'avoir laissé le temps faire son oeuvre, car aujourd'hui, je comprends qu'il est inutile de courir après des chimères ridicules, que le bonheur se dessine sous nos yeux et insuffle en nous un fol espoir, la certitude que tout ce dont nous avons besoin pour être heureux se trouve ici et nulle part ailleurs.
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En résumé, L'Apiculteur est une lecture coup de coeur ! Laissez-vous charmer par cette histoire envoûtante et unique en son genre, laissez les mots résonner dans votre coeur et courir sur votre peau tel un frisson d'excitation... Tout simplement, plongez dans ce roman magique qui vous apprendra que, bien souvent, l'on est heureux sans même le soupçonner.
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Détails sur ce livre :
L'Apiculteur, publié aux éditions Le Livre de Poche
Auteur : Maxence Fermine
Nombre de pages : 222 pages
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Évocation d'une ville, roman de formation et réflexion sur la mélancolie, Istanbul est tout cela à la fois. Au gré des pages, Orhan Pamuk se remémore ses promenades d'enfant, à pied, en voiture ou en bateau, et nous entraîne à travers ruelles en pente et jardins, sur les rives du Bosphore, devant des villas décrépites, dessinant ainsi le portrait fascinant d'une métropole en déclin. Ancienne capitale d'un vaste empire, Istanbul se cherche une identité, entre tradition et modernité, religion et laïcité, et les changements qui altèrent son visage n'échappent pas au regard de l'écrivain, fin connaisseur de son histoire, d'autant que ces transformations accompagnent une autre déchirure, bien plus intime et douloureuse, celle provoquée par la lente désagrégation de la famille Pamuk – une famille dont les membres, grands-parents, oncles et tantes, ont tous vécu dans le même immeuble – et par la dérive à la fois financière et affective de ses parents. Dans cette œuvre foisonnante, magistralement composée et richement illustrée, Orhan Pamuk nous propose de remonter avec lui le temps de son éducation sentimentale et, in fine, de lire le roman de la naissance d'un écrivain. -
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Mon avis :
Comment aborder une telle oeuvre ? Comment, avec mes petits mots de blogueuse, rendre hommage à ce livre si dense et magistral, si beau et poétique ? Pour la première fois de ma vie, je me trouve au pied du mur, car j'ai l'impression que cet article, aussi complet puisse-t-il être, ne saura pas décrire tout ce que cet ouvrage magnifique et totalement unique en son genre m'a apporté. Un comble, me direz-vous, pour une chroniqueuse... Mais qu'importe ! Le défi est de taille, mais il ne me fait pas peur, car je sais qu'au plus profond de mon coeur demeurent les mots justes, ceux-là mêmes qui trouveront un écho en chaque lecteur qui découvrira ce billet, pour vous parler d'Istanbul, de sa vie et de ses innombrables trésors.
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Un dédale de rues
Tel un labyrinthe géant, Istanbul se dessine sous la plume d'Orhan Pamuk, ce contemporain nostalgique d'une vie qui fut, de celle qui est, et d'une autre qui, peut-être, ne sera jamais... Sur les ruines d'un ancien empire prospère et puissant, une autorité à nul autre pareil en son temps, l'Istanbul républicaine délaisse son histoire, comme si elle cherchait à renier son passé, à oublier les conquêtes, le pouvoir, la beauté, mais aussi la cruauté qui façonnèrent autant la gloire que la crainte, l'admiration autant que la terreur des centaines d'années de règne de la dynastie ottomane. L'auteur, perdu dans une contemplation méditative teintée de mélancolie, observe la déchéance de sa nation, de son pays, la décrépitude des rues et des quartiers, l'insalubrité des murs et des trottoirs sans jamais, pourtant, poser sur ce cocon de souvenirs un regard de haine. Orhan Pamuk tisse des liens invisibles entre le hüzün, cette tristesse spleenienne partagée par tous les stambouliotes, et les hauts et les bas de la ville, ses aléas politiques, économiques, historiques, sociaux, allant même jusqu'à créer un parallèle saisissant avec sa propre existence. Ainsi, il décrit avec beaucoup de sensibilité l'attachement qui nous lie à un lieu, qui nous rend indissociable de la vie de ce lieu et qui, jour après jour, au fil du temps, amène nos pas sur les souvenirs, les mémoires gravées pour l'éternité dans la pierre vétuste des maisons, dans le bois pourri et humide d'un abri de pêcheur qui, malgré le poids des ans et le désintérêt des hommes, tient encore debout, sait-on par quel miracle...
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"Quiconque souhaite donner un sens à sa vie s'interroge également, au moins une fois dans son existence, sur le lieu et l'époque de sa naissance. Que signifie être né à tel endroit et à tel moment de l'Histoire ? Cette famille, ce pays, cette ville qui nous sont attribués à la manière d'un ticket de loterie, que l'on nous demande d'aimer et que l'on finit le plus souvent par aimer pour de bon, sont-ils le fruit d'un partage équitable ?"
"Comment donc la beauté d'une ville, la richesse de son histoire ou bien ses mystères pourraient-ils être des remèdes à nos souffrances intérieures ? Peut-être aussi que la ville où nous vivons, tout comme notre famille, nous l'aimons parce que nous n'avons pas d'autre solution ! Mais il nous faut inventer les lieux et les raisons à venir de notre amour pour elle."
(extraits d'Istanbul, souvenirs d'une ville)
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C'est un livre de questionnements, une invitation à la réflexion sur la condition humaine, les choix qui, trop souvent, ne sont pas les nôtres, mais résultent d'un conformisme sociétal insaisissable, incompréhensible, et qui nous poussent à accepter un destin dont nous ne voulons pas. Istanbul, c'est tout à la fois une ville opprimée et souveraine, contrainte de suivre les règles, la loi, et en même temps libre de modifier les codes et d'évoluer au rythme d'un monde en perpétuel changement. Orhan Pamuk se plonge dans les secrets insoupçonnés, les anecdotes refoulées et occultées du passé aussi lumineux qu'obscur de cette ville qui le fascine et l'appelle au plus profond de son âme. Istanbul ne vit pas aux dépens de chacun, son coeur bat par la seule et unique force commune des stambouliotes réunis par les mêmes sentiments, les mêmes émotions inconscientes qui les poussent à se créer une vie collective. Le hüzün, ce chagrin mélancolique ou réside une part de nostalgie désabusée, caractérise ainsi la culture, la manière de penser et d'agir de ce pays aux confins de l'Orient et de l'Occident.
D'ailleurs, pour Orhan Pamuk, il n'est pas si exact d'avancer une telle situation, aussi géographiquement vraie soit-elle. Pour l'auteur, c'est cette constante comparaison, ce rapprochement inéluctable opéré par nombre d'étrangers curieux aux désirs exotiques qui, en somme, nuit à l'authenticité, au charme premier, originel, de cette Istanbul disparue, évaporée dans les méandres des esprits, si peu consignée dans les archives historiques et ignorée de son temps par les pachas et autres prestigieux sultans. Le romancier se délecte autant qu'il se trouve dégoûté par l'occidentalisation totalement illusoire qui fit renaître (ou chuter, plus vraisemblablement) la Turquie dans son ensemble, et amena la capitale à se chercher une identité qui, malheureusement, n'était et ne sera jamais la sienne. Provoquer la refonte complète du pays entraîna autant de bouleversements bénéfiques que de destructions inénarrables d'un passé qui, du haut de sa lointaine existence, observe la médiocrité moderne que Orhan Pamuk décrit avec un mélange de curiosité, de lassitude et d'engouement certain à plonger au coeur même de cette ville qui l'a vu naître et grandir.
Pourtant, malgré la décadence d'Istanbul, l'auteur parle d'espoir, d'amour, de joie, de bienveillance et de tolérance. Entrecoupant les chapitres dédiés à cette ville qu'il aime par d'autres plus personnels, il nous confronte aux vicissitudes du temps qui altèrent notre esprit et abîment notre coeur. Les aléas de la vie ne doivent pas nous faire oublier qu'une ville, aussi décevante soit-elle à nos yeux, aussi sales, répugnantes et tristes puissent-être ses rues délavées et jaunies, telle une photo de famille que les années n'auraient pas épargnée, cette ville reste la nôtre et occupe dans notre coeur une place qu'aucun autre lieu sur Terre ne pourra jamais remplacer. Ainsi, le Bosphore, lieu emblématique d'une enfance heureuse et, pour Orhan Pamuk, témoin ancestral de nombreuses vies envolées, ne distingue pas le bien du mal et engloutit à tout jamais dans ses eaux mystérieuses les peines et les joies, les larmes et les sourires, les drames et les amours...
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"Le plaisir de se promener sur le Bosphore, de se mouvoir au sein d'une ville si vaste, si riche historiquement et si mal entretenue, vous fait éprouver la liberté et la force d'une mer profonde, puissante et animée. Le voyageur qui file, porté par les rapides courants, au milieu de la saleté, de la fumée et du brouhaha d'une ville tellement populeuse, sent que la force de la mer passe en lui et qu'au sein de toute cette multitude, de toute cette densité historique et de tous ces bâtiments, il est tout de même possible de demeurer libre, la tête haute."
(extrait d'Istanbul, souvenirs d'une ville)
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Une vie entre deux eaux
Istanbul, symbole d'un seul et même battement coeur pour des millions d'âmes, reflète également le passé, le présent et l'avenir de chaque individu. Orhan Pamuk se replonge donc dans son enfance et son adolescence, des périodes qui furent pour lui non pas synonymes d'insouciance et de légèreté, mais plutôt de doutes, d'incertitudes, de remises en question et de nombreuses interrogations quelque peu existentielles. Vivant au sein d'une grande famille, le petit Orhan habite dans l'immeuble familial construit par son grand-père. Les souvenirs de son enfance, partagée entre les bagarres incessantes et parfois douloureuses avec son frère, les entrevues régulières avec les autres membres de la famille, les disparitions inexpliquées de son père et la tristesse de sa mère, ne font pas remonter en lui une peine immense ou un mal-être qui ne cicatrisera jamais. Au contraire, ces pensées enfouies dans son inconscient rejaillissent avec une certaine détermination, un besoin de comprendre le petit garçon qu'il était alors et qui s'amusait à la seule idée d'imaginer un autre Orhan, semblable à lui, vivant autre part et dont il ne saura jamais rien. Les caprices scolaires, eux, lui permettent de se souvenir de sa grand-mère, à la fois douce et autoritaire, de ses instituteurs et du matraquage réglementaire dont quelque-uns faisaient preuve vis-à-vis des élèves, des amis, des petites amourettes d'école qui ne débouchèrent sur rien, mais également du premier véritable amour, plus tard au lycée, une histoire déchirante et pleine de rêves, désillusionnée dans la tourmente spirituelle des coeurs et de la bienséance...
Istanbul n'est pas seulement une ville, ni même ce livre à l'écriture dense et prenante, c'est un état d'esprit, un écho qui trouve sa résonance en nous et fait vibrer notre âme, fait frissonner notre corps d'un tremblement léger, nouveau et qui inscrit dans un coin de notre tête non pas son exotisme sensuel, mais sa force, son courage, sa beauté simple et grisâtre, ses bâtiments en ruines, ses charpentes calcinées, vestiges passionnants d'un voyage intemporel qui nous amène à découvrir la ville dans sa forme la plus pure, dépourvue des curiosités habituelles qui ne mettent sur le chemin de ce récit merveilleux que les superficialités d'un monde inconnu et lascif. Le véritable lien qui nous unit à Istanbul, c'est la force de vie qui se dégage de ses murs, la diversité et la richesse culturelle de la bulle dans laquelle elle évolue et qui, malgré le désir d'avancer sur la voie de l'occidentalisation, la maintient à l'abri des regards et la protège d'une chute irréversible, l'empêchant ainsi de sombrer définitivement dans le fleuve infini de l'oubli commun.
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En résumé, Istanbul, souvenirs d'une ville est un coup de ♥ intersidéral ! Pour moi, c'est plus qu'un roman, un essai ou encore une autobiographie écrite avec le coeur et la main d'un auteur passionné. C'est là l'oeuvre d'un écrivain qui aime profondément, viscéralement sa ville et qui s'attache non pas à conserver dans sa mémoire un souvenir impérissable de ce lieu qui lui est si cher, mais bien à écrire la vie, l'immortalité qui ne peut se voir ou s'entendre, mais seulement se ressentir dans les tréfonds de l'âme, là où demeure l'amour éternel qui jamais, ô jamais, ne s'éteindra.
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Détails sur ce livre :
Istanbul, souvenirs d'une ville, publié aux éditions Folio
Auteur : Orhan Pamuk
Nombre de pages : 560 pages
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- À vivre au-dessus des nuages dans un monde déliquescent, Sam Hartley a fini par se croire à l’abri de la colère divine. Le destin, sous la forme d’un message qui ne lui était pas destiné, bouleversera sa vie préservée de « lécheur de ciel ». Une femme et son enfant l’entraîneront vers des contrées insoupçonnées où l’amour se mérite. Le courage de Sam sera mis à rude épreuve : l’existence même de son monde est en jeu. -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Brice Milan, l'auteur de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Sortons des sentiers battus, allons au devant de l'inconnu, partons sur les chemins littéraires de l'autoédition... Brice Milan, dont je vous ai déjà parlé sur le blog au travers de plusieurs chroniques, rompt, le temps d'une histoire, avec le genre de la fantasy. Direction la science-fiction ! De la SF sombre, futuriste à souhait, dans un monde en proie à la désolation où seule une faible lueur d'espoir brille encore dans le ciel de l'humanité.
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La déchéance de l'homme
La science-fiction est une littérature vers laquelle je me tourne finalement assez peu. J'ai du mal à m'y retrouver et à apprécier pleinement les concepts qui y sont proposés. Pourtant, certains ouvrages font exception et me permettent de temps à autre de sortir de ma zone de confort. Le Monde déviant, premier roman SF écrit par Brice Milan, m'a ainsi plongée dans un monde à mi-chemin entre la pointe techno-scientifique du futur et l'apocalypse dans sa définition la plus primaire. Rien n'est plus délicieusement ambigu que cet univers qui se veut utopique, idéal, mais qui cache en réalité la misère des sociétés opprimées et soumises à l'autorité de minorités toutes-puissantes. La cité imaginaire de New-Rop, dernier joyau et rempart d'une peuplade en plein effondrement, abrite en son sein les secrets d'une époque lointaine et oubliée de tous, une ère ancienne qui vit renaître des cendres du passé les ailes d'un phoenix porteur d'espoir et de promesses... Naïves illusions qui conduisent ainsi l'auteur à s'impliquer, à se fondre dans le décor qu'il a créé pour mieux le modeler et l'aider à évoluer vers sa ruine finale.
J'ai adoré suivre ce cheminement de pensée, cette manière d'appréhender, par le biais d'un avenir que nous ne connaîtrons certainement jamais, les enjeux géopolitiques, sociétaux, sociaux, environnementaux et humains que le romancier définit dans un cadre anarchique pour mieux solliciter l'attention de son lecteur. Cette forme habile de caricature implicite de nos sociétés mondiales actuelles qui se désagrègent progressivement est vraiment judicieuse, car la fiction sert véritablement le récit qui, s'il fait la part belle à un univers des plus incertains sur la forme, s'inscrit dans un contexte tout ce qu'il y a de plus contemporain sur le fond. Le Monde déviant est un roman plus profond et réfléchi qu'il ne semble au premier abord, on le découvre véritablement à mesure que les chapitres se succèdent et nous entraînent au coeur d'une aventure tout à la fois palpitante, inquiétante et soigneusement étudiée du début à la fin par son créateur.
Il y a un réel raisonnement, une approche éthique, responsable, solidaire, respectueuse de l'homme et de son environnement. Brice Milan compare, analyse, cherche et explique une philosophie de vie qui nous a déjà échappé et que nous ne semblons plus reconnaître. La stabilité mondiale d'aujourd'hui sera-t-elle la déviance universelle de demain ? L'auteur pose ce constat, simple et efficace, et donne, sous forme de pure fiction littéraire, des pistes envisageables pour redonner sa beauté et sa pureté d'antan à notre chère planète Terre.
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Un récit qui s'apprivoise
De prime abord, l'histoire peut paraître quelque peu ardue à exploiter et à comprendre. Comment s'y retrouver dans une intrigue aussi dense et riche d'un point de vue scientifico-littéraire ? Les personnages contribuent fortement au bon déroulement du récit. Ils sont nombreux, certes, mais leur rôle bien défini leur permet de s'insérer avec une logique parfaite dans les différentes parties de l'histoire. Sam, le héros, est en quelque sorte le fil rouge qui les relie les uns aux autres, créant ainsi des relations de toutes sortes dont je tairai la nature pour éviter tout risque de spoil ! Je ne vous parlerai pas des autres protagonistes, car je pense que les découvrir au fil des pages s'avère bien plus enrichissant et intéressant que de les énumérer ici en s'attardant sur leur construction cohérente et approfondie. Tout ce que je peux dire, c'est que Brice Milan n'a pas ménagé ses efforts pour faire d'eux ce qu'ils sont et le rendu global est vraiment satisfaisant, plaisant à lire et très immersif.
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En résumé, Le Monde déviant est une excellente lecture ! Je devrais plus souvent me pencher sur la littérature SF, qui renferme tout autant que la fantasy des pépites insoupçonnées. Ce roman, le premier du genre pour son auteur, signe une belle entrée en matière pour une histoire qui a punch et un fort potentiel littéraire que tout amateur de science-fiction se doit de découvrir.
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Détails sur ce livre :
Le Monde déviant, autoédité en ebook
Auteur : Brice Milan
Nombre de pages : 286 pages (au format numérique)
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Londres, décembre 1843. Le corps d’une deuxième femme vient d’être découvert. Scotland Yard se retrouve dans l’impasse, alors que les crimes se poursuivent. Pour faire avancer cette enquête complexe, l'inspecteur Dorian Griffiths en appelle au Dr Johnstone, un expert médico-légal confirmé qui dirige une entreprise de pompes funèbres. -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Eve Ruby Lenn, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Une enquête au coeur du Londres victorien ? Un mystère à la Arthur Conan Doyle ? Un inspecteur façon Sherlock Holmes ? Il ne m'en fallait pas plus pour me laisser tenter par ce roman autoédité intelligent et bien écrit, dans lequel la malice de l'auteure crée une ambiance oppressante où le suspense est à son comble à chaque page...
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Au carrefour du crime...
L'intrigue de ce roman est un véritable défi. Défi de réflexion, de ruse, d'attention, de compréhension... Eve Ruby Lenn nous plonge dans une enquête tourmentée où le lecteur curieux et à l'appétit livresque insatiable peut laisser libre cours à des hypothèses et des suppositions aussi farfelues que concrètes. Qui est "l'assassin aux perles" ? Pourquoi agit-il ainsi ? Qui sera sa prochaine victime ? Une affaire pleine de rebondissements qui voit s'épaissir le mystère un peu plus à chaque seconde, brouillant les esprits perdus en conjectures délicates et insensées...
Où l'auteure souhaite-t-elle nous emmener ? Quel sera le point de chute de son récit ? Parviendrons-nous à démasquer le coupable ? Seule la lecture de ce polar pourra répondre à ces questions qui, noyées dans l'inconnu, nagent dans le flou le plus total. Pourtant, l'intrigue, détaillée et complexe, ne s'attarde pas outre mesure sur la difficulté de Scotland Yard à mener à bien cette enquête. Au contraire, l'histoire ne s'essouffle jamais et trouve toujours une issue secondaire aux obscurs ennuis des deux détectives missionnés par la police britannique : une romance, légère et brève, s'inscrit sans problème dans le contexte inquiétant du livre, tout autant que le passé peu ordinaire des personnages remonte à la surface de leur mémoire et resurgit de manière brutale en ces temps troublés...
D'ailleurs, l'enquête qui nous intéresse se concentre exclusivement sur la psychologie de chacun des protagonistes. Quelques mots, un geste inattendu, une ligne ou deux savamment rédigées laissent le doute se tapir dans un recoin de notre cerveau, faisant travailler notre inconscient à l'élucidation de ce mystère. Mais finalement, qui croire ? Que penser ? À qui se fier ? L'auteure nous balade habilement de droite et de gauche, usant d'une répartie parfois cinglante pour donner le ton de cette affaire aux accents meurtriers. Tout ceci n'est pas sans rappeler les agissements de Jack l'Éventreur qui, tout comme "l'assassin aux perles", sévit lui aussi dans les bas-quartiers de Londres, emportant à tout jamais le secret de son identité. Ainsi, Les morts ne pleurent pas, un roman plein de perspicacité et de talent, se trouve être le mélange astucieux et audacieux d'un Sherlock Holmes inédit et d'une réalité glaçante de l'Angleterre victorienne.
Mais là où le détective imaginé par Arthur Conan Doyle se révèle être d'une sagacité et d'une volonté désarmantes, l'inspecteur Dorian Griffiths est plutôt le policier pacifique, spectateur en quelque sorte, désinvolte et hautain, agaçant parfois, borné et impulsif... Si ses déductions s'avèrent judicieuses, sa manière d'agir et de penser s'arrête là où celle de ce bon vieux Sherlock Holmes s'exprime librement, sans aucune limite. Et malgré tout, son personnage ne m'a pas été antipathique et détestable, car si son professionnalisme reste assez terre-à-terre et vieille école, l'empathie et l'humanité dont il fait preuve de temps à autre sont des qualités non négligeables.
En parallèle, le docteur Johnstone et sa fille Trinity sont tout aussi intriguants que cet inspecteur revêche, laissant plus d'une fois planer leur doute sur leur personne. Jeune femme déstabilisante, Trinity est hantée par les fantômes de son passé, condamnée à vivre dans la peur du monde, lasse d'évoluer dans ce semblant de société qui ne lui inspire plus confiance. Quant à son père, sa personnalité étonnante en fait un protagoniste à part entière, créant autour de lui tout un univers énigmatique que l'auteure se plaît à entretenir. Ils sont tous deux des piliers du récit, et confèrent à l'intrigue son côté tantôt humoristique, tantôt léger, mais également romantique, dramatique...
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Une découverte littéraire
Avec ce roman, je découvre la plume et le style d'Eve Ruby Lenn. Son écriture truculente m'a permis d'apprécier tout le pittoresque, la saveur piquante de cette enquête troublante. Sous son regard attentif, les personnages se font acides, silencieux, drôles, curieux aussi, et possèdent un caractère au charme suffisant pour créer un lien entre eux et le lecteur. Versé dans l'ombre, virant parfois au thriller au suspense terrifiant, Les morts ne pleurent pas nous offre une intrigue dépaysante, sanglante, angoissante et captivante à souhait, car le fin mot de cette histoire ne peut pas et, surtout, ne doit pas nous échapper ! Ainsi, l'auteure ensorcelle son lectorat du début à la fin, elle arrive à nous prendre au jeu macabre de découvrir le responsable de ces actes sans nom. Et la chute garde en elle cette part de surprise, d'attente insoutenable et de révélations insoupçonnées.
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En résumé, j'ai adoré ma lecture de cet incroyable roman qu'est Les morts ne pleurent pas ! Si vous êtes à la recherche d'une enquête passionnante qui renouvelle le genre du polar, où se mêlent également des intrigues secondaires qui pimentent le récit et lui apportent une touche d'inattendu, alors ce livre est fait pour vous. Partez à l'aventure et découvrez qui se cache derrière le nom de "l'assassin aux perles"...
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Détails sur ce livre :
Les morts ne pleurent pas - L'assassin aux perles, publié aux éditions Librinova (existe aux formats papier et numérique)
Auteur : Eve Ruby Lenn
Nombre de pages : 237 pages (au format numérique)
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Alex n’est plus l’écrivain flamboyant qu’il était. Des problèmes de prostate l’ont rendu impuissant. Son monde s’est écroulé. Il n’écrit plus, boit trop et sa femme s’éloigne de lui. Dans un sursaut, parce qu’il refuse de renoncer au corps de celle qu’il aime de longue date, il décide de se ressaisir. Il échafaude un plan pour la reconquérir : se faire passer sur les réseaux pour un jeune auteur en quête de conseils d’écriture et débuter une correspondance érotique avec elle.
Ce lien virtuel, où désir et fantasmes s’invitent bientôt, suffira-t-il à sauver leur couple ? Les mots ont-ils ce pouvoir-là ? -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Alex Ambre, l'auteur de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Il est des lectures auxquelles on ne s'attend pas, des lectures dont on ignore même l'existence et qui, trop souvent, prennent la poussière dans les tiroirs de l'Internet, sans personne pour les découvrir... Bien triste destin, me direz-vous, et vous aurez raison ! Quelquefois cependant, les aléas de la Toile permettent au lecteur insatiable de tomber sur un petit livre sans prétention, un ouvrage au titre tout aussi suggestif que sa couverture. Et bim ! me voilà embarquée malgré moi dans une romance érotique loin d'être banale. Telle une ancre échouée au beau milieu de l'océan, les mots tentent, dans le plus grand désespoir de l'âme, de s'accrocher à l'être aimé, marquant ainsi à tout jamais sa peau d'un tatouage d'amour sincère...
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Une dernière chance
Prouver à la personne que l'on aime que nos sentiments, malgré les affres du temps et les ravages de la maladie, sont restés intacts comme au premier jour revient à parier qu'un parfait sédentaire puisse courir et gagner un marathon sans le moindre effort. Impossible de se projeter, d'imaginer une telle démarche ! Pourtant, tout aussi saugrenue qu'elle puisse paraître, l'idée seule de perdre la confiance, la complicité et la sensualité d'un(e) partenaire de vie se révèle tout bonnement impensable... Mais alors, que faire ? Comment ramener la flamme entre ces deux êtres ? Comment provoquer à nouveau ce déclic d'incertitudes et de peurs qui les feront se rapprocher et s'aimer dans l'union désirée, aussi timide que fusionnelle, de leurs corps ?
Alex Ambre couche ainsi sur le papier non pas les mots d'un romancier érotique, mais ceux d'un écrivain se laissant porter au gré des pages et guider par le flot d'émotions qui l'inspirent, entêtantes, grisantes et touchantes, des sensations qui nuancent son propos et donnent cette douce sensibilité au récit, bien au-delà de l'aspect sexuel de l'ouvrage. L'humanité de l'auteur et de ses personnages transparaît au fil des lignes, à mesure que les phrases s'enchaînent et se coordonnent. Limpide, elle forme avec la partie sombre, tendancieuse de l'intrigue, un duo romantique qui ne relève plus seulement du parfait roman érotique. C'est un livre d'hésitations, de doutes, de silences et d'incompréhensions, de désillusions, de peines et de joies, de sourires aussi... Un livre qui ne néglige pas ses protagonistes et leur confère une réelle personnalité, un caractère qui les amène à dépasser les stéréotypes du genre.
Avec cette histoire, l'auteur rend hommage aux mots, aux effets dévastateurs comme merveilleux qu'ils peuvent avoir, leur puissance, leur beauté, l'écho, la résonance qu'ils font naître en nous. Que l'on soit sensible ou pas au parler imagé, aux termes frissonnants de plaisir, on ne peut rester de marbre en lisant Vos mots sur ma peau. L'intrigue avance, se complexifie, s'étiole et se régénère, se meurt et revit à mesure que les quelques quatre-vingts pages s'égrènent tel le sucre d'un bonbon acidulé coulant dans la gorge offerte au goût délicat.
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Quand la plume se cambre de plaisir
Titre salace s'il en est, ce paragraphe n'a pas pour but de vous décourager ! Le roman d'Alex Ambre, premier ouvrage d'une bibliographie qui, peut-être, s'étoffera au cours du temps, est un concentré de richesses syllabiques, orthographiques, grammaticales, de jeux de mots décalés et fantasques, d'idées impudiques et de rapprochement littéraire. Une proximité auteur-lecteur loin d'être dérangeante, car on s'attache véritablement aux personnages, à leur quotidien contrarié, à leur tristesse palpable, leurs attentes déçues...
Sans bien comprendre pourquoi, ou encore comment, la magie opère et le roman nous emmène dans un autre monde, celui de l'extase, du mystère contenu, des plaisirs étouffés, des désirs refoulés, des fantasmes interdits ! Alex Ambre traite son ouvrage avec une précision que je ne pourrais pas qualifier de chirurgicale, mais plutôt d'exquise, de savoureuse, de passionnée... L'auteur a le sens du détail et se plaît à jouer avec les sens de son lecteur. C'est un combat diablement lascif, une caresse tendre entre un chat à la plume luxurieuse et une souris envoûtée, charmée, comme hypnotisée par le ballet incessant des mots qui vont et viennent, dansent avec les corps autant qu'avec les esprits. Pour conclure, rien de mieux, à mon sens, qu'une chanson qui, je trouve, illustre à merveille la situation amoureuse de notre couple en déroute :
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En résumé, Vos mots sur ma peau est un roman érotique que j'ai beaucoup aimé lire ! Particulier, original, unique, il balaie d'un revers de main la scène classique du genre pour laisser place à une relation épistolaire aussi belle qu'ensorcelante. Un premier livre qui, j'en suis certaine, n'est que le début d'une grande aventure littéraire...
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Détails sur ce livre :
Vos mots sur ma peau, autoédité en ebook
Auteur : Alex Ambre
Nombre de pages : 79 pages (au format numérique)
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Lors d’une séance photo improvisée, Bénédicte et Yoann se rencontrent. Elle est l’héritière d’une marque de luxe spécialisée dans le prêt-à-porter, il est un jeune footballeur professionnel à l’avenir prometteur. Entre eux, c’est comme une évidence, un véritable coup de foudre. Au fil des jours, leurs sentiments se renforcent. Entourés de leurs familles et de leurs amis, ils se construisent un avenir radieux. Fortune, mariage, enfant... Leur vie s’annonce sans nuages. Mais tant de chance et de succès suscitent toujours de la jalousie… Comment réagir face à la trahison d’un proche ? Où trouver le courage de surmonter les épreuves de la vie ? Envers certaines douleurs, l’argent ne peut rien… Leur amour, pourtant si fort, pourra-t-il résister ? -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Anaïs Raphaël, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
L'amour. Une émotion, un sentiment aussi rare que subtil, une évidence telle qu'elle nous échappe parfois. L'effleurement délicat de deux âmes solitaires, l'envol léger de centaines de papillons colorés, la fusion chaleureuse des corps dans une danse suave... L'amour pourrait se résumer à tant de bonheur et d'insouciance. Mais la voie du coeur est-elle aussi rayonnante qu'elle ne le laisse paraître ? Lorsque tout semble aller pour le mieux, le miroir de nos peines et de nos souffrances passées continue-t-il de nous hanter ?
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On va s'aimer...
Si la phrase emblématique de la chanson de Gilbert Montagné m'a inspiré le titre de ce paragraphe, c'est tout simplement parce que je trouve qu'il reflète à merveille l'idée qui se dégage de cette histoire et que Anaïs Raphaël, l'auteure, a su transmettre à son lecteur de façon tout à la fois légère et dramatique : le véritable amour, celui qu'on ne connaît qu'une seule fois au cours de son existence, celui-là même que l'on écrit avec un A majuscule est une évidence émotionnelle qu'aucun(e) de nous ne peut délibérément ignorer. Les êtres humains sont en quelque sorte tributaires du sentiment amoureux, car depuis la nuit des temps, c'est une quête encore inassouvie à ce jour que de connaître le bonheur idéal.
Les hommes ont cherché à comprendre et percer les mystères de l'amour, mais celui-ci reste aujourd'hui encore une notion bien vague à nos yeux, se rapportant tout autant à la joie qu'au plaisir, mais également aux chagrins du coeur et autres déconvenues sentimentales. Ainsi, Comme une évidence s'impose comme un roman qui fait fi du voile épais de brume enveloppant l'amour et ses nombreuses définitions, car l'histoire imaginée par Anaïs Raphaël a pour seul et unique but de laisser le coup de foudre soudain, totalement inattendu, parler pour nous. Dès lors, à bas les doutes, les hésitations, les tergiversations inutiles, l'incertitude profonde qui tiraille notre esprit ! Place à la liberté et aux joies simples de la vie amoureuse.
Indépendante et sûre d'elle, Bénédicte incarne la femme moderne émancipée, belle sans être fatale, forte et courageuse, réfléchie et intelligente. Pourtant, si l'héritière de la famille Lance semble déterminée à se tailler une place dans ce monde sans pitié, l'assurance qu'elle affiche n'est pour elle qu'un moyen de dissimuler la souffrance qui l'habite. Blessée par une relation sans avenir, Bénédicte imagine difficilement se reconstruire avec un autre homme, quitte à finir célibataire... Mais c'était sans compter sur ce farceur de destin, qui a le don de placer sur notre route des évènements ou des personnes insoupçonnés et ce, aux moments les plus importants de notre existence ! Bénédicte ne se serait jamais doutée que Yoann entrerait de manière aussi impromptue dans son quotidien, mais sa surprise immédiate face à cette rencontre insolite est-elle le signe d'une peur incontrôlée, réminiscence de son passé douloureux ? Heureusement, l'auteure travaille ses personnages en profondeur et leur accorde une ambiguité émotionnelle très réaliste, tout en ménageant une part de suspense romantique que l'on prend plaisir à découvrir.
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Frontières imaginaires
Ancré dans un monde bien réel, Comme une évidence est une romance qui fait tout autant la part belle à l'extase amoureuse qu'au drame conjugal, voire même familial. Pas de risque de spoil ici, soyez rassuré(e)s ! Mais je trouve intéressant d'analyser ces deux aspects de l'histoire, car ils introduisent deux notions, à mon sens, fondamentales dans la mise en lumière et la définition de l'amour : la félicité qui en découle et la tragédie qui en résulte. Par comparaison, les pièces de William Shakespeare sont le penchant sombre et mélancolique du sentiment amoureux, décrivant avec un lyrisme inégalé l'accablement, la tristesse immense qui s'empare de chacun de ses personnages. Ainsi, la détresse de Roméo et Juliette n'est-elle pas portée par les tourments interminables dont souffre leur coeur, battant à l'unisson jusque dans la mort ? Ou encore Hamlet, dont la célèbre vengeance n'est que le reflet de l'amour qu'il vouait à son père ?
Les exemples ne manquent pas, mais il m'apparaît plus judicieux de vous parler plus en détail de Comme une évidence. Une romance contemporaine piquante, sensuelle, mais si réaliste et juste dans son message implicite d'amour au-delà des mots, de bonheur éternel... Une lumière bienveillante et réconfortante par-delà les tempêtes incessantes qui croisent parfois notre chemin. La relation de Bénédicte et Yoann ne se base pas uniquement sur une attirance physique réciproque, mais sur la durabilité des sentiments de chacun, sur la force du lien qui les unit, sur cette folle complicité qui les rapproche un peu plus chaque jour. D'ailleurs, la couverture de ce roman évoque parfaitement la dimension de l'histoire écrite par Anaïs Raphaël : le coeur, symbole même de l'amour, se compose de deux points d'interrogation. Car après tout, l'amour est une interrogation constante, un principe émotionnel méconnu, objet des plus grands sujets de réflexion de ces deux derniers siècles...
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En résumé, Comme une évidence est une excellente lecture ! Un ouvrage à lire en deux temps, afin de mieux l'appréhender et d'en saisir toute l'essence. Une romance belle et bien écrite, pour un sujet philosophique passionnant et passionné. La découverte d'une auteure à l'écriture addictive, aux côtés de personnages touchants et savamment imaginés. Lui faire un peu de place sur vos étagères ? C'est comme une évidence !
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Détails sur ce livre :
Comme une évidence, autoédité en ebook (existe aussi au format papier)
Auteur : Anaïs Raphaël
Nombre de pages : 226 pages (au format numérique)
À paraître le 8 février 2020
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L'Écosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l'aventure et les périls, l'amour et la passion. Jusqu'au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu'elle aura découvert et le bonheur qu'elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain... -
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Mon avis :
Il est des livres dont la lecture nous apparaît vitale, essentielle, mais pour lesquels nous n'avons de cesse de reporter la découverte. Prolonger le plaisir de l'inconnu, se complaire dans l'ignorance d'une histoire qui nous attire et nous fait en même temps frissonner comme seuls certains ouvrages, sans en avoir seulement lu la première page, parviennent à nous faire trembler d'appréhension. Ces livres détiennent pourtant les clés et renferment les secrets qui embraseront notre âme de lecteur et la laisseront se consumer lentement sous le feu de l'indécision. Coup de coeur ou déception, qui peut savoir...
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Les noeuds du temps
Élément aussi immatériel qu'insaisissable, le temps au long cours est un farceur, un être espiègle, un enfant immortel à la sagesse infinie, égarant les âmes esseulées, soufflant un chuchotis d'amour au creux de l'oreille... Il va et vient, inverse le cours des choses, s'amuse de notre fascination teintée d'incompréhension, sourit à la simple évocation des mystères qu'il se plaît à cacher dans ce que nous, les hommes, appelons le passé, le présent et le futur... Mais finalement, l'avenir que nous imaginons ne sera-t-il pas, un jour ou l'autre, le présent des nouvelles générations, aux yeux desquelles notre époque sera lointaine, fade peut-être, vieillie et dépassée ? Quant au passé qui fut le nôtre, les hommes qui le peuplaient alors avaient-ils imaginé un seul instant que les siècles défilant, le monde connaîtrait de tels changements ? L'Histoire ne peut le dire. Perdus dans les méandres de nos questionnements, l'essence même du temps nous échappe : être heureux, trouver sa route dans le dédale sinueux d'une ère oubliée ou, au contraire, encore inconnue.
C'est là toute la magie subtile du premier tome d'Outlander. Inconsciemment, je me suis attachée à ce XVIIIe siècle barbare, dangereux, inexploré du vivant de l'homme du XXIe siècle. Et pourtant... Peut-on réellement affirmer que notre monde, tel qu'il est aujourd'hui, est tellement plus civilisé et sécurisé ? Les risques de viol, les vols de rue, les duels entre bandes rivales, la délimitation des territoires, les courses-poursuites effrénées entre les bandits, les hors-la-loi et autres mécréants, et les représentants d'une justice parfois trop impartiale ou alors totalement inexistante... Sommes-nous à l'abri d'éviter une guerre sanglante de pouvoir, là où Anglais et Écossais se sont entre-tués pour asseoir sur le trône des souverains estimés de chacun ? L'homme moderne est-il davantage intelligent, cultivé et en parfaite adéquation avec son temps que ne le furent ceux des années 1700 ?
Ainsi, je me suis véritablement fondue dans cette intrigue passionnante et passionnée, dans laquelle se confondent la politique et ses enjeux, l'historique, la finance, l'amour... Ce sont les thèmes principaux et visibles dès les premiers instants de lecture. En creusant un peu la chose, j'ai pu m'apercevoir de la force symbolique qui se dégageait du texte et que Diana Gabaldon, l'auteure, a su décrire avec une justesse remarquable. La pensée de la romancière met notamment en avant que deux époques, à première vue aux opposés l'une de l'autre, si elles se trouvent juxtaposées dans l'espace-temps invisible, peuvent défier les préjugés temporels et se lier dans une harmonie inédite. C'est un peu comme si, malgré l'aspect littéraire de cette chronique, j'incluais également une partie scientifique qui viendrait étayer mon avis et vulgariser le fil rouge, à mi-chemin entre la physique et la philosophie, qui fait toute l'attractivité et le charme de ce roman. Ce tome 1 pose donc une, et même plusieurs problématiques intéressantes qui donnent à réfléchir sur le temps et son influence sur l'homme, l'impact qu'il a sur le monde végétal et animal, sans oublier les conséquences des choix qui sont faits et imposent tôt ou tard des bouleversements majeurs dans nos vies...
Si Claire n'avait pas franchi les frontières du temps, qu'aurait-elle su de cette existence trépidante, souvenir vivace dans les mémoires des anciens ? Son voyage résulte de plusieurs facteurs, scientifiques si l'on veut, mais laissons la féerie opérer, le hasard faire son oeuvre et les boucles temporelles se croiser lors d'un équinoxe d'automne que viennent égayer les célébrations traditionnelles des populations celtiques, aux abords d'un mystérieux cromlech. Les pierres chantent, résonnent d'un écho entêtant, appellent celle dont la destinée n'est autre que de traverser les âges...
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Je suis prest
Après le côté approfondi de cette lecture, revenons aux aspects plus légers qu'elle présente ! J'ai envie de m'attarder sur les personnages, surtout sur les deux principaux que sont Claire et Jamie. Claire, tout d'abord, car j'avais beaucoup de doutes en commençant ma lecture. Pourquoi ? Parce que la série TV adaptée des romans avait faussé ma perception de son caractère, et je l'avais mal cernée. Le feuilleton m'a donné l'image d'une femme pénible, vulgaire, désobéissante, nonchalante et désinvolte, sans oublier son inconscience totale. Bref, la série m'avait plus ou moins refroidie à son sujet et j'appréhendais ma rencontre avec la jeune infirmière au cours des huit cents et quelques pages du roman. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en réalité une femme investie et soucieuse, qui n'est pas uniquement focalisée sur "Je veux retourner à mon époque, auprès de Frank...". Ce fut cette rengaine franchement déplaisante qui m'avait énervée dans l'adaptation, je ne supportais pas son personnage, car il me semblait qu'elle se fichait complètement d'avoir voyagé dans le temps jusqu'en 1743, et qu'il n'y avait pour elle qu'un seul et unique objectif : revenir en 1945 coûte que coûte. Dans le livre, pas du tout ! Claire est ouverte d'esprit, sensible, attachante, intelligente et maligne, débrouillarde et pleine de ressources face à cette expérience incroyable.
Elle est loin d'être pleurnicharde et faible comme elle peut l'apparaître dans la série (du moins, dans la saison 1, car je n'ai pas encore visionné la suite), et c'est ce côté fort et raisonné qui m'a beaucoup plu chez elle. Elle arrive à faire la part des choses, à peser le pour et le contre, à dissocier ses deux existences parallèles... C'est une femme concernée, impliquée, dévouée, un peu inconsciente par moments, mais sans jamais être effrontée plus que de raison, ou insubordonnée.
Quant à Jamie, il est dans le livre l'homme que j'avais pu voir dans la série TV. Charmant, beau, gentil, patient, compréhensif, doué pour le combat, mais également cultivé et prêt à se sacrifier pour protéger ceux qu'il aime. Bref, il a toutes les qualités ! Il pourrait être parfait, mais l'imperfection est humaine, et Jamie possède ses propres défauts qui font de lui quelqu'un d'entier, sans tomber dans un extrême de perfection exagérée, sans basculer non plus dans l'irresponsabilité horripilante des antagonistes : bien que calme, il est rageur, jaloux parfois, mais jamais violent et cruel. Il est à l'écoute, il comprend Claire et l'aime d'un amour démesuré, mais il ne lui tolère pas la désobéissance et attend d'elle qu'elle tienne son rôle de femme tout en lui accordant une liberté de conscience peu commune pour l'époque. C'est très juste et bien amené, l'écriture débordante de vie de Diana Gabaldon sublime tant le côté scientifique que littéraire et donne un charisme nouveau aux protagonistes, une personnalité qui définit chacun et les éloigne du manichéisme classique, occultant le noir et le blanc pour baigner dans un nuancier de gris.
Personnellement, j'ai été soufflée, transportée, j'ai adoré écouter les légendes écossaises autour d'un feu de camp monté à la hâte, dormir à la belle étoile, parcourir les plaines, traverser les épaisses forêts, chevaucher de village en village, coucher dans une humble auberge... Même les litres entiers de whisky bus tout au long de l'histoire par les personnages mettent du baume au coeur et donnent le sourire, invitant le lecteur dans une espèce de convivialité chaleureuse où les rires gras des hommes enivrés réchauffent bien plus le corps et l'esprit que les manières empruntées de l'armée anglaise !
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En résumé, le premier tome d'Outlander est un coup de ♥ ! Tant pour l'histoire que pour les personnages, c'est un voyage littéraire et temporel merveilleux qui s'offre à nous. Si la série TV suit dans la grandes lignes l'intrigue, je lui ai véritablement préféré le roman, plus complet et riche à mon sens, car il permet de mieux comprendre l'ensemble de l'oeuvre et d'aborder sans peine les thèmes qui y sont évoqués. Laissez la romance, légère mais efficace, rythmer votre découverte de cette magnifique saga, et baladez-vous au coeur des highlands en toute sérénité...
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Détails sur ce livre :
Outlander - Tome 1 : Le chardon et le tartan, publié aux éditions J'ai Lu
Auteur : Diana Gabaldon
Nombre de pages : 853 pages
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Victoire a eu une enfance heureuse et équilibrée entre son père vétérinaire et sa mère Élodie, championne d’équitation qui lui a transmis sa passion des chevaux. Le rêve de l’adolescente est donc de suivre les traces de cette femme aimante et dynamique, appréciée de tous. Mais un jour, tout s’effondre. Lors d’une compétition, Élodie fait une chute qui lui est fatale. À partir de ce moment, Victoire ne peut approcher un cheval sans revoir la tragédie et ne veut plus entendre parler de Dream, la jument que montait sa mère et qu’elle avait aidé à dresser. Aux grands regrets de ses amis et de son père, qui tient beaucoup à Dream, Victoire est décidée à se séparer de la jument qu’elle rend responsable du décès de sa mère, quitte à oublier son rêve d’enfant. -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Lucie Farigoul, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
L'histoire d'une vie, un récit poignant, un drame familial qui brisera des coeurs et mettra à mal l'amour et la confiance... Peut-on encore croire en nos rêves, peut-on encore espérer lorsque le doute est omniprésent ? Tandis que la peur et l'incompréhension assaillent notre esprit, un destin qui n'est pas le nôtre se joue dans l'ombre, redessinant la route de notre existence, traçant dans le silence de notre chagrin un chemin cahoteux vers l'inconnu...
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À la croisée de nos coeurs
Le visuel de ce livre est une ode à la tendresse, à l'amour, au souvenir. Comme un lien invisible entre le passé, le présent et l'avenir, cette couverture résume à elle seule l'étendue philosophique, la dimension spirituelle et émotionnelle que renferme ce roman. Notre histoire est inscrite en nous, elle nous suit jour après jour et nous survit même au-delà des heures les plus tristes de notre existence. Dans notre coeur s'écrivent à chaque instant les moments qui tracent au fur et à mesure notre route, nos décisions influant sur la difficulté de ce parcours, les hauts et les bas que nous serons amené(e)s à traverser tôt ou tard. Et c'est ainsi que Victoire modifie de façon radicale le destin de Dream, sa jument préférée qu'elle rend responsable du décès de sa mère lors d'une compétition équestre.
Du jour au lendemain, la jeune fille, qui aimait Dream d'un amour inconditionnel, voue une haine viscérale à l'animal et décide d'occulter tout ce qui se rapporte à la pauvre bête. Une figurine, des photos, des souvenirs heureux partagés avec sa mère... Affligée par la disparition aussi soudaine que brutale d'Élodie, Victoire ne trouve refuge que dans la nostalgie, un univers hors du temps dans lequel sa mère est toujours là, à ses côtés, souriante et pleine de vie. Mais avec son imagination pour seul rempart face à la dure réalité qui l'attend, il est impossible pour elle d'envisager de côtoyer Dream sans éprouver de la crainte ou de la colère à son égard.
Ainsi, la réaction de cette jeune fille m'a semblé aussi pertinente et efficace qu'elle n'est agaçante et stupide ! Grâce à son style d'écriture, Lucie Farigoul nous amène à porter un regard compatissant sur cette adolescente troublée, perdue, désemparée face à une situation qui la dépasse complètement, mais notre coeur peut aussi se révéler dissident et nous laisser en bouche la saveur amère de son comportement qui nous apparaît si puérile et superficiel... Plus d'une fois au cours de ma lecture j'ai pensé remonter les bretelles à Victoire, si cela avait été possible. Heureusement pour elle, le caractère fictif de son personnage m'en a empêché, mais son attitude irrationnelle et irréfléchie se rapporte aussi pour moi à un certain manque de discernement de sa part.
Bien sûr, l'amour qu'elle porte à sa mère balaie sans problème la logique qu'il convient d'adopter, et Dream se trouve être bien malgré elle le bouc émissaire de celle qui la chérissait tant auparavant. L'objectivité de la jeune fille est totalement brouillée, et je comprends parfaitement que sa peine puisse altérer sa capacité à faire les bons choix, mais son entêtement la pousse dans un extrême émotionnel qui me semble purement illogique. Pourtant, si son personnage est par moments très énervant, Victoire n'en reste pas moins attachante et sensible, grâce à l'auteure qui a su retranscrire avec une habile justesse son humanité. Car finalement, si sa réaction m'a paru exagérée, disproportionnée au cours de ma lecture, je me rends compte à présent que la jeune fille laissait tout simplement s'exprimer l'humanité qui dormait en elle, et qui sommeille en chacun de nous.
Être humain, c'est accepter d'être imparfait, impuissant face à certaines situations qui nous semblent terriblement injustes, car nous ne sommes pas ces super-héros aux pouvoirs et à la force démentiels. Pas d'araignée radioactive, de kryptonite, de mutations génétiques ou autres... Si ces qualités nous apparaissent comme des dons que nous rêvons toutes et tous de posséder, je pense pour ma part que notre humanité est notre plus grand pouvoir. Grâce à elle, nous pouvons faire preuve d'empathie, nous pouvons aimer, consoler, rassurer, soutenir, aider, écouter... Notre force, aussi insoupçonnée soit-elle, est en nous et ne demande qu'à voir le monde et les trésors qu'il renferme avec un regard neuf.
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Une nouvelle découverte
Lucie Farigoul a créé une histoire très touchante, elle a imaginé une intrigue où la nature humaine occupe une place importante, renforcée par l'opposition constante des sentiments contradictoires qui animent tout à la fois le lecteur et les protagonistes. Un duel émotionnel riche et rondement mené, dans lequel l'auteure joue aisément avec notre perception des choses, notre compréhension du monde et des personnes qui nous entourent, sans oublier les fragilités qui sont propres à chacun(e) de nous. La plume de cette jeune romancière est limpide, un peu courante parfois, mais toujours portée par cette touche subtile d'optimisme, d'espoir quasi imperceptible...
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En résumé, À jamais dans mon coeur ! est une jolie lecture ! Un récit que je qualifierais d'inter-générationnel, car il est susceptible de toucher toutes les âmes qui se laissent porter au fil des pages. Une histoire d'amour, de confiance, d'amitié aussi, de tolérance, un roman pour croire et rêver, se souvenir avec tendresse et imaginer avec ferveur, espérer et cultiver la petite graine de bonheur qui germe en chacun(e) de nous.
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Détails sur ce livre :
À jamais dans mon coeur !, publié aux éditions Edilivre
Auteur : Lucie Farigoul
Nombre de pages : 130 pages
Existe aux formats papier et numérique
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Nouvelle Angleterre, Burlington. Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États-Unis, bref, un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs que nulle part ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il... -
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Mon avis :
Une histoire de sorcière en plein mois de décembre ? Eh bien oui, chers lecteurs ! Je n'ai pas eu l'occasion de vous en parler avant, c'est la raison pour laquelle je viens vous donner mon avis aujourd'hui sur le premier tome de la saga Rebecca Kean, écrite par Cassandra O'Donnell.
Cette série de livres me tentait depuis un moment, et les nombreux retours positifs vus ici et là sur l'Internet ont fini de me convaincre, voilà quelques années maintenant, d'acquérir le début de cette aventure détonante. Lu cet automne, ce premier volume, s'il n'est pas un coup de coeur, s'est révélé être malgré tout une bonne lecture qui aura su m'embarquer dans son univers magique et mystérieux.
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Méfiez-vous de l'ensorceleuse aux cheveux écarlates...
Condamnée à mort par son clan, l'impétueuse Rebecca Kean, accompagnée de sa fille Leonora, fuit et parcourt le monde en quête de sécurité, de sérénité et d'une nouvelle existence sans accroc, dans la discrétion la plus totale, loin de la violence de sa tribu. En arrivant à Burlington, de nouvelles possibilités s'offrent à la jeune sorcière, une marche vers l'inconnu lui tend les bras et la disparition brutale d'un loup-garou dans cette bourgade aspirant pourtant à l'anonymat le plus complet l'entraîne bien malgré elle dans une aventure aussi inattendue que périlleuse...
Ce tome 1 m'a souvent été chaudement recommandé, tant pour l'aspect fantastique, le côté surnaturel de l'histoire, que pour ses personnages hauts en couleur et son intrigue captivante, digne d'un habile mélange entre Charmed et Buffy contre les vampires ! On retrouve dans ce premier opus tous les ingrédients d'une bonne série bit-lit, un univers dans lequel se côtoient dans le plus grand secret humains et créatures de la nuit, où les rivalités entre clans remontent à des temps immémoriaux, où le mystère enveloppe d'un épais voile brumeux le moindre évènement un tant soit peu étrange... C'est dans cette atmosphère peu ordinaire que Rebecca Kean fait son entrée, donnant un ton décapant à la narration de Cassandra O'Donnell. L'intrigue est piquante, savoureuse, acide et douce, pétillante et pleine de rebondissements.
Jouant plus d'une fois avec nos doutes, l'auteure se plaît à entrecouper l'enquête menée par la sorcière à la chevelure écarlate par des moments plus romantiques, parfois même passionnés sans que l'on puisse toutefois les qualifier d'érotiques. Presque pas de sexe ici, mais au contraire des sentiments naissants qui mettent les personnages face à leurs propres peurs de l'amour... Sous son apparente véhémence, Rebecca est en réalité une jeune femme pleine d'incertitudes, blessée par la vie, une solitaire repliée sur elle-même, une coquille vide désertée par l'amour, le vrai. Raphael, quant à lui, a traversé nombre d'épreuves au cours de sa longue existence ; son statut de vampire, ainsi que son grand âge, lui confèrent l'autorité et le pouvoir sur la communauté dont il a la charge, mais est-il vraiment heureux et épanoui dans cette vie qui, pour lui, n'est plus qu'une interminable succession de jours et de nuits sans saveur ?
Cassandra O'Donnell a su donner profondeur et richesse à ses personnages. Elle les a imaginés comme des êtres à part entière, des hommes et des femmes qui, sous le nom de "sorcière", "vampire" ou autres, sont bien plus humains que n'importe qui d'autre. L'auteure pose, je trouve, une question essentielle et très intéressante sur les sentiments profonds qui animent chacun(e) de nous : les différences qui nous séparent ne sont-elles pas destinées à nous rapprocher ? Nous n'avons pas nécessairement besoin de transposer cette problématique dans un monde imaginaire peuplé de créatures fantastiques pour répondre à cette interrogation, car c'est en nous, dans notre réalité, qu'il faut réussir à trouver les réponses.
Ce premier tome introduit ainsi de manière très subtile un sujet important, celui de la tolérance, du respect et de l'ouverture d'esprit. Sous couvert d'une intrigue explosive et riche en action, l'on découvre nos propres travers, nos réactions face à l'inconnu, face à des situations qui nous semblent complètement insolubles et dont la clé, pourtant, se trouve sous nos yeux. Qu'importe le jugement des autres, les regards désapprobateurs, l'incompréhension qui résulte des choix que nous faisons ! La vie est précieuse et trop courte pour la passer à satisfaire des attentes qui ne sont pas les nôtres, alors exit les codes de la "normalité", le qu'en-dira-t-on et les faux-semblants déprimants. Chacun(e) de nous est unique et nous sommes les seul(e)s à pouvoir façonner notre existence, à la modeler selon nos envies, nos souhaits et à construire dès aujourd'hui les lendemains de nos rêves.
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Une suite de saga prometteuse
Si ce premier tome ne m'a pas entièrement convaincue, notamment à cause du style d'écriture de Cassandra O'Donnell, que je trouve parfois un peu relâché, l'intrigue m'a cependant beaucoup plu et m'a donné envie de découvrir le deuxième opus de cette saga, qui compte pour le moment six volumes. Une aventure truculente, étonnante, originale et pertinente, un condensé d'émotions, des personnages attachants et bien construits, un univers riche et détaillé, une histoire qui n'a pas fini de nous surprendre... Bref, à suivre !
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En résumé, Rebecca Kean est une très bonne découverte ! Une immersion réussie dans un monde étrange et inquiétant, un scénario envoûtant porté par la plume mordante et audacieuse de son auteure, une suite de péripéties rocambolesques rondement menées, un mystère qui s'épaissit de plus en plus à mesure que disparaissent les brumes du passé, souvenirs d'une vie lointaine et énigmatique... Un conseil ? Lisez ce premier tome sans tarder !
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Détails sur ce livre :
Rebecca Kean - Tome 1, publié aux éditions J'ai Lu
Auteur : Cassandra O'Donnell
Nombre de pages : 474 pages
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Pas de résumé, pour éviter tout risque de spoil ! -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Brice Milan, l'auteur de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Chroniques des Terres d'Eschizath est une saga fantasy dont je vous ai déjà parlé à deux reprises sur le blog (ICI et LÀ) et que j'ai eu l'occasion de découvrir grâce à Brice Milan, son auteur, qui m'avait proposé les deux premiers volumes en service presse. À l'occasion de la sortie du troisième et dernier tome au mois d'octobre, j'ai eu la chance de lire Les Fragments de Discorde en avant-première.
Au programme : immersion totale dans un univers fascinant et original, des personnages travaillés en profondeur sur les plans psychologique et émotionnel, une narration dynamique et un twist final renversant !
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La fin d'une saga
Brice Milan signe ici le dernier opus des aventures de ses héros de papier. Alceste, Oriana, Horst et leurs nombreux compagnons de route parviendront-ils à percer le mystère qui entoure les fragments bleutés ? Si les tomes 1 et 2 posaient les bases d'un univers riche, foisonnant de possibilités, ils laissaient également beaucoup d'interrogations en suspens... Des questions auxquelles le tome 3, après plusieurs mois d'attente, répond enfin ! Le doute qui planait dans l'esprit des lecteurs a disparu en un claquement de doigts, balayé par les révélations audacieuses et inventives de l'auteur.
Si j'ai réussi à piquer votre curiosité, c'est parfait ! Parce que c'est un peu le but des chroniques que je rédige et poste sur ces pages : vous donner envie de découvrir des livres auxquels l'on ne pense pas forcément. Car c'est vrai, certains ouvrages n'attirent pas notre attention de prime abord à cause du résumé (peu ou trop révélateur), de l'intrigue proposée, du genre littéraire dans lequel s'inscrit l'histoire, du visuel de couverture et, parfois, de l'objet-livre en lui-même... Parmi ces quelques critères, on trouve aussi celui de l'autoédition, selon lequel les livres autoédités seraient moins bons que ceux publiés en maison d'édition. Idée reçue ! Les exemples d'ouvrages parus en autoédition et chroniqués sur Graines de Souris ne manquent pas. Si quelques-uns ne m'ont pas emballée autant que je l'aurais souhaité et que le résumé le laissait entendre, la plupart sont de très bonnes lectures, voire même des coups de ♥ pour certains !
Avec ce paragraphe, j'ai envie de dire que Chroniques des Terres d'Eschizath est une saga SFFF qui vaut largement le détour. L'histoire est prenante, rythmée, unique en son genre et défie les codes de la fantasy classique. Soutenu par une narration fluide et trépidante, le panel des personnages créés par Brice Milan se teinte de caractères singuliers, allant de la jeune saltimanque revêche au tyran charismatique, en passant par le mage aux paroles énigmatiques...
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Un regard nouveau
Les Fragments de Discorde nous permet de poser un regard neuf sur l'ensembe de la saga. Souvenez-vous... Dans mes chroniques des deux premiers volumes, j'avais noté que l'intrigue semblait un peu trop axée sur l'action, au détriment d'une meilleure connaissance de l'univers et des personnages. Le tout m'avait paru un peu trop rapide, un peu trop précipité. Cela m'avait donné la sensation d'une course-poursuite effrénée, d'une quête lancée à toute allure et qui ne laissait que peu de répit aux héros de l'histoire, mais aussi au lecteur... Parce que oui, même si les actions se succédaient de manière assez hâtive, le récit, lui, restait passionnant et les protagonistes attachants !
Du coup, j'attendais le tome 3 avec grande impatience et je n'ai pas été déçue. Après avoir tâtonné, hésité et douté, Brice Milan parvient enfin à trouver sa voie. Sa plume s'est affirmée, son style narratif s'est renforcé, la psychologie de tous ses protagonistes est travaillée en profondeur et l'action est toujours au rendez-vous. Ce que j'ai particulièrement apprécié avec ce troisième volume, et qui n'était pas nécessairement explicite dans les deux premiers livres, c'est le découpage des chapitres et des points de vue. Le lecteur se retrouve ainsi confronté à différentes focalisations, alternant entre les personnages d'Alceste, Annabelle, Ulva, Morgaste et d'autres encore. L'auteur rentre aisément dans la peau de ses héroïnes et leur confère panache et volonté, dynamisme et authenticité, mais son écriture rend également parfaitement compte des sentiments belliqueux, mélancoliques ou impétueux qui animent les hommes.
Lorsque je lis un ouvrage, quel qu'il soit, j'aime connaître les différents acteurs de l'histoire. J'aime savoir qui ils sont vraiment et ce qu'ils vont apporter au récit, comment ils vont réussir à faire avancer l'intrigue, à la mener à son terme... C'est ce qui m'avait manqué dans Les Fragments Perdus et Les Fragments Réunis, ce point d'ancrage, cette attache qui me reliait aux personnages et me permettait de les découvrir pleinement. Ce troisième tome est un espace infini de possibles, car il balaie le manichéisme qui donnait toute sa rage de vivre et sa soif de pouvoir à Morgaste, il traque les valeurs anti-féministes et place la femme au coeur du récit, il nous émeut de bien des façons et nous offre un moment de lecture sensationnel !
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Le twist final
Vous pouvez lire ce paragraphe sans problème, il n'y aura pas de spoil. J'ai simplement envie de vous parler rapidement de la fin de ce roman, à laquelle je ne m'attendais pas du tout. J'ai été tout à la fois surprise, perplexe, curieuse et totalement soufflée, car l'idée est ingénieuse, créative et laisse peut-être présager une suite - ce qui ne serait pas pour me déplaire. Je ne sais pas ce que Brice Milan a prévu par rapport à cette chute, s'il envisage de faire tomber le mur de questionnements (sans réponses pour le moment) soulevé par ce cliffhanger inédit.
Je ne vais pas m'étendre davantage sur le sujet, car je risquerais de vous dévoiler ce fameux twist, mais quoi qu'il en soit, je trouve qu'il conclue très bien ce troisième volume. C'est une fin qui m'a beaucoup plu, car elle ne vient pas se greffer à l'intrigue de base pour proposer un retournement de situation époustouflant, mais elle la complète et lui donne tout son piquant !
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En bonus !
Parce que je ne pouvais pas terminer cette chronique sans vous parler des nouvelles couvertures qui illustrent chacun des tomes de cette trilogie, je vous mets ci-dessous les visuels imaginés par la talentueuse Éloïse Girard.
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En résumé, Les Fragments de Discorde fut une excellente lecture pour moi ! J'ai adoré retrouver la plume et les personnages de Brice Milan, l'auteur est plus sûr de lui, plus confiant, et laisse son imaginaire fourmillant d'histoires en tout genre prendre en vie sous ses doigts... Un roman d'aventures palpitant, passionnant et que je vous conseille sans la moindre hésitation :)
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Détails sur ce livre :
Les Fragments de Discorde - Tome 3, autoédité en ebook (existe aussi au format papier)
Auteur : Brice Milan
Nombre de pages : 286 pages (au format numérique)
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Alpes françaises, 2018. Louise part dans une folle balade sur le dos de sa jument Arizona-Dream. Elle a besoin d'oublier la mort de son bien-aimé grand-père. Au détour des chemins elle se retrouve propulsée dans le temps avec son cheval à l'époque du Far-West dans la ville de Tombstone. Alors que la célèbre fusillade d'OK Corral approche, l'issue parait bien moins certaine que ne le content les livres d'Histoire. Arrivera-t-elle à aider le Marshall Wyatt Earp et son ami Doc Holliday à s'en sortir vivants ? Et comment pourra-t-elle rentrer en 2018 avec Arizona ? -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Nicolas Delalondre, l'auteur de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Qui se souvient avoir aimé les chevaux étant enfant ? Je pense que, comme moi, certain(e)s d'entre vous ont rêvé de côtoyer ces magnifiques animaux, une passion qui ne s'est jamais véritablement envolée... Simplement Pro m'a permis il y a peu de retrouver le plaisir des balades à cheval, avec ce sympathique petit roman pour la jeunesse.
Voici donc mon avis sur le tome 1 de la saga L'aventure au galop, de Nicolas Delalondre :)
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Dans les plaines du Far-West...
Ce premier tome pose les bases d'une jolie aventure en plein Far-West américain, avec le désert, les cow-boys, les chevaux sauvages, les Indiens... Si l'histoire commence dans les Alpes françaises, le lecteur se retrouve rapidement propulsé à la fin du XIXe siècle, au coeur des duels au pistolet et des folles chevauchées à travers l'immensité désertique. Ce petit roman n'est pas sans rappeler les mythiques westerns spaghetti réalisés par Sergio Leone, un livre où l'on imagine sans peine la musique d'Ennio Morricone en fond sonore !
L'histoire de Nicolas Delalondre nous emmène à O.K. Corral, en 1881, quelques jours avant la célèbre fusillade qui popularisa par la suite les lieux. Avec Louise, l'héroïne, le lecteur est amené à vivre une aventure passionnante au temps des cow-boys, et pourquoi pas aussi à essayer de changer le cours de l'Histoire... Peut-on vraiment influer sur le destin ? L'auteur tente d'apporter une réponse à cette question, et si vous êtes curieux/curieuses de découvrir si oui ou non Louise parviendra à empêcher que la fusillade n'ait lieu, je vous invite à plonger dans ce roman qui se veut léger, sympathique et accessible à tous.
J'ai beaucoup aimé l'idée des voyages dans le temps qui, je trouve, sont ici bien traités. L'auteur ne se perd pas dans des explications compliquées et inutiles, mais nous embarque aux côtés de la jeune Louise à O.K. Corral, pour vivre une aventure pleine de rebondissements et riche d'enseignements. Comme bon nombre de mes lectures, ce premier tome délivre un joli message sur l'amour, la famille, le temps qui passe... Louise a-t-elle vraiment voyagé dans le temps ? Ou son amour pour grand-père, le souvenir qu'elle a de lui, lui permet-il de s'évader, de rêver un peu ? Une belle allégorie donc, avec laquelle le lecteur se trouve à mi-chemin entre fiction et réalité. Car l'amour que nous avons pour nos proches ne meurt jamais vraiment, il est toujours là, dans nos coeurs. Et finalement, n'est-ce pas l'envie de perpétuer le souvenir de ces personnes qui ont tant compté pour nous qui nous amène à imaginer mille et une choses extraordinaires ? Qui peut savoir...
Cette petite histoire, en apparence simple et sans prise de tête, se veut bien plus profonde qu'elle n'en a l'air. Cependant, certains éléments restent à mes yeux un peu trop clichés, légèrement surfaits et assez prévisibles. Après, il faut bien avoir à l'esprit que cette saga s'adresse avant tout à un jeune public et que chaque lecteur ne ressentira pas les mêmes émotions et ne percevra pas sa lecture de la même manière.
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Un deuxième tome prometteur
Cette première aventure nous emmenant à O.K. Corral, j'ai hâte de voir ce que nous réserve la suite ! Quelle sera la prochaine destination de Louise ? À quelle époque ? Et avec quel évènement majeur ? Tant de questions qui restent malheureusement sans réponses, pour un temps du moins. J'ai pris beaucoup de plaisir à voyager avec Louise et Arizona, et je suis impatiente de les retrouver et de partager à nouveau les dangers du Far-West. L'écriture de Nicolas Delalondre réussit à rendre ses personnages attachants et humains, le tout dans un cadre réaliste quoiqu'empreint de cette touche fantastique.
C'est un livre qui, j'en suis certaine, plaira aux petits comme aux grands. Les enfants s'émerveilleront du courage, de la force de caractère et de la débrouillardise de Louise, ils imagineront des cavalcades dans le désert, des duels dignes des plus grands westerns... Et les adultes accompagneront les plus jeunes dans leurs rêves, partageant ainsi un joli moment de lecture.
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En résumé, le premier tome de L'aventure au galop fut une sympathique lecture ! Un petit livre sans prétention, une histoire simple et accessible, des messages plus profonds, des personnages attachants et bien construits... bref, qu'attendez-vous pour vous plonger dedans ? :)
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Détails sur ce livre :
L'aventure au galop - Tome 1 : O.K. Corral, autoédité enebook (existe aussi au format papier)
Auteur :Nicolas Delalondre
Nombre de pages :179 pages (aux formats numérique et papier)
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Je vous dis à très bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
C'est avec quelques jours de retard que je viens vous présenter ma Pile à Lire automnale ! Pour la troisième année consécutive, la blogueuse et Booktubeuse Guimause initie le Pumpkin Autumn Challenge, qui débute le 1er septembre et se termine le 30 novembre. Voilà deux ans maintenant que je n'y participe plus, mais je continue malgré tout à me constituer une petite PAL en piochant quelques idées lecture ici et là... Avec l'hiver, l'automne est de loin ma saison préférée ! C'est l'occasion de glisser doucement mais sûrement vers une ambiance cocooning à souhait, une tasse de chocolat chaud fumant à la main, tandis que le feu réconfortant ronfle dans l'âtre ^_^
Avant de vous présenter les livres qui m'accompagneront cette année, je vous invite à cliquer ICI et LÀ si vous souhaitez découvrir mes Piles à Lire automnales des années précédentes ! Les titres présentés sont, je trouve, parfaits pour la saison et peuvent vous donner des pistes pour enrichir votre liste du PAC.
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Cette année, j'ai sélectionné neuf livres que je souhaite idéalement lire entre septembre et novembre. Des PAL's assez ambitieuses fleurissent un peu partout sur la toile depuis le début du mois, mais j'ai choisi pour ma part de rester raisonnable. Je garde cependant l'esprit "challenge", puisque certains des livres que je vais vous présenter sont des pavés ! C'est un petit défi personnel que je me lance, sans me mettre la pression toutefois, car la lecture doit avant tout rester un plaisir. Peut-être que trois mois me suffiront pour dégommer ma Pile à Lire, mais peut-être aussi que ce ne sera pas le cas... Quoi qu'il en soit, l'important est de s'amuser et, surtout, de profiter de cette saison magique et hors du temps !
Je vais maintenant arrêter de blablater et vous présenter les livres que j'ai envie de lire cette année. Les intrigues et thématiques abordées sont variées, on trouve aussi bien du thriller que de la Fantasy, en passant par le roman historique, le feel good, la jeunesse et le Young Adult... Ces titres sont pour la plupart des services presse, mais il y a également des lectures plus personnelles et bien connues du grand public. Allez, je vous laisse découvrir tout ça !
Partir, c'est mourir un peu
Roman autoédité écrit par Alexandre Page
Sorti le 9 juillet 2019
Résumé : 1910. Igor Kleinenberg, jeune professeur d’allemand d’origine estonienne, devient précepteur à la Cour impériale de Russie. Côtoyant au plus près le pouvoir jusqu’à sa chute, il assiste aux aléas du pays, aux manigances de l’aristocratie pétersbourgeoise, au cheminement inévitable vers la révolution nationale en pleine conflagration mondiale. Témoin des traîtrises et du mépris envers l’empereur Nicolas II et sa famille, il l’est aussi du courage et de la détermination d’hommes et de femmes qui dans les plus grandes épreuves ne les abandonneront pas.
De Saint-Pétersbourg aux poussiéreuses villes d’Extrême-Orient, du soleil de Crimée aux neiges de Sibérie, Igor Kleinenberg raconte presque une décennie de la Russie dans ce qu’elle eut de tumultueux, de tragique et d'éminemment fascinant. Dans ces mémoires fictifs foisonnants, construits à partir de témoignages du temps, s’entremêlent le portrait intime et vrai de la dernière famille régnante de Russie et l’histoire troublée d’un pays au tournant de son destin.
Le vieil indien et le renard
Roman autoédité écrit par Christophe D'andréam
Sorti le 18 juillet 2019
Résumé : 2003, Sud de la France. Un homme peut-il changer le cours de son passé ? Est-il possible de modifier son destin par des décisions et des choix ?
Charles, soixante ans, bûcheron natif des Alpes, n’y croyait plus. Luc, seize ans, lycéen de la région toulonnaise, n’y croyait pas. Pourtant…
La vie est faite d’imprévus et rien ne laissait entrevoir à l’un ou à l’autre que leurs routes allaient se croiser. Une rencontre improbable de laquelle vont naître le respect, l’amitié et le courage. Deux êtres au cœur lourd qui vont prendre ensemble le chemin initiatique de la rédemption et de la sagesse...
Personne n'est parfait
Roman autoédité écrit par Isabelle M. Day
Sorti le 8 novembre 2019
Résumé : 2016. Le sentant distant depuis plusieurs mois, Elizabeth décide de partager l’un de ses secrets les plus intimes à Arnaud, ce qui est loin d’avoir l’effet escompté. Le couple se brise.
Après de longues années passées ensemble, c’est un nouveau départ pour les deux trentenaires. Chacun se noie dans le boulot mais une rencontre va changer la donne pour Elizabeth. Seulement, le passé n’a de cesse de venir hanter les anciens amants. De Paris à Madrid, les pistes se brouillent.
Et alors que les mensonges et les non-dits s’accumulent, la clé pour accéder à la sérénité ne serait-elle pas tout simplement … la vérité ?
Harry Potter - Tome 2 : Harry Potter et la Chambre des Secrets
Roman écrit par J. K. Rowling
Publié en 2001 aux éditions Folio Junior
Résumé : Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potion magique, les matchs de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Un livre magique pour sorciers confirmés.
Rebecca Kean - Tome 1 : Traquée
Roman écrit par Cassandra O'Donnell
Publié en 2011 aux éditions J'ai Lu
Résumé : Nouvelle-Angleterre, Burlington... Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États-Unis, bref un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçu que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs ici que partout ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...
Cujo
Roman écrit par Stephen King
Publié en 2006 aux éditions Le Livre de Poche
Résumé : A la suite d'une panne et de coïncidences exceptionnelles, Donna Trenton et son fils Tad se retrouve enfermée dans leur voiture à cause de la présence d'un chien enragé (Cujo) qui les empêche de sortir de l'automobile afin d'appeler de l'aide. En effet, son mari - Vic Trenton - est en voyage d'affaires et ne peut par conséquent pas savoir la situation de son épouse. Quant à la famille propriétaire du chien, la mère et son enfant (Charity et Brett Camber) sont en vacances chez sa soeur alors que le père (Joe Camber) n'a pu échapper à la violence aveugle que son chien entraîne derrière lui.
Twilight - Tome 2 : Tentation
Roman écrit par Stephenie Meyer
Publié en 2006 aux éditions Hachette
Collection : Black Moon
Résumé : "Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé."
Rejetée par celui qu'elle aime passionnément, Bella ne s'en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella n'a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d'Edward, et éprouve l'illusion de sa présence. Comme s'il ne l'avait pas abandonnée, comme s'il tenait encore à elle. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? À quel prix ?
Les yeux du dragon
Roman écrit par Stephen King
Publié en 2017 aux éditions J'ai Lu
Collection : S-F/Fantasy
Résumé : L'ombre de Flagg plane depuis quatre siècles sur le royaume de Delain... Le jour où la silhouette du sinistre magicien se glisse derrière le trône du roi Roland, c'est en vue d'accomplir son noir dessein : assurer le triomphe du mal. La machination se met en marche, vénéneuse comme le poison. Mais c'est compter sans une antique maison de poupée, quelques milliers de serviettes de table, les yeux d'un vieux dragon empaillé et, bien sûr, le courage de ceux qui refusent la tyrannie. On sait que les contes de fées sont les premiers récits de terreur. En écrire un à l'intention de sa fille Naomi était donc pour Stephen King une sorte de retour aux sources.
Les bannis et les proscrits - Tome 1 : Le Feu de la Sor'cière
Roman écrit par James Clemens
Publié en 2006 aux éditions France Loisirs
Résumé : Par une nuit fatale, dans le merveilleux pays d'Alasea frappé par une malédiction, trois mages firent un ultime acte de résistance, sacrifiant tout dans l'espoir de préserver le bien. Cinq cents ans plus tard, au jour anniversaire de cette nuit sinistre, une petite fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu'elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir lance ses monstres ailés pour la capturer et lui rapporter la magie embryonnaire qu'elle détient. Fuyant les hordes des ténèbres, Elena est précipitée vers une issue terrible... et vers la compagnie d'alliés inattendus. Formant avec eux une bande de parias et de hors-la-loi, elle va tenter de combattre les forces implacables du mal et de secourir un empire autrefois glorieux...
- En découvrant l’infidélité de mon compagnon, je me suis retrouvée brutalement dans une autre dimension. Ma réaction intersidérale m’a sidérée moi-même : je serai une femme libre, sans contrainte ni belle-mère. Mais voilà que le félon demande son pardon. Et puis quoi encore ? Que feriez-vous à ma place ? -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Sam Riversag, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Si vous avez aimé Bridget Jones, alors vous apprécierez sûrement cette comédie romantique loufoque, à mi-chemin entre le journal du célèbre personnage créé par Helen Fielding et Coup de foudre à Notting Hill !
Voici donc mon avis sur Pour un selfie avec lui, de Sam Riversag :)
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Une histoire à l'humour mordant
Si vous n'aimez pas particulièrement l'humour british, passez votre chemin ! En effet, ce roman est un concentré de bonne humeur, de répliques fraîches et pimentées, le tout saupoudré de cette impayable ambiance anglaise. Alors, préparez-vous un bon thé Earl Grey avec un splash of milk, installez-vous confortablement sur votre canapé et sirotez tranquillement votre boisson ^_^
Le jour où Mary surprend Simon au lit avec une autre, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Commence alors pour elle une nouvelle vie rythmée par les cours de taï chi et de salsa, les moments complices passés avec sa meilleure amie Lola qui cherche à tout prix à lui remonter le moral et, accessoirement, à lui faire rencontrer quelqu'un, son travail dans lequel elle ne s'épanouit absolument pas et sa passion grandissante pour l'acteur Benedict Cumberbatch... Mais si, vous savez ! Cet acteur qui interprète Sherlock Holmes dans la série du même nom produite par la BBC.
Portée par son amour pour le comédien, Mary se lance dans une folle aventure qui la conduira à se surpasser, à accepter que tout ne soit pas toujours parfait dans le meilleur des mondes et à vivre intensément la vie qu'elle a choisie. Un roman tout ce qu'il y a de plus feel good en apparence, mais qui recèle des messages bien plus profonds qu'il n'en a l'air. Grâce à un humour mordant et un style d'écriture léger et fluide, Sam Riversag nous transporte dans le quotidien pour le moins truculent de Mary, son héroïne. C'est un petit bout de femme assez atypique mais terriblement attachant, que l'on a plaisir à suivre dans sa quête du bonheur et de l'amour. Un parcours semé d'embûches, jalonné d'obstacles, mais qui permettra à Mary de grandir, d'évoluer et de devenir une jeune femme accomplie.
Comment, je ne vous le dirai pas, mais je vous invite à le découvrir par vous-même ! C'est une histoire qui, sous couvert de ne pas se prendre au sérieux, véhicule en réalité une flopée de messages sur la vie, l'amour, l'espoir, l'amitié, la famille... L'auteure ne ménage pas ses personnages, mais c'est pour mieux nous conter les aléas et les plaisirs simples de la vie qui font de nous les personnes que nous sommes.
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Un acteur pour fil rouge
Le titre du roman en dit long : Pour un selfie avec lui. Mary, après avoir vu la série Sherlock, tombe raide dingue amoureuse de Benedict Cumberbatch, qui incarne sur le petit écran le célèbre détective. Bien qu'une bonne partie du roman tourne autour de cette idylle fictive, l'acteur anglais se fait assez discret tout au long de l'histoire. Il est un pilier du livre sans pour autant apparaître plus que de raison. Sam Riversag en fait une ligne directrice, un fil rouge conducteur essentiel et sans lequel le récit perdrait de sa saveur, de son piquant... Cependant, c'est un point positif pour moi que Benedict Cumberbatch ne soit pas omniprésent ici.
L'auteure en parle de temps à autre sans jamais insister plus que nécessaire dessus et en fait ainsi un personnage à part entière, tout à la fois mystérieux et attachant. Si, dans la vraie vie, les vedettes sont intouchables, inatteignables, elles deviennent ici, comme Benedict Cumberbatch, accessibles et profondément humaines. Comme si l'auteure nous invitait à rendre visite à des ami(e)s de longue date que nous avions perdu de vue et que nous retrouvons avec plaisir... C'est un moment de partage, un moment chaleureux et convivial autour d'une boisson réconfortante, des fous rires, des sourires aussi, des accolades amicales et une dose de bonne humeur, le tout distillé dans une seule et même histoire.
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En résumé, Pour un selfie avec lui est une lecture incroyablement fraîche et divertissante ! J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre Mary et Lola dans leurs rocambolesques aventures et je ne peux que vous recommander de les découvrir sans tarder. Un mélange détonant et efficace entre une romance contemporaine savoureuse et pétillante, et une comédie catastrophe théâtrale et complètement déjantée :)
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Détails sur ce livre :
Pour un selfie avec lui, autoédité enebook (existe aussi au format papier)
- Andréa, l’infirmière rousse, va rencontrer John, le célèbre écrivain, après un accident... — "STOP ! C’est quoi, cette accumulation de clichés ?"
Sous la pression du narrateur, personnage bougon et incisif, commence alors une autre histoire… Evan et Maureen se rencontrent à une fête bretonne. Ils vont s’aimer et être séparés plusieurs fois par des circonstances accablantes et improbables.
Traumatismes du passé et incertitudes de l’avenir auront-ils le dernier mot sur leurs sentiments pourtant à tout épreuve ? En parallèle, le fils d’Evan et son amie gothique construisent une relation solide et moins mouvementée. Le salut viendra-t-il d’eux ? Chloé saura-t-elle résister à la torture que lui infligera Maureen au moyen d’une tarte aux myrtilles ? Phyllis, l’ex femme d’Evan, réussira-t-elle à maquiller le crime odieux d’un brocoli ? -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Loïc Grosman, l'auteur de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Vous aimez les comédies romantiques ? Vous en avez assez des clichés qui pullulent dans les romances et autres classiques littéraires du genre ? Alors, ce roman est fait pour vous ! Une histoire d'amour qui se veut tout à la fois originale, vraie, sympathique, légère et authentique.
Voici donc mon avis sur La Rose et le Narrateur, de Loïc Grosman :)
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Trop de clichés tue le cliché
Le cliché est un point assez ambigu dans la littérature. Il y a les lecteurs qui les apprécient et ceux qui en ont une peur bleue, il y a les auteurs qui en disséminent un peu partout dans leurs ouvrages et ceux qui, comme Loïc Grosman, s'en servent pour mieux les tourner en dérision. C'est un fait, un excès de stéréotypes n'est pas conseillé en cas de boulimie livresque ! Sinon, le lecteur va rapidement se trouver saturé par cette accumulation de scènes romantiques, voire niaises à souhait. Il faut trouver un juste milieu, l'équilibre parfait entre le trop et le pas assez, et c'est ce que La Rose et le Narrateur nous propose.
Peut-on réellement mettre le cliché au service d'une littérature juste et objective ? Loïc Grosman a pris le pari fou de nous offrir un roman délicieux, frais, acidulé et pétillant, et dans lequel les stéréotypes sont mis à mal par un narrateur à l'humour corrosif ! Je reviendrai sur ce narrateur atypique un peu plus loin, restons-en pour le moment à cette comédie romantique aussi simple que profonde. À la lecture de cette histoire, le lecteur imagine sans peine une sorte de compteur Geiger détectant non pas les rayonnements ionisants, mais la présence de clichés : plus la concentration est grande, plus le compteur s'affole ! C'est aussi simple que cela et j'ai beaucoup ri à la seule pensée d'un tel outil utilisé par le narrateur loufoque et en complet décalage avec les romans à l'eau de rose habituels.
Avec le chapitre 1, l'auteur invite le lecteur à se plonger dans une intrigue où le compteur Geiger des stéréotypes détecte une forte présence de codes vus et revus : la belle infirmière rousse, le célèbre écrivain américain gravement blessé, tous les deux qui se rencontrent dans un hôpital... STOP ! Et heureusement, car le narrateur (sans oublier l'auteur, bien sûr) remet bien vite les pendules à l'heure et nous offre une comédie romantique 100 % bretonne que j'ai adoré lire. Loïc Grosman et son impayable acolyte s'appliquent à nous raconter une histoire vraie, touchante, juste et sensible, une histoire dont le cliché se trouve exclu.
Le coup de foudre, celui qui nous fait tomber amoureux au premier regard, existe bel et bien. Comme Maureen et Evan, si nous aimons vraiment quelqu'un, si nous éprouvons de réels sentiments pour une personne, alors le temps et l'abscence n'altéreront jamais les liens puissants et invisibles qui unissent deux êtres. Comme Chloé et Arthur, l'amour peut surgir à n'importe quel moment de notre vie, souvent là où nous nous y attendons le moins ; il lie deux êtres que rien, pourtant, ne prédestinait à finir ensemble. L'amour est intemporel, il traverse les âges. L'amour est beau, l'amour est fort, il est unique et ne s'encombre pas de clichés. L'amour, c'est ce sentiment de bonheur quand les nuages s'assombrissent au-dessus de nos têtes, c'est savoir danser sous la pluie, c'est aussi garder espoir lorsque tout semble perdu d'avance et c'est vivre chaque instant comme s'il s'agissait du dernier. L'amour, c'est aimer sans concession, c'est savoir pardonner et accepter que tout ne soit pas toujours parfait.
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Un narrateur pas comme les autres
Petite précision à l'attention des lecteurs : l'auteur et le narrateur n'ont rien à voir l'un avec l'autre. Ils n'ont rien en commun, et pourtant ! Loïc Grosman, auteur de La Rose et le Narrateur, ne serait-il pas en réalité le narrateur au regard critique de son roman ? La petite voix narrative de cette histoire est celle d'un écrivain de romans policiers, mais je me pose la question de savoir si l'auteur ne s'inventerait pas également une existence palpitante de narrateur alors qu'il est lui-même romancier. Une double vie, si vous voulez, où Loïc Grosman serait le fin observateur de ses propres écrits. C'est une idée tentante et originale, et qui donnerait tout son piquant à l'histoire !
La plume aiguisée de l'auteur est très agréable à lire, autant que les personnages bien construits et attachants à suivre. Le narrateur analyse toutes les situations avec tact et perspicacité, n'intervenant jamais plus que nécessaire. Il étaye ses propos, apporte des éléments tangibles et ses répliques à l'humour sarcastique, voire même caustique parfois, confèrent à l'histoire une aura particulière. Le lecteur se retrouve pris à son propre jeu et découvre une comédie romantique belle, simple et profondément humaine. Ici, les sentiments éprouvés par Maureen et Evan, ainsi que Chloé et Arthur, ne sont pas juste le fruit d'un désir sexuel mutuel. Loïc Grosman a certes écrit une romance, mais une romance dans laquelle les véritables émotions amoureuses ont une place de premier choix.
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En résumé, La Rose et le Narrateur est une excellente lecture pour moi ! Un court roman plein de pep's et de bons sentiments, dépourvu de clichés et bien écrit... Franchement, que demander de plus ? Alors, n'attendez plus :)
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Détails sur ce livre :
La Rose et le Narrateur, autoédité enebook (existe aussi au format papier)
Auteur :Loïc Grosman
Nombre de pages : 208 pages
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Je vous dis à très bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Et si on vous proposait de correspondre avec un détenu ? Tenteriez-vous l’expérience ?
Abigaïl, une jeune femme passionnée par les mots, décide de rentrer dans ce programme expérimental mis en place par la prison locale. Si cette expérience est pour elle l’opportunité de s’adonner à son amour de la prose, pour son correspondant, David, elle représente surtout une bouffée d’oxygène dans son quotidien morose.
D’échanges timides en confidences intimes, un lien particulier va progressivement se tisser entre eux. L’une des règles du programme est pourtant claire : ils n’ont pas le droit de tomber amoureux.
Entre échange de lettres et d’e-mails, plongez au cœur d’un roman épistolaire moderne, dans lequel l’amitié, l’amour et la famille occupent une place centrale. -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Ninon Amey, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Sorti le 4 mai 2019, La liberté de nous aimer est le nouveau roman de Ninon Amey. Si vous me connaissez, vous savez combien j'affectionne cette auteure et ses ouvrages ! Ainsi, lorsque j'ai vu qu'il était proposé en service presse sur Simplement Pro, je n'ai pas hésité une seconde.
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La liberté
C'est le thème principal de ce roman. Bien sûr, d'autres sujets gravitent autour et sont complémentaires de cette thématique centrale, mais ce qui a retenu mon attention, c'est la manière qu'a l'auteure de mettre en avant un sujet aussi beau et aussi important que la liberté ! Être libre est une notion assez vague, que l'on ne peut réellement définir. Nous pouvons être libres de nos mouvements, libres de penser, de s'exprimer, d'aimer, libres de prendre nos propres décisions... Liberté. Ce terme à lui seul regroupe donc plusieurs définitions et celles que je retiendrai, c'est tout d'abord que nous avons le droit de nous exprimer librement, sans craindre le regard ou le jugement des autres. En se lançant dans cette correspondance, ni Abigaïl ni David ne savent à quoi s'attendre. La jeune Abigaïl traîne un passé amoureux difficile derrière elle, tandis que David est rongé par le remords d'avoir commis une faute et de se retrouver en prison. Lorsqu'ils commencent à échanger, ils sont tous les deux très timides et méfiants, peu désireux de parler d'eux, de leurs soucis, des petits tracas quotidiens, mais aussi de ce qui les rend heureux, de ce qui les fait sourire... Pourtant, comme va si bien nous le montrer Ninon Amey, la confiance ne s'achète pas, elle se mérite et c'est grâce à elle si, de fil en aiguille, nos deux héros vont s'ouvrir l'un à l'autre et apprendre à se connaître, à s'apprécier.
Nous aurions tort de penser que parce qu'une personne se retrouve en prison, elle a forcément commis un délit majeur. Ces préjugés donnent souvent lieu à de la méfiance et du mépris, alors qu'au contraire, si nous cherchions à comprendre le monde et, surtout, les personnes qui nous entourent, nous pourrions découvrir des gens différents de ce que nous pousse à croire l'imaginaire collectif. Attention toutefois ! S'il ne faut pas faire une généralité d'un seul cas, il faut malgré tout rester vigilant. Tout comme Abigaïl qui se lance dans ce projet sans vraiment y réfléchir, sans savoir qui sera son correspondant, nous ne sommes assuré(e)s de rien en ce qui concerne ce genre d'échanges.
Ensuite, la deuxième définition de la liberté que je retiens, c'est celle de l'amour inconditionnel. Lorsque Abigaïl démarre cette correspondance, elle souhaite apporter un peu de bonheur, un peu de réconfort et de chaleur humaine à un détenu. Pour David, ses courriers sont une véritable bouffée d'oxygène, ils lui permettent de mieux supporter les conditions de détention et lui mettent du baume au coeur. Si, au début, leur relation épistolaire est purement amicale, elle va progressivement se transformer en sentiments amoureux. Mais l'amour a-t-il sa place dans nos vies lorsqu'un de nous se voit mis au ban de la société ? Ninon Amey nous montre ici le pouvoir des mots, les bienfaits et la joie qu'ils peuvent nous procurer et, surtout, l'amour qu'ils peuvent nous apporter. Si David n'est pas libre de ses mouvements, il est au moins libre de penser à Abigaïl et libre de s'exprimer avec elle. C'est cette mise à nu des sentiments et des émotions qui, je trouve, fait toute la magie de ce roman ! David et Abigaïl sont libres de s'aimer, quand bien même leur amour serait né par lettres interposées. Le véritable amour, c'est celui qui ne recule devant rien, c'est celui qui ne connaît aucune limite, aucune frontière, c'est aussi celui qui fait fi des préjugés et du qu'en dira-t-on, et c'est tout simplement celui qui permet à deux personnes de s'aimer, et ce quoi qu'il arrive.
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Un roman épistolaire moderne
L'idée d'une romance contemporaine sur fond de correspondance m'a beaucoup plu. Dans ce roman, nous ne découvrons pas seulement les courriers que s'envoient Abigaïl et David, nous suivons aussi des échanges de mails et de lettres autres que ceux de nos deux héros. J'ai adoré cette idée et la mise en page qui va avec, puisque l'on a vraiment l'impression de lire des lettres et des e-mails ! Certaines personnes n'apprécient pas forcément les romans épistolaires (ce que je ne comprends pas très bien, d'ailleurs), mais pour ma part, c'est un genre littéraire qui, bien que j'en aie lu assez peu jusqu'à maintenant, trouve sa place sur mes étagères.
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La fin
Pas de spoil, rassurez-vous ! Cependant, je dois vous parler de la chute du roman, qui est un point en demi-teinte pour moi. La fin que nous propose Ninon Amey m'a laissé une sensation d'inachevé, l'impression que l'histoire ne pouvait pas se terminer comme cela. Après en avoir discuté avec elle, je suis d'accord qu'il n'est pas facile d'imaginer une fin qui soit en accord total avec ce qu'imaginait le lecteur. Cependant, j'ai été un peu déçue par cette chute, je m'attendais vraiment à ce que tout se finisse autrement... Malgré tout, je respecte le choix de l'auteure et je suis certaine que cette fin plaira à d'autres lecteurs.
Il est difficile pour moi de vous en parler plus en détail sans trop en dire, mais même s'il est vrai qu'il y a toujours une lueur d'espoir, l'histoire de David et Abigaïl ne sera, à mon sens, plus jamais la même. J'aurais apprécié une fin différente, même si je sais qu'au vu de l'intrigue et de son évolution, il était difficile de concevoir une chute alternative telle que je me l'étais imaginée.
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En résumé, La liberté de nous aimer est une excellente lecture ! Ce n'est malheureusement pas un coup de coeur, mais cela reste malgré tout une très belle découverte littéraire. Si vous ne connaissez pas encore Ninon Amey, je vous invite à la découvrir sans tarder : c'est une auteure de talent avec laquelle vous ne serez jamais déçue :)
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Détails sur ce livre :
La liberté de nous aimer, autoédité en ebook (existe aussi au format papier)
Auteur : Ninon Amey
Nombre de pages : 412 pages (aux formats numérique et papier)
- Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances. Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme. -
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Je dédie cette chronique à mon amie Loucat, avec laquelle j'ai eu le plaisir de découvrir ce roman fort et riche en émotions. J'espère que nous aurons l'occasion de faire d'autres lectures communes !
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Mon avis :
Qui n'a pas entendu parler de L'amie prodigieuse ? Ce roman a longtemps fait parler de lui, en bien comme en mal, les avis étant très tranchés dessus. Lorsque Loucat, du blog De pages en séries, m'a proposé de lire avec elle ce roman, je n'ai pas hésité une seconde, car j'avais très envie de découvrir ce fameux ouvrage.
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Un monde violent et machiste
Ce roman aborde plusieurs thématiques fortes. Il se veut à la fois récit initiatique, plaidoyer, blâme... Il est un peu tout en même temps, menant de front plusieurs batailles chères à de nombreux auteurs, dont fait partie Elena Ferrante. La romancière nous plonge au beau milieu d'un quartier napolitain dans les années 1950, un quartier ordinaire, insalubre par endroits, où règne une ambiance des plus sombres et des plus agressives. On retrouve ici toute la puissance et toute la force du franc parler italien, mais l'auteure va plus loin encore, montrant la violence qui découle de l'autorité masculine et de la soumission des femmes face à leurs époux, leurs frères, leurs amis...
C'est une époque où les droits des femmes n'en sont encore qu'à de simples balbutiements, refoulant ces dernières au rang de mères, d'épouses, de femmes au foyer... Seules quelques-unes se démarquent, telles que les professeurs successifs d'Elena, mais elles restent malgré tout minoritaires et les hommes usent et abusent de leurs prérogatives de sexe fort ! Elena Ferrante instaure volontairement ce climat de tensions qui règne entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les voisins et voisines de palier, les commerçants du quartier... L'auteure dénonce dans son roman un machisme flagrant, qu'elle met en scène par la brutalité des conflits et par des exemples plus subtils, mais qui ramènent inexorablement le lecteur vers cette impression d'évoluer dans un monde violent et inégal, et elle nous montre également la dimension que peuvent prendre ces rivalités : à travers le regard d'Elena, la narratrice, et celui de Lila, son amie, nous découvrons des violences exacerbées qui poussent les jeunes filles à devenir indépendantes, autonomes, à faire des études pour tenter de se tailler une place dans le monde du travail... À l'inverse, les insultes et les bagarres passent pour des querelles certes brutales, mais tout simplement puériles lorsque l'auteure s'appuie davantage sur le ressenti des garçons face aux différents évènements qui surviennent à mesure que le temps passe.
On assiste donc à un plaidoyer implicite mais réellement engagé pour faire valoir l'égalité des femmes et des hommes : les femmes peuvent conduire, étudier, travailler et être aussi débrouillardes et douées que leurs homologues masculins ! L'amie prodigieuse, c'est donc aussi un réquisitoire, un blâme de cette société trop misogyne, trop axée sur la domination qu'exercent les hommes sur tout être et toute chose. Mais ce roman, c'est aussi, et avant tout, une amitié forte et complexe qui résistera à bien des tempêtes, qui surmontera de nombreuses épreuves, qui verra se croiser et s'éloigner les destins de deux jeunes filles que tout semble opposer et qui, pourtant, verront cette amitié se consolider et devenir plus forte de jour en jour.
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Une amitié prodigieuse
Elena et Lila sont différentes en tout point, elles ne se ressemblent pas. Pourtant, elles s'attirent comme des aimants, éprouvant le besoin de se confier à l'autre, de se consoler mutuellement, de s'entraider, d'affronter les dangers ensemble, de surmonter n'importe quel obstacle... Là où Elena est douce aimante, Lila est méchante et aigrie, et pourtant, si cette amitié semble au début vouée à l'échec, tant les deux jeunes filles sont à l'opposé l'une de l'autre, elles se rapprochent et ne laisseront jamais personne briser cette si belle et si particulière amitié ! Ce lien qui les unit est complexe à décrire, mais il est, à n'en pas douter, très fort, car Elena ne peut partir en vacances sans penser à son amie, sans lui écrire une seule lettre...
Je dirais même, et je pense que Loucat sera d'accord avec moi, que cette amitié en devient presque malaisante, tant Elena a toujours tendance à se rabaisser, à valoriser Lila et à établir une comparaison entre elle et sa camarade. Les deux jeunes filles ne sont pas sur le même pied d'égalité de ce point de vue-là, et Elena donne clairement l'impression de placer Lila sur un piédestal ! De plus, l'histoire nous est contée par une Elena vieillissante qui se remémore sa vie, et ses opinions incisives, ses avis très tranchés sur telle ou telle question concernant aussi bien Lila que le reste de son entourage, sont peut-être exagérés par rapport à l'adolescente qu'elle était alors.
Malgré tout, Elena et Lila évoluent de manière égale, si l'on fait abstraction des sempiternelles plaintes de la narratrice. Si Lila est d'une intelligence hors norme, Elena compense par ses brillantes notes à l'école ; lorsque Lila tarde à rencontrer un garçon, Elena, elle, s'affiche avec le garçon le plus populaire du quartier... bref, les exemples de rivalités ne manquent pas ! Mais pour ma part, je trouve que ce sont ces défis que se lancent les deux adolescentes à elles-mêmes qui renforcent leur amitié : ils les éloignent, les rapprochent et font d'elles des amies inséparables.
L'on pourrait, je crois, résumer cette indéfectible amitié par une citation de Cicéron :
"C'est dans l'adversité que se révèlent les vrais amis."
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En résumé, j'ai beaucoup aimé lire L'amie prodigieuse ! C'est un roman fort, très touchant, bien écrit et juste de par les thèmes qu'il aborde. Le rythme peut parfois paraître un peu lent, mais les chapitres sont courts et l'écriture d'Elena Ferrante poétique et enivrante comme un bon vin italien :)
Si vous souhaitez lire la chronique de Loucat, cliquez ICI.
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Détails sur ce livre :
L'amie prodigieuse, publié aux éditions Folio
Auteur : Elena Ferrante
Nombre de pages : 430 pages
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.
- Ne plus aimer pour ne plus souffrir... Est-ce la clé ?
Marie a 75 ans. Toute sa vie, elle a aimé. Elle veut convaincre sa jeune voisine au coeur brisé qu’aimer vaut la peine.
Pour cela, elle lui donne quatre carnets. Ses carnets d’amour. Quatre tranches de sa vie amoureuse.
Une sorte de passage de flambeau, à la veille de son entrée dans une résidence pour personnes âgées autonomes.
Veuve, elle tente de se faire une raison : l’amour n’est plus de son âge. Vraiment ?
Et si Cupidon se moquait éperdument de l’âge ? -
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Mon avis :
Je tiens à remercier Valérie Bel, l'auteure de ce roman, de m'avoir accordé sa confiance pour la lecture et la critique de son livre.
Je poursuis ma découverte des romans feel good demandés en partenariat sur Simplement Pro, avec cette jolie histoire tendre et pleine de bon sens. Et de battre la (dé)mesure est un livre que j'ai beaucoup aimé, et j'espère réussir à lui rendre justice à travers cette chronique, car il a frôlé le coup de coeur !
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Un roman sur la vie
Depuis quelque temps, je suis à la recherche de lectures sympathiques, avec lesquelles je suis certaine de passer un bon moment. Le titre de ce roman m'a tout de suite interpellée : Et de battre la (dé)mesure. J'avais le sentiment que ce livre serait une belle découverte et je ne me suis pas trompée. Valérie Bel nous livre ici un récit tout en finesse, en douceur et en émotions. À travers les quatre carnets remis par Marie à sa jeune voisine Isis, nous découvrons la vie d'une femme qui a choisi d'aimer envers et contre tout. Peu importent les difficultés quotidiennes, les nombreuses peines de coeur que nous pouvons connaître, le temps qui passe et nous fuit, nous ne devons jamais abandonner et cesser de croire en l'amour.
Un amour indéfectible, incommensurable, qui traverse les âges et continue d'ensorceler les coeurs. L'amour peut revêtir diverses formes : la paix, la bienveillance, le partage, la solidarité, le désir... Autant d'aspects pour un seul et même mot ! Mais finalement, l'amour est universel et comme le dit si bien Jacques Brel dans sa chanson :
"Quand on n'a que l'amour pour unique raison, pour unique chanson et unique secours..."
Valérie Bel chante ici l'amour, celui qui nous fait nous lever chaque matin, qui nous pousse à avancer, à aimer la vie, les gens, le monde qui nous entoure... Marie, l'héroïne de ce roman, a pour crédo "aime-toi et la vie t'aimera". Un adage avec lequel je suis entièrement d'accord, car comment peut-on profiter de chaque instant qui passe, comment peut-on savourer l'existence si elle nous semble fade, si nous n'éprouvons aucun amour ? Marie nous apprend à aimer inconditionnellement, à donner sans attendre de recevoir en retour, à sourire aux petits bonheurs quotidiens, à laisser glisser le mal et les souffrances que peuvent nous infliger les autres, et à vivre pleinement sans se soucier du qu'en dira-t-on.
Aimer la vie, c'est la croquer à pleines dents, c'est faire de chaque jour une merveilleuse journée, c'est vivre comme si chaque jour était le dernier. La vie est trop précieuse, trop importante pour la passer à vivre soit dans les remords d'avoir entrepris des choses qui ne nous rendent pas heureux, soit dans les regrets de n'avoir pas su saisir les occasions qui se présentaient à nous. À travers le personnage de Marie, l'auteure nous apprend à mettre nos problèmes entre parenthèses le temps d'une lecture qui se veut en apparence légère, mais qui délivre en réalité de très beaux messages.
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Un roman féministe
Et de battre la (dé)mesure, c'est aussi un roman féministe. Valérie Bel écrit pour et par les femmes, ces femmes que la vie, cette même existence dont je parlais juste avant, n'épargne pas. Nous avons peut-être l'air plus faibles, plus fragiles que les hommes, mais nous n'en sommes pas moins fortes, pas moins intelligentes, pas moins capables de réfléchir, d'éprouver des sentiments, d'avoir des envies qui nous sont propres. Ce roman nous donne la parole, à nous les femmes, et nous permet de voir, à travers l'histoire de Marie, que la volonté, le courage et la force d'aimer sont des armes capables de rivaliser avec le machisme des hommes.
Les femmes ne sont pas des faire-valoir, de simples objets de convoitise, elles ne font pas office de décoration et ne sont pas là non plus pour seulement remplir le devoir conjugal et parental. Valérie Bel insiste sur ce point, mettant en avant le fait que nous sommes peut-être désirables aux yeux des hommes, mais que nous restons malgré tout, au plus profond de nous-mêmes, des êtres humains à part entière, doués de sentiments, d'émotions, de pensées...
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En résumé, Et de battre la (dé)mesure est une excellente lecture pour moi ! Il m'a manqué un petit quelque-chose pour que ce roman soit un véritable coup de ♥, mais je ne saurais trop vous recommander de le lire : cette lecture vous embarquera aux côtés de Marie, une septuagénaire attachante, pétillante et malicieuse :)
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Détails sur ce livre :
Et de battre la (dé)mesure, autoédité en ebook (existe aussi au format papier)
Auteur : Valérie Bel
Nombre de pages : 118 pages (au format numérique)
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Je vous dis à bientôt pour un prochain article et je vous souhaite de faire de belles lectures.